KENYA : LE CONSEIL DE SÉCURITÉ SALUE L’AVANCÉE DES NÉGOCIATIONS

février 7, 2008

 New York, Feb  6 2008

Par la voie d’une déclaration présidentielle, le Conseil s’est félicité aujourd’hui de l’annonce selon laquelle les négociations menées le 1er février, sous la houlette de Kofi Annan, entre Mwai Kibaki et Raila Odinga, ont débouché sur des progrès, notamment l’adoption d’un plan et d’un calendrier de mesures visant à mettre fin à la crise née au Kenya de la contestation des résultats des élections du 27 décembre.
« Le Conseil accueille avec satisfaction le communiqué publié par l’Union africaine, qui salue les efforts déployés par l’Union, le président du Ghana, M. Kufuor, et le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, et souligne qu’il soutient sans réserve l’action que mène le Groupe d’éminentes personnalités africaines, sous la direction de Kofi Annan, pour aider les parties à trouver une solution politique », a déclaré le président du Conseil pour le mois de février, Ricardo Alberto Arias, du Panama.
La déclaration déplore « l’explosion de violences consécutive aux élections, qui a fait de nombreuses victimes et a eu de graves conséquences humanitaires ».
Elle déplore aussi « qu’en dépit des engagements pris le 1er février, des civils continuent d’être tués, soumis à des violences sexuelles ou sexistes et forcés de quitter leur domicile ».
« Le Conseil s’inquiète vivement de la poursuite de la grave crise humanitaire que connaît le Kenya et demande que les réfugiés et les déplacés soient protégés. Il s’inquiète également de la sécurité des agents humanitaires et du personnel des Nations Unies et demande à toutes les parties de leur faciliter la tâche et d’assurer leur sécurité. Il se félicite que la Haut-Commissaire aux droits de l’homme et le Conseiller spécial du Secrétaire général pour la prévention du génocide aient décidé, après des consultations avec le gouvernement kényan, de dépêcher des missions au Kenya ».
La déclaration « invite les dirigeants kényans à faciliter le travail de ces missions et attend avec intérêt d’être informé de leurs conclusions par le Secrétaire général ».


« Droit des Affaires », Publication aux Editions Presses Universitaires Libres (Douala – Cameroun)

février 7, 2008

OHADA.com vous informe :

Publication aux Editions Presses Universitaires Libres (Douala – Cameroun) d’un nouvel ouvrage OHADA : « Droit des Affaires ».

Nous avons le plaisir de vous informer de la parution de la seconde édition de l’ouvrage intitulé : « Droit des affaires » aux Editions Presses Universitaires Libres de Douala (Cameroun).

L’auteur, Professeur Jean GATSI, Agrégé des facultés de droit, enseigne le droit des affaires à la Faculté des Sciences Juridiques et Politique de l’Université de Douala.

Dans une analyse méthodique des actes uniformes OHADA portant respectivement sur le droit commercial général et le droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique, l’auteur montre comment le législateur OHADA a mis en place un mécanisme sécurisant pour les affaires dans l’espace juridique unifié OHADA.

L’ouvrage met en exergue cette sécurisation, à travers l’étude du droit commercial général (1ère partie) et le droit des sociétés commerciales (2ème partie). A travers des développements concis, l’auteur montre comment le législateur OHADA a permis aux opérateurs économiques de sortir de l’insécurité juridique.

Cet ouvrage a été subventionné par l’Association pour l’Unification du Droit en Afrique (UNIDA) et le site www.ohada.com, présidé par Monsieur Seydou BA.

Pour tout renseignement complémentaire vous pouvez contacter le Professeur Jean Gatsi, Email gatsijean@yahoo.fr

Il est en vente au prix de 10 000 FCFA dans les librairies suivantes :

Cameroun

1) Distribution nationale

Association pour la vulgarisation du droit en Afrique (A.VU.DR.A)
Face Sic cacaos
Tel. : +237 77 75 21 02

2) Messapresse Douala et Yaoundé

Côte d’Ivoire – Abidjan

Editions Eburnie
01 BP 1984
Abidjan 01
Tel. : +225 20 21 57 58

Bénin – Cotonou
Editions Ruisseaux d’Afrique
Tel. / Fax. : +229 38 31 86

Gabon – Libreville

Editions du Silence
Email : moussiroumouyama@yahoo.fr


Livre: La guerre des dieux ou l’ombre d’une profession

février 7, 2008

Extrait

 

Préface

par Dr Mor FAYE, Sociologue, Enseignant/Chercheur en Médias et Communication,

Université Gaston Berger, Saint-Louis, Sénégal.

 

Depuis 1974, le paysage médiatique sénégalais ne cesse de s’élargir. D’un monopole étatique sur la presse écrite et audiovisuelle, le pays est passé à un pluralisme médiatique réel, avec, aujourd’hui, plus de 20 radios et plus de 15 publications privées, qui se structurent progressivement en groupes de presse, sous le leadership des groupes Sud Communication et Walf.

 

Les journalistes de la presse privée vont, en particulier, se révéler être des acteurs majeurs, dans les changements socio-politiques, au niveau local. Au point que la première alternance à la tête de l’Etat, en 2000, mettant fin à 40 ans de règne du Parti Socialiste et consacrant l’arrivée du « libéral » Abdoulaye Wade au pouvoir, leur doit beaucoup. A cette occasion, ils ont informé juste et vrai, pour un scrutin transparent.

 

Les réformes du secteur médiatique naguère promises par l’actuel régime, comme la dépénalisation du délit de presse, la levée du monopole étatique sur l’espace télévisuel, et le libre accès à l’information publique, n’ont pas été faites.

 

Aujourd’hui, la presse privée évolue dans un environnement politique et social très contraignant. Aucun journaliste n’est à l’abri des « tracasseries » de la Division des Investigations Criminelles (DIC) de la Police nationale, pour « atteinte à la sûreté de l’Etat ». Les médias publics, notamment la RTS (Radio-Télévision Sénégalaise) et le quotidien gouvernemental Le Soleil, sont, quant à eux, au service exclusif du Chef de l’Etat.

 

C’est de cette réalité, fort préoccupante pour l’avenir de la démocratie sénégalaise, en général, et pour celui de la presse indépendante, en particulier, que le journaliste Ibrahima Benjamin Diagne, Directeur de la Radio Disso FM, essaie de rendre compte, à travers « La Guerre des dieux– Ou Les Ombres d’une Profession ». Par le biais d’un récit très documenté avec des repères chronologiques clés à l’appui, très précis parce que renvoyant à une expérience individuelle et collective journalistique vécue, et très riche en images et en métaphores parce que se voulant surtout et avant tout littéraire, Ibrahima Benjamin Diagne met également le doigt sur un autre danger qui menace la liberté de presse dans son pays: le pouvoir maraboutique ou le pouvoir des chefferies religieuses qui représentent un poids très important au Sénégal. Non pas parce que les Marabouts ou hommes religieux locaux sont foncièrement contre la presse, mais parce que surtout certains de leurs disciples versent très souvent dans le fanatisme qui fait que le journaliste sénégalais, sur des questions relatives à ces chefferies religieuses, peut être sérieusement inquiété dans son intégrité physique et morale.

 

Dans un tel contexte, souligne Ibrahima Benjamin Diagne, le journaliste est face à un dilemme presque cornélien: épouser sans réserve les idéologies politiques et religieuses en présence, ou lutter au quotidien pour préserver sa liberté de conscience et de parole. Se ranger derrière un mouvement politique ou religieux peut certes offrir au journaliste une soupape de sécurité, argumente-t-il, mais il fait de lui un professionnel du prosélytisme, ce qui est aux antipodes des canaux pratiques et éthiques requis par une activité journalistique libre et responsable, surtout lorsque ses lecteurs et auditeurs se débattent au quotidien dans des problèmes économiques, sociaux et sanitaires très criants. C’est pourquoi, revendique Ibrahima Benjamin Diagne, la seule option qui vaille d’être prise est celle qui consiste à préserver son indépendance, pour se mettre au service des couches déshéritées, advienne que pourra.

 

Au journalisme assis et de connivence que les hommes politiques et certains chefs religieux exigent de gré ou de force de la presse, Ibrahima Benjamin Diagne oppose ainsi un journalisme libre et debout.

 

Quiconque s’intéresse à la presse sénégalaise trouvera, dans ce livre, les éléments nécessaires au décryptage de cet univers, de ses espoirs mais aussi de ses inquiétudes.

 

 

Extrait

 

Postface

 

par Ibrahima Félix Mboup, Maître es Lettres

J’ai parcouru votre brillant et bel essai. Que dis-je ? J’ai lu votre roman…Non j’ai plutôt examiné avec intérêt un ouvrage inédit. Dés lors, la problématique du genre, un aspect important de la narratologie moderne, est au cœur de votre écrit. Vous avez donc créé, et la création est la base d’une œuvre artistique. Mais aussi vous êtes parti de votre propre expérience pour cogiter et rendre la vérité.

 

Je suis tombé sous le charme de votre écriture et la pertinence de votre réflexion. Et puis s’il fallait trouver à votre livre un titre autre que celui tant imagé que vous avez déjà trouvé, on pourrait choisir cette expression : « journalisme, pouvoir politique et religieux : heurs et malheurs d’une rencontre ». Je parle d’heurs, car à en croire ce que vous avez dit sur vos débuts dans le journalisme, on constate que votre profession est une aventure exaltante. Le journalisme est aussi pour vous un métier où la passion domine. Mais, j’y vois des malheurs dans la mesure où vous avez fait état de vos drames et de vos mésaventures. J’ai pu comprendre, en parcourant les belles pages que vous avez fabriquées dans la ferveur et non dans la férocité, qu’une meute politico-maraboutique est aux aguets et attend la moindre réaction des journalistes pour se jeter sur eux. Cette presse qu’on veut bâillonner, intimider, humilier et neutraliser, brandit haut le flambeau de la lutte. Votre livre nous dit que le journaliste est un pauvre hère qui erre dans les sentiers scabreux des nos simulacres de démocraties. Il souffre du drame de l’incompréhension des acteurs politiques et religieux. Mais il accepte son sort d’être diabolisé et poursuit sa marche vers le vrai. Le journaliste, Aliou Ndiaye, un homme que vous avez décrit comme un esprit gladiateur de la presse le dira : « Il faut être têtu pour faire ce métier » (p.58). Pour tout dire on a l’impression que le journaliste a choisi délibérément de « vivre dangereusement » pour vivre utilement.

 

Des réflexions philosophiques, il n’en manque pas dans le livre qui étale les contrastes d’un métier. C’est pourquoi le narrateur a choisi sa rencontre avec un confrère au bord de l’onde source d’inspiration, de confort pour se livrer à un questionnement philosophique. Celui-ci a porté sur le destin du journaliste appelé à assumer sa condition malgré « les ombres d’une belle profession ». Une expression souvent employée par l’auteur pour monter que ceux qui exercent ce métier se sentent solidaires et acceptent de « sentir la honte en face d’une misère qui ne semblerait pas dépendre d’eux… »

 

En somme, ce livre est loin d’être un coup d’essai. Il est un véritable coup de maître, même si l’auteur se refuse -humilité oblige- d’être nommé « el maestro ».

 

 

Au sujet de l’auteur

Né le 21 juin 1976 dans la province du Sine, Ibrahima Benjamin Diagne, ce jeune sérère est fils d’un militaire qui a exercé dans la gendarmerie française pendant l’époque coloniale avant d’intégrer celle du Sénégal au lendemain des indépendances.


C’est dans la rigueur que son père l’a élevé. Il passe une enfance sous l’œil vigilant et rigoureux de son père qui lui a donné le goût de l’étude et de la recherche. C’est en tenue de gendarme que son père prenait ses cours de droit à l’université de Dakar. En 2000, Diagne obtient un certificat en journalisme d’Investigation avant de subir une formation sanctionnée par un diplôme de journalisme politique (niveau 3). Ibrahima Benjamin Diagne a capitalisé une expérience non négligeable grâce à plusieurs stages notamment avec Reuters en techniques journalistiques, à la Radio France Internationale (R F I) et à l’école des métiers de l’information à Paris. Lauréat du prix reportage Radio

décerné par R F I – R S F en 2003, Ibrahima Benjamin Diagne a également reçu les félicitations du haut conseil de l’audiovisuel du Sénégal.


Actuellement il suit une formation à l’Institut supérieur de commerce et de communication (ISC) de Dakar où il est inscrit en master en communication/journalisme.


Enfant, il a rêvé d’être médecin ou enquêteur mais plus tard, il aura un grand penchant pour les lettres après avoir découvert les merveilles de la poésie par le biais de son professeur de français au collège.


Très tôt, il s’est détourné des mathématiques pour n’avoir jamais eu de passion pour elles.

 

Après un brillant parcours au collège où il décroche son brevet de fin d’études moyennes, Ibrahima Benjamin Diagne se rend au lycée Ahmadou Bamba de Diourbel et obtient son baccalauréat en Littérature. Les portes de l’universités de Dakar lui son donc ouvertes, le choix de sa discipline universitaire a fait l’objet d’une grande controverse au sein de sa famille.


En effet, son frère avocat voulait que le jeune Ibrahima jetât son baluchon à la faculté de droit de Dakar. Ce qui n’a pas enchanté le nouveau bachelier qui sera malgré lui embastillé à la faculté préférée par son frère.


Son goût pour la littérature et l’art l’a amené à déserter sa faculté d’accueil au profit du département de lettres où il ne manquait jamais d’assister aux cours.

 

C’est à l’université même que sa passion pour le journalisme s’est manifestée.


Il fit ses premiers pas dans le journalisme à travers le périodique Lux fondé par les étudiants. Il intègre successivement le quotidien Le populaire, les radios 7 FM et Walf FM de Dakar, de 1999 à 2005.


Directeur de la radio DISSO FM depuis 2005 dans sa propre ville, Ibrahima Benjamin Diagne semble naviguer à contre-courant de la boutade : « nul n’est prophète chez soi ».


Chez Ibrahima Benjamin Diagne, on ne peut pas dissocier le journalisme de la littérature.


En attestent son livre ou les genres essai, fiction, autobiographie s’entremêlent et la centaine de poèmes qu’il a gardés dans ses tiroirs.


L’écriture de Benjamin Diagne mêle le vivant, le vivace à l’image. Son œuvre, à n’en pas douter, marquera, d’une emprunte indélébile, les générations présentes et futures.


 

 

 

Communiquer avec l’auteur

 

Monsieur Ibrahima Benjamin Diagne se fera un plaisir

de répondre à vos courriels.

 

Adresse électronique

 

ibrahimabenjamin@yahoo.fr

 


MONDE: Les personnes séropositives sous ARV ne sont pas contagieuses – experts

février 4, 2008

JOHANNESBOURG, 4 février

– Selon des experts suisses du VIH, les personnes séropositives qui suivent à la lettre leur traitement antirétroviral (ARV) et ne sont pas atteints d’infections sexuellement transmissibles (IST) ne peuvent pas transmettre la maladie à leurs partenaires sexuels.

Quatre éminents experts suisses du VIH ont fait cette déclaration controversée cette semaine, dans le Bulletin des médecins suisses, au nom de la Commission fédérale suisse sur le VIH/SIDA, après s’être penchés sur plusieurs études des taux de transmission chez les couples sérodiscordants (qui comptent une personne séropositive et une personne séronégative).

Les chercheurs ont reconnu qu’ils ne pouvaient pas écarter à 100 pour cent la possibilité d’une transmission du virus lorsque le partenaire séropositif est sous traitement ARV, mais ils ont qualifié le risque de « négligeable », à condition que la charge virale (soit la quantité de virus IH dans le sang) soit indétectable depuis au moins six mois et qu’aucun des deux partenaires ne soit atteint d’une IST.

En omettant de prendre ses médicaments ARV même pendant quelques jours seulement, ou en contractant une IST, une personne séropositive risque de voir sa charge virale augmenter rapidement, la rendant alors sexuellement contagieuse, ont en revanche souligné les experts.

Pour étayer leur propos, ceux-ci ont cité une étude menée en Espagne auprès de 393 couples hétérosexuels sérodiscordants recrutés sur une période de 12 ans, et dans le cadre de laquelle aucun cas de transmission du VIH n’a été observé dans les couples où le partenaire séropositif suivait un traitement ARV ; contre un taux d’infection de 8,6 pour cent chez les couples où le partenaire séropositif n’était pas sous traitement.

Comparant leur propos aux déclarations faites dans les années 1980 et selon lesquelles le VIH ne pouvait être transmis par simple baiser, les auteurs ont noté que si de telles affirmations n’avaient pas été prouvées, « après 20 ans d’expérience, leur véracité semblait [néanmoins] extrêmement plausible ».
Dans les pays où la loi peut être invoquée pour criminaliser la transmission du VIH, notamment en Suisse, les experts recommandent que les tribunaux tiennent compte du fait que la personne séropositive est ou non sous traitement ARV et qu’elle est ou non atteinte d’une IST.

Leur déclaration a également des répercussions importantes en matière de prévention du VIH et pour les personnes séropositives dont le partenaire est séronégatif.

Luckyboy Mkhondwane, activiste séropositif de la Treatment Action Campaign (TAC), groupe de lobbying sud-africain pour la lutte contre le sida, a néanmoins confié à IRIN/PlusNews qu’il ne se risquerait pas à avoir des rapports sexuels non-protégés avec sa partenaire séronégative, bien qu’il soit sous traitement ARV et présente une charge virale extrêmement faible.

« Je ne pense pas que je pourrais supporter la culpabilité que je ressentirais si je transmettais le virus à quelqu’un », a-t-il dit.

Pour Johanna Ncala, qui travaille elle aussi à la TAC, la conséquence la plus importante de cette annonce pourrait concerner le droit des personnes séropositives d’être parents. « Aujourd’hui, les gens vivent leur vie et veulent avoir des enfants », a indiqué Mme Ncala, qui a eu un bébé séronégatif il y a deux ans, bien que le père de l’enfant et elle-même soient tous deux séropositifs.

« Mais cela fait peur aux gens, c’est pourquoi nous devons trouver un moyen de les sensibiliser sur cette question, de la même façon que nous tentons de trouver un moyen de les sensibiliser sur la question de la circoncision », a-t-elle expliqué.

De nombreux experts de la santé se sont dits inquiets à l’idée que les conclusions récentes concernant les avantages de la circoncision en matière de prévention du VIH puissent amener certains hommes circoncis à surestimer le degré de protection dont ils bénéficient et à faire fi des précautions sexuelles, une tendance connue sous le nom de « l’effet de désinhibition ».

Un effet de désinhibition semblable lié au traitement ARV a déjà été observé chez les hommes séropositifs qui ont des rapports sexuels avec d’autres hommes dans les pays développés. Si les taux de mortalité observés au sein de ce groupe ont diminué depuis l’apparition des ARV, au milieu des années 1990, les cas d’IST ont augmenté, ce qui laisse penser que ces hommes adoptent des comportements sexuels plus risqués.

« C’est une déclaration courageuse, et leurs arguments sont convaincants », a commenté le docteur François Venter, président de la Société sud-africaine des cliniciens VIH, dont les 12 500 membres exercent dans le domaine du VIH/SIDA.

« Ce qui [nous] inquiète, c’est que cela risque de compromettre la lutte acharnée que nous menons pour véhiculer des messages de prévention. Nous allons devoir conseiller nos patients avec beaucoup de précautions ».

Dans sa déclaration, la Commission fédérale suisse sur le VIH/SIDA a recommandé qu’aucun changement ne soit apporté aux stratégies nationales de prévention actuelles, sauf en ce qui concerne les personnes séropositives entretenant une relation stable.

« Les personnes qui n’entretiennent pas de relation stable doivent se protéger », pouvait-on lire dans la déclaration, « n’étant pas en mesure de vérifier si leur partenaire est séropositif ou non, ou s’il suit une thérapie antirétrovirale efficace ».


Réseau des INITIATIVES GABONAISES de France

février 4, 2008

Association régie par la loi du 1er juillet 1901

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Le Réseau des Initiatives Gabonaises de France adresse ses sincères  et chaleureuses félicitations à Son Excellence Jean PING, Vice Premier Ministre, Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de la Francophonie et de l’Intégration Régionale de la République Gabonaise pour son élection à la présidence de la Commission de l’Union africaine le 1er février 2008.

 

Cette élection marque un tournant de l’histoire de l’organisation panafricaine. Elle voit s’achever la période de décollage de l’institution, au terme de laquelle celle-ci a acquis de l’audience et de la visibilité, pour ouvrir celle d’une gouvernance plus ambitieuse, au cours de laquelle l’Union africaine devra porter plus haut et partout le flambeau d’une Afrique unie, démocratique et apaisée, déterminée à poursuivre son développement et à occuper sa place dans le monde.

 

Le nouveau Président de la Commission de l’Union africaine, dont la candidature a été portée par l’ensemble des Etats-membres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale et par la très grande majorité des Etats-membres de l’Union, bénéficie de la confiance et de la crédibilité nécessaires pour conduire l’organisation panafricaine vers son nouveau destin.

 

Il doit pouvoir compter sur la mobilisation de l’ensemble des Etats-membres de l’Union, des forces vives des Nations africaines et de la Diaspora pour « relever les défis multiformes auxquels sont confrontés notre continent et nos peuples, à la lumière des changements sociaux, économiques et politiques qui se produisent dans le monde ».

 

Notre Association voudrait assurer Son Excellence Jean PING de son soutien et de son entière disponibilité à œuvrer dans ce sens, pour construire l’Afrique et élever ses peuples au rang des Nations modernes et développées.

 

 

Paris,                                                                          Le Président

Le 1er février 2008                                                                               Serge ABESSOLO

 

 

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Siège social : 145, avenue Pierre Brossolette – 94170 Le Perreux Sur Marne. E-mail : init_gabon@yahoo.fr
Le Président : 06.75.48.61.38 – Le Secrétaire général : 06.27.45.56.88


Me AKERE MUNA, Vice président mondial de Transparency international: « L’option des mandats illimités est dépassée »

février 2, 2008
 
Click to jump to 'Repères'YAOUNDE – 30 JAN. 2008
© Richard Touna, Repères
Ancien Bâtonnier de l’ordre des Avocats du Cameroun, Me Akere Muna est aujourd’hui le président de l’Union panafricaine des avocats…
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Il fait partie des dix personnalités du continent qui ont assuré l’audit de la Commission de l’Union Africaine. Dans cet entretien avec Radio Reine et Repères, le juriste apporte son éclairage sur les questions essentielles du débat sociopolitique au Cameroun.

Repères: S’il vous était donné de contribuer au débat sur la modification de la constitution, doit-on modifier l’article 6 alinéa 2 dans le sens de la non limitation des mandats présidentiels.

Me AKERE MUNA : Retenez d’abord que ce n’est pas un problème juridique : le volet juridique est réglé par la Constitution elle-même qui permet sa modification. C’est un problème politique purement et simplement, et qui dit politique dit opportunité. Si le parti au pouvoir estime que son meilleur candidat c’est celui qui est en place, il faudrait qu’il ait de la chance pour se présenter. Si l’opposition pense qu’en changeant de candidat il a une meilleure chance de se faire élire, il est évident que cela peut se faire. Il faudrait restituer ce débat dans le contexte africain de l’heure. Ce problème d’amendement de la constitution est quelque chose sur laquelle beaucoup de leaders africains ont donné leur avis, d’autres l’ont modifié. Dans le contexte camerounais, à mon avis de juriste, on ne devrait pas la modifier. La Constitution prévoit la révision : est ce qu’on peut le faire ? Oui. Du point de vue politique, comment procéder ? Pour l’heure, il serait impossible de la faire réviser par l’Assemblée nationale à cause du fait que le président parle de la population. Donc, cela doit se faire par voie référendaire et pas par l’Assemblée nationale à cause de sa configuration actuelle.

Concernant l’article 6.2, le président dit que vouloir limiter les mandats est contre l’idée même du choix démocratique.

Une fois de plus, pour moi, le salut viendra par voie référendaire. L’option d’avoir des mandats illimités est dépassée.

D’autres comme le président Ndam Njoya de l’UDC pensent que 7 ans c’est long.

Nous avons l’habitude de poser les problèmes politiques comme s’il s’agissait des règles déjà arrêtées. La pratique de la démocratie nous manque. Certes c’est long, mais on était à 5 ans et on est passé à 7 ans, on est dans une situation politique transitoire très éphémère et les gens prennent des décisions, chaque fois parce qu’ils pensent que ça règle un problème d’opportunité, et puis quand les choses passent, les yeux s’ouvrent : ce sont des réactions à l’emporte-pièce. Ce qui me préoccupe, ce sont les dispositions, en ce qui concerne la transition.

Les 40 jours de transition sont contestés.

On a 7 ans pour préparer les élections mais 40 jours pour préparer une transition, c’est impossible.

Il y a la mise en œuvre des institutions énoncées en 1996, elles ne voient toujours pas le jour.

Le problème de ce pays c’est de penser que les promoteurs d’un système peuvent eux mêmes promouvoir son changement. Vous ne pouvez pas attendre des gens qui ont mis en place un système sur lequel ils vivent d’en procéder au changement.

La loi d’application de l’article 66 prévoit la mise en place d’une commission devant laquelle on doit déclarer les biens.

Justement, avec le coût de vie de la nouvelle législature et la mise en place d’un nouveau gouvernement, je pense qu’on rate là une occasion en or pour la mise en œuvre de l’article 66. On constate qu’il y a une absence de volonté politique et ceux qui doivent nous faire avancer sont les mêmes qui seraient les plus touchés par ces mesures.

Vous insinuez que du fait du refus de faire appliquer les lois qui peuvent aider à une meilleure transparence sur la chose publique, il y a un besoin d’alternance.

Non, je ne dis pas cela. Pour me faire comprendre, je veux prendre un exemple : si vous prenez un ministère avec un portefeuille précis et vous faites passer un texte de réforme, qui réduit les prérogatives de ce ministère avec toutes sortes de conséquences, pensez-vous que ce dernier va être rapide dans la gestion ? Je constate cela même dans la lutte contre la corruption. Les structures qui sont en place, parfois à l’origine de ces maux, sont les mêmes qui sont réunies pour combattre ou réguler les choses.

Qu’est-ce qui fait problème pour rendre plus efficace, la lutte contre la corruption ?

Nous concevons des systèmes de lutte contre la corruption, qui dépendent des forces qui sont elles-mêmes des bastions de la corruption. Pour les déconstruire, il faut créer des organismes et systèmes purement indépendants. Prenez l’exemple du Nigéria avec le travail fait par Ribadou qui est maintenant menacé par le nouveau régime, c’est extraordinaire. Il a fait rentrer 400 millions de dollars, ça veut dire que Ribadou avait rendu compte seulement au parlement et au président de la République et il pouvait interpeller gouverneurs, ministres, n’importe qui dans la lutte contre la corruption.

Parlons de la liste, des présumés milliardaires publiée dans la presse. Une lettre de mission signée de M. Amadou Ali donne mandat à un certain Francis Dooh Collins pour enquêter sur les avoirs de quelques personnalités dans des banques occidentales. Avez-vous pris connaissance de ce document ?

J’ai vu dans la presse comme vous, je ne sais pas si c’est authentique ou non.

Et le constat du juriste.

J’ai constaté que le mandat est rédigé et signé et que ces listes sont différentes. Je ne sais pas si cette liste a été fournie par ledit mandat ou si elle a été confectionnée par la suite par le mandataire. Les listes n’ont ni signature, ni cachet. Personne ne s’est prononcé sur l’authenticité ; on aurait espéré que le cachet et les visas et les entêtes apparaissent aussi sur les listes. C’est très possible que si la lettre est authentique, ce n’est pas le cas pour les listes.

Lorsque les noms des personnalités se retrouvent sur les listes de présumés milliardaires, est ce que cela peut induire des conséquences judiciaires ?

Une liste comme celle-là, si mon nom est dessus, je peux très facilement engager des poursuites contre M. Dooh Collins…

Il y a aussi M. Amadou Ali qui est le signataire…

Si ces documents sont authentiques, je n’ai vu ni le cachet, ni la signature sur les listes, alors c’est très possible que ce monsieur Dooh Collins ait eu une lettre de mission banale et a donc rédigé une liste de certaines personnes à des fins que lui-même maîtrise, qu’il joint à cette lettre de mission. Une telle liste avec des conséquences graves, je doute que ce document serait d’origine administrative au Cameroun. Les listes ne portent ni cachet, ni griffe, ni signature.

Vous avez travaillé au Nigeria dans une affaire de corruption, l’affaire Abacha. C’est peut être une expérience à partager avec les Camerounais qui demandent que ceux qui auraient des biens à l’étranger les rapatrient.

Quand j’ai travaillé dans ce dossier, c’était dans le contexte criminel pénal parce que Mohamed Abacha, qui était mon client, était accusé d’avoir été complice dans l’assassinat de l’épouse de M. Abiola. J’étais en ce moment là avocat avec d’autres confrères anglais pour M. Abacha. C’est en voyant ce dossier que j’ai appris qu’il y avait ce procès à Londres portant sur les milliards d’Abacha qu’il fallait rapatrier. Après 3 mois de constitution, je me suis déconstitué. Dans le cadre du Nigeria, il y a plus d’actions mises sur le recouvrement des fonds que sur les sanctions contre les personnes qui avaient détourné et c’est ça la différence avec la lutte contre la corruption qu’on exerce ici.

Le président a dit qu’il y a des sanctions emblématiques. Cela est-il efficace ?

Je ne pense pas, le système anglo-saxon a ce qu’on appelle le Commission of inquiry, il y en avait dans le temps au Cameroun et au Kenya, quand Mwaï Kibaki est devenu président. Son avantage était que, non seulement on examinait ce qui s’est passé, mais on examinait aussi les structures qui ont permis que cela se déroule ainsi. Au Cameroun, je ne sais pas si les systèmes qui ont permis à ces détourneurs qui sont aujourd’hui en prison de commettre leurs forfaits ont été améliorés.

On constate quand même qu’entre les montants énoncés lors de l’accusation et les montants pour lesquels on condamne les gens, il y a une énorme différence.
Les montants qui ont été listés résultent des fois d’une mauvaise gestion. Je décide d’acheter quelque chose dont je n’ai pas besoin à 100 millions, ça pose le problème de la qualité de la dépense publique, sans que ce soit un problème de corruption ou de détournement. Le comble est que vous et moi perdons quelque chose. C’est pourquoi à Transparency nous travaillons sur les refontes des systèmes.

Vous conseillez aussi les gouvernements, vous avez une position privilégiée pour pouvoir aider les autorités camerounaises ?

Je fais ce que je peux à mon niveau comme individu. J’étais au comité ad-hoc où j’ai fait des propositions. D’ailleurs, pour l’observatoire qui a été créé, j’étais l’un de ceux qui avaient proposé cela. Au finish, ces fonctions n’avaient rien à voir avec ce que nous avions proposé à l’époque, car ils se sont transformés en enquêteurs improvisés et tous les gens qu’ils auraient interpellé, aucun n’a vraiment été incarcéré. Il y’a du travail à faire dans le sens d’améliorer le système afin de sécuriser la fortune publique.

Vous étiez membre du comité d’audit de la commission de l’union africaine, vous avez été choisi par qui ?

Par le président ghanéen John Kufuor qui était président en exercice de l’Union africaine.

Comment vous-a-t-Il identifié ?

Si on veut constituer une équipe de personnalités qui peuvent œuvrer, on cherche dans la société civile et dans toutes sortes de groupes. Je suis vice président de T.I, j’ai travaillé beaucoup dans la préparation de la convention africaine de lutte contre la corruption, et dans la mise en place du conseil économique et social de l’UA. Quelque part mon nom revient et c’est très possible qu’entre le président Konaré et le président Kufuor, j’ai pu attirer certains regards. Ce que je sais, c’est que j’ai une lettre par laquelle M. Konaré me notifie que j’ai été désigné par le président Kufuor.

En quoi consistait votre travail ?

Dans notre commission, qui avait 10 personnes de différents horizons, nous nous étions divisés en équipes, les uns travaillaient sur la commission, les autres sur le parlement, le conseil économique et social, et sur les différents départements de la commission. Le but était de revoir les structures, le fonctionnement, comment les perfectionner pour aboutir au rêve de tout le monde, les Etats-Unis d’Afrique. D’énormes problèmes de dysfonctionnements Dans notre entendement, il faudrait que le président soit élu et qu’il soit le chef. Il doit être élu par les chefs d’Etat, il pourrait lui-même distribuer les postes aux commissaires.

Selon le modèle européen, les commissaires qui constituent la commission européenne sont bien proposés par leurs Etats.

Oui, mais ils ont des postes et tous sont nommés par le président de la commission.

Et ils présentent leur programme devant le parlement européen.

Exactement, rien n’empêche le président de la commission de demander le départ d’un commissaire et ce sont les mêmes pouvoirs que l’on veut transposer en ce qui concerne la commission de l’union africaine. Le président Konaré disait qu’il faut que le président de la commission ait plus de latitude. Une mauvaise lecture d’ailleurs faisait du vice-président de la commission le gestionnaire du budget alors que l’ordonnateur c’est le président de la commission.

Estimez-vous que le 2 février prochain, on assistera à la naissance d’une nouvelle union africaine ?

Tout au moins à la naissance d’une nouvelle optique qui pourra transformer l’UA en une vraie institution, qui pourra nous emmener vers les Etats-Unis d’ Afrique. Les jalons ont été posés, le mal exposé, l’abcès percé, je crois que si notre rapport est pris dans le sens dans lequel il a été fait, beaucoup de choses pourront arriver. Mais hélas, nous demandons encore à des personnes qui auraient peut être intérêt que ce soit ainsi, l’opportunité de débattre sur le changement. Il y a certains pays qui ont une vraie réticence d’avancer vers les Etats-Unis d’Afrique et il y a d’autres qui sont trop en avance.

Le dernier rapport parle de divergences considérables entre les Etats.

La position de l’Afrique du Sud n’est ignorée par personne, même celle du guide libyen Khadafi. Le Mali a déjà intégré dans sa Constitution la possibilité d’accéder à une union africaine.

Pour le Cameroun, le président Biya estime qu’il faut d’abord renforcer les organisations sous-régionales.

C’est l’option prise par le traité de Lagos et le problème est qu’on avait limité le nombre d’organisations régionales. Et puis quand on est membre de plusieurs à la fois, ça fait une gestion impossible.

Le Cameroun se la joue modeste, il a éliminé les candidatures de la plupart des autres compatriotes pour ne soutenir que celle d’Elisabeth Tankeu à la commission du Commerce.

C’est une bonne stratégie et c’est pour augmenter les chances de Mme Tankeu.

Vous allez à Addis-Abeba, la délégation camerounaise pourra vous consulter là-bas.

Je suis camerounais et je réponds à qui m’appelle, surtout quand il s’agit des autorités.


Tchad :Une médiation qui arrive trop tard

février 2, 2008
Tchad

Les rebelles ont pris N’Djamena

Les rebelles tchadiens se sont emparés samedi de la capitale N’Djamena après plus de trois heures d’affrontements avec les troupes gouvernementales, et le président Idriss Deby Itno est toujours à la présidence, a indiqué une source militaire. (02/02/2008)

Congo Brazza

Une médiation qui arrive trop tard

L’Union africaine a mandaté le président du Congo, Denis Sassou Nguesso, et le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi pour « trouver une solution négociée à la crise actuelle » au Tchad, selon le communiqué final du sommet de l’UA à Addis Abeba. « L’assemblée demande au président Denis Sassou Nguesso de la république du Congo et au guide libyen Mouammar Kadhafi de conduire les efforts visant a trouver une solution négociée a la crise actuelle, en coordination avec le président en exercice de l’Union et la président de la Commission », indique le communiqué. (02/02/2008)