CONSEIL DE SÉCURITÉ : LE SOUDAN DOIT COOPÉRER AVEC LA CPI

décembre 10, 2007

New York, Dec  7 2007  3:00PM
Les membres du Conseil de sécurité ont « pris note » du rapport du Procureur de la Cour pénale internationaleCPI) et rappelé le Soudan à son obligation de coopérer avec la Cour pénale internationale CPI), a dit aujourd’hui le président du Conseil devant la presse.
« Le Conseil de sécurité rappelle le gouvernement du Soudan à ses obligations de coopération telles qu’elles figurent dans sa résolution 1593 (2005) », a déclaré aujourd’hui le président du Conseil pour le mois de décembre, Marcello Spatafora, de l’Italie, à l’issue de consultations à huis clos.

La résolution 1593 déférait « au Procureur de la Cour pénale internationale la situation au Darfour depuis le 1er juillet 2002 ».
Elle décidait aussi « que le gouvernement soudanais et toutes les autres parties au conflit du Darfour doivent coopérer pleinement avec la Cour et le Procureur et leur apporter toute l’assistance nécessaire conformément à la présente résolution et, tout en reconnaissant que le Statut de Rome n’impose aucune obligation aux États qui n’y sont pas parties, demande instamment à tous les États et à toutes les organisations régionales et internationales concernées de coopérer pleinement ».
Luis Moreno-Ocampo, Procureur de la Cour pénale internationale (CPI), avait dénoncé mercredi le manque de coopération du Soudan et demandé au Conseil de sécurité d’adresser un « message ferme et unanime aux autorités soudanaises » pour leur demander de respecter la résolution 1593 et d’exécuter les mandats d’arrêt lancés par la Cour.
Le président du Conseil a rapporté qu’une nouvelle déclaration n’était pas jugée nécessaire eu égard aux fermes messages adressés au Soudan par les membres du Conseil lors de l’exposé de Luis Moreno-Ocampo.
Lors du débat qui avait suivi, plus de la moitié des membres – Panama, France, Royaume-Uni, Belgique, Slovaquie, Afrique du Sud, Pérou et Italie- ont souhaité un message de soutien clair du Conseil à la Cour pénale internationale, sous la forme d’une déclaration présidentielle, rappelant le Soudan à ses obligations.

Le représentant de la Slovaquie a qualifié d’« inadmissible » l’attitude soudanaise, son homologue belge évoquant une « provocation » et un « mépris pour les victimes ». Le représentant du Panama a estimé que les autorités à Khartoum, en refusant de coopérer avec la CPI, agissaient en violation de la Charte des Nations Unies.
Le Pérou a salué le « professionnalisme » et l’« impartialité » du Procureur de la Cour, tandis que le Qatar l’appelait au contraire à se montrer plus « discret », en respectant la compétence de la justice nationale soudanaise. Le Congo et la Fédération de Russie ont souhaité que la Cour ne se limite pas aux crimes commis par les responsables gouvernementaux, mais enquête également sur les exactions commises par les rebelles. Le représentant de la Fédération de Russie a appelé la CPI à la prudence. Son homologue du Ghana a mis en garde contre les effets déstabilisateurs de la lutte contre l’impunité. Le représentant de la Chine a, quant à lui, prôné l’adoption d’une approche globale, respectant un équilibre entre les aspects politique, sécuritaire, humanitaire et judiciaire de la crise du Darfour.

Publicités

ANGOLA: Révéler sa séropositivité ou non, des avis partagés

décembre 10, 2007

LUANDA, 7 décembre 2007

– Marie Antoinette* a commencé à se méfier des voyages fréquents de son mari en Afrique du Sud. Une fois, il a passé 15 jours sans donner des nouvelles. Elle a donc décidé d’enquêter pour savoir s’il était en train de la trahir. C’est ainsi qu’elle a découvert qu’il ne partait pas pour rejoindre une autre femme, mais pour chercher son traitement antirétroviral, car il était séropositif.

L’épouse de Miguel André est décédée en 2001. La cause officielle du décès était la fièvre typhoïde. Avant de mourir, elle a raconté à une amie qu’elle avait le sida, mais elle n’a pas eu le courage de le raconter à son mari. La nouvelle s’est répandue, et en peu de temps toute la ville de Benguela en parlait. M. André a été le dernier à apprendre que sa femme était séropositive.

Des histoires comme celles-là sont communes en Angola. Par peur de la réaction du partenaire, de l’abandon, de la discrimination, de la honte. Plusieurs raisons conduisent certaines personnes à cacher à leur conjoint ou partenaire qu’elles vivent avec le VIH.

De nombreuses personnes découvrent le statut sérologique de leur partenaire seulement après la mort de ce dernier. Très souvent, elles découvrent en même temps qu’elles aussi sont séropositives. Il est difficile, la plupart du temps, de savoir qui a transmis le virus, et si ce virus venait de relations antérieures.

La séroprévalence moyenne en Angola est de 2,5 pour cent pour une population de 16 millions d’habitants.

Des cas comme ceux-là ont entraîné une polémique autour de l’éthique du professionnel de la santé dans ses relations avec les personnes séropositives. Le débat est animé.

Certains défendent, au nom du droit à la vie, que le médecin procède à une recherche active du conjoint de la personne qui vit avec le VIH, comme cela se faisait dans le temps pour la syphilis, avec ce qu’on appelait la notification obligatoire.

D’autres pensent que le secret professionnel et la confidentialité du rapport médecin-patient doivent être préservés à tout prix.

Révéler ou pas

Pour le secrétaire exécutif du Réseau angolais des organisations contre le sida (Anaso), António Coelho, il ne doit pas y avoir de notification obligatoire du conjoint, mais un travail de sensibilisation pour que la personne séropositive parvienne à le raconter elle-même à son partenaire.

Il a rappelé, cependant, que la communication au partenaire sexuel figurait dans la loi de 2004 sur le VIH/SIDA : « . les personnes infectées doivent informer de leur statut sérologique celles avec qui elles entretiennent, ou ont l’intention d’entretenir, des relations sexuelles ».

Catarina Saldanha, secrétaire exécutive de la Mwenho, association de femmes séropositives, a défendu la communication obligatoire au conjoint par le médecin.

Pour cette femme séropositive, il ne s’agit pas de confidentialité, mais d’une façon de protéger les partenaires des personnes qui vivent avec le VIH, puisque « plus on retarde cette communication, plus il y a de risque de contamination ».

Cela est particulièrement vrai lorsqu’on considère que les relations sexuelles ne se restreignent pas au conjoint, mais s’étendent aux partenaires antérieurs et aux relations extraconjugales, selon elle.

L’activiste a raconté que certains médecins en Angola adoptaient déjà cette mesure, communiquant au patient qu’ils ne poursuivraient la prise en charge qu’avec la présence, à la prochaine consultation, du conjoint.

Le Réseau de personnes vivant avec le VIH et le sida a défendu plutôt une position intermédiaire.

« Tout d’abord, le médecin doit épuiser toutes les possibilités de changer le comportement du patient. Au cas où ce changement ne se produirait pas, le médecin devra alors exposer clairement sa position quant à l’infection par mensonge ou intentionnelle, qui est un crime puni par la loi », a dit Noé Mateus, secrétaire exécutif du Réseau.

« Cependant, la confidentialité peut et doit être rompue au moment où le médecin s’aperçoit que le comportement du patient expose le conjoint de ce dernier et d’autres personnes au risque d’infection », a ajouté M. Mateus.

La mystérieuse cassette

Selon Roberto Campos, un responsable du Programme commun des Nations unies sur le VIH/SIDA (Onusida), la confidentialité doit être maintenue à tout prix, sans exception.

« La personne doit être libre de choisir à qui elle souhaite révéler son statut sérologique », a-t-il estimé. « Quelles que soient les circonstances, elle seule a ce droit, personne d’autre ».

M. Campos a souligné qu’en raison de la stigmatisation, le médecin pouvait, en révélant la séropositivité d’un patient, le mettre dans une situation de condamnation publique.

« Il incombe au professionnel de la santé d’être capable de fournir à son patient toutes les informations nécessaires afin qu’il puisse prendre une décision », a-t-il dit.

Le directeur de l’hôpital Esperança (hôpital de référence pour les séropositifs à Luanda), António Feijó, a également estimé que le médecin devait encourager le patient à raconter.

« Notifier son statut sérologique à son conjoint ne peut pas être fait de façon arbitraire », a dit M. Feijó. « Le technicien de la santé doit observer l’état émotionnel du patient tout en motivant la personne qui vit avec le VIH à le raconter à son partenaire et à convaincre ce dernier de faire le test de dépistage. Il est immoral de traiter l’un, et de laisser l’autre en danger de mort ».

Suzana* s’est mariée à 17 ans avec son premier fiancé. Après 25 ans de mariage, son mari est décédé dans ses bras. Cependant, Suzana n’a su qu’il était décédé du sida que lorsque, au cours des funérailles, elle a écouté une cassette où il lui avouait sa maladie.

Son mari avait donné la cassette à un neveu, qui, croyant qu’il s’agissait d’instructions sur l’héritage, a cru bon de la faire écouter pendant la cérémonie.

S’il existait des critères plus clairs sur la confidentialité autour du VIH, le dernier message laissé par le mari de Suzana aurait pu être un message d’amour, ou même un dernier testament, mais pas la douloureuse confession de sa séropositivité.

*noms d’emprunt


AFRIQUE: Des artistes prêtent leur voix contre le sida

décembre 10, 2007

DAKAR, 7 décembre 2007

 – Conscients qu’ils peuvent avoir une forte influence sur les populations, des artistes africains ont accepté de mettre leur talent au service de la lutte contre le sida en participant à un disque de sensibilisation sur l’épidémie.

Lancé officiellement le 6 décembre, le CD « Nous sommes les tamtams – pour une génération sans sida » qui réunit 37 artistes des quatre coins du continent, a pour objectif de participer à la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), définis par les Nations Unies en 2000 et qui, dans le cas du VIH/SIDA, prévoient d’inverser la propagation de l’épidémie à l’horizon 2015.

« Pour l’homme de la rue, les OMD sont comme une soupe à l’alphabet, cela n’a pas de sens », a dit Djibril Diallo, du Bureau du sport pour le développement et la paix (UNOSDP), un organisme des Nations Unies, coproducteur du projet avec plusieurs autres agences ou programmes onusiens et le label musical africain Africa fête, lors d’une conférence de presse organisée à Dakar, la capitale sénégalaise.

Or la réalisation des OMD nécessite le concours de tous, y compris des populations elles-mêmes, d’où l’idée de faire appel à des artistes pour sensibiliser ces populations grâce à la musique, dont l’importance en Afrique en fait « un vecteur puissant d’information et de mobilisation touchant toutes les populations », ont noté les partenaires de l’opération initiée en 2003.

« Nous nous sommes rendus compte que les artistes avaient un pouvoir énorme de plaidoyer et de persuasion auprès des populations », a noté Bouri Sanhouidi, représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement et coordonnateur résident du système des Nations Unies au Sénégal.

Un rôle que les artistes participant à ce projet ont bien l’intention de tenir. « Les gens n’ont plus confiance dans la politique mais dans l’homme de la rue, nous [les artistes] sommes des hommes de la rue » a affirmé le rappeur sénégalais Awadi, lors de la conférence de presse. « Nous croyons que notre parole va aller un peu plus loin, jusque dans les villages ».

Le CD, qui compte 11 titres -dont une chanson collective, titre éponyme de l’album- enregistrés par des artistes tels que le camerounais Manu Dibango, le congolais Koffi Olomidé, la capverdienne Cesaria Evora, le malien Salif Keïta, la béninoise Angélique Kidjo, le sénégalais Ismaël Lo, le malgache Jaojoby ou encore la zimbabwéenne Chiwoniso, sera distribué gratuitement aux media et communicateurs habituels en Afrique, pour que ces derniers lui donne la plus large diffusion possible.

La chanson collective « Nous sommes les tamtams », chantée en 12 langues africaines, était déjà sorti sur les ondes des radios et télévisions du continent en 2004, mais n’avait pas été mise à la disposition du public, ont expliqué les partenaires. Une version rap de cette chanson, destinée à toucher le jeune public, figure également sur l’album.


CONSEIL DE SÉCURITÉ : LE SOUDAN DOIT COOPÉRER AVEC LA CPI

décembre 10, 2007

New York, Dec  7 2007  3:00PM
Les membres du Conseil de sécurité ont « pris note » du rapport du Procureur de la Cour pénale internationale (< » http://www.icc-cpi.int/newspoint/pressreleases.html&l=fr« >CPI) et rappelé le Soudan à son obligation de coopérer avec la Cour pénale internationale (< » http://www.icc-cpi.int/newspoint/pressreleases.html&l=fr« >CPI), a dit aujourd’hui le président du Conseil devant la presse.
« Le Conseil de sécurité rappelle le gouvernement du Soudan à ses obligations de coopération telles qu’elles figurent dans sa < » http://www.un.org/french/ga/search/view_doc.asp?symbol=s/res/1593(2005) « >résolution 1593 (2005) », a <« http://webcast.un.org/ramgen/ondemand/stakeout/2007/so071207am1.rm« >déclaré aujourd’hui le président du Conseil pour le mois de décembre, Marcello Spatafora, de l’Italie, à l’issue de consultations à huis clos.
La résolution 1593 déférait « au Procureur de la Cour pénale internationale (< » http://www.icc-cpi.int/newspoint/pressreleases.html&l=fr« >CPI) la situation au Darfour depuis le 1er juillet 2002 ».
Elle décidait aussi « que le gouvernement soudanais et toutes les autres parties au conflit du Darfour doivent coopérer pleinement avec la Cour et le Procureur et leur apporter toute l’assistance nécessaire conformément à la présente résolution et, tout en reconnaissant que le Statut de Rome n’impose aucune obligation aux États qui n’y sont pas parties, demande instamment à tous les États et à toutes les organisations régionales et internationales concernées de coopérer pleinement ».
Luis Moreno-Ocampo, Procureur de la Cour pénale internationale (CPI), avait <« http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=15363&Cr=CPI&Cr1=Soudan« >dénoncé mercredi le manque de coopération du Soudan et demandé au Conseil de sécurité d’adresser un « message ferme et unanime aux autorités soudanaises » pour leur demander de respecter la résolution 1593 et d’exécuter les mandats d’arrêt lancés par la Cour.
Le président du Conseil a rapporté qu’une nouvelle déclaration n’était pas jugée nécessaire eu égard aux fermes messages adressés au Soudan par les membres du Conseil lors de l’exposé de Luis Moreno-Ocampo.
Lors du <« http://www.un.org/News/fr-press/docs/2007/CS9186.doc.htm« >débat qui avait suivi, plus de la moitié des membres – Panama, France, Royaume-Uni, Belgique, Slovaquie, Afrique du Sud, Pérou et Italie- ont souhaité un message de soutien clair du Conseil à la Cour pénale internationale, sous la forme d’une déclaration présidentielle, rappelant le Soudan à ses obligations.
Le représentant de la Slovaquie a qualifié d’« inadmissible » l’attitude soudanaise, son homologue belge évoquant une « provocation » et un « mépris pour les victimes ». Le représentant du Panama a estimé que les autorités à Khartoum, en refusant de coopérer avec la CPI, agissaient en violation de la Charte des Nations Unies.
Le Pérou a salué le « professionnalisme » et l’« impartialité » du Procureur de la Cour, tandis que le Qatar l’appelait au contraire à se montrer plus « discret », en respectant la compétence de la justice nationale soudanaise. Le Congo et la Fédération de Russie ont souhaité que la Cour ne se limite pas aux crimes commis par les responsables gouvernementaux, mais enquête également sur les exactions commises par les rebelles. Le représentant de la Fédération de Russie a appelé la CPI à la prudence. Son homologue du Ghana a mis en garde contre les effets déstabilisateurs de la lutte contre l’impunité. Le représentant de la Chine a, quant à lui, prôné l’adoption d’une approche globale, respectant un équilibre entre les aspects politique, sécuritaire, humanitaire et judiciaire de la crise du Darfour.


BAN KI-MOON : LES ÉTATS DOIVENT PROMOUVOIR LA TOLÉRANCE

novembre 17, 2007

New York, Nov 16 2007 12:00PM
A l’occasion de la Journée internationale de la tolérance commémorée aujourd’hui, Ban Ki-moon a rappelé aux États leurs engagements et leurs obligations de faire appliquer les normes internationales qui protègent la tolérance.
« Nous sommes tous très conscients de la nécessité de la tolérance, mais notre volonté d’agir doit être encore plus ferme », a déclaré le Secrétaire général dans un <« http://www.un.org/News/fr-press/docs/2007/SGSM11277.doc.htm« >message publié à l’occasion de cette Journée mondiale.
Il a rappelé les menaces qui pèsent sur la planète, aux prises avec la guerre, le terrorisme, les crimes contre l’humanité, le nettoyage ethnique, la discrimination contre les minorités et les migrants et une « multitude d’autres violences faites à l’être humain ».
Mais si nous savons comment combattre ces menaces, si nous disposons des outils nécessaires ? diversité culturelle, éducation, nous savons aussi qu’il revient aux États de mettre en place les politiques adéquates, a souligné le Secrétaire général, en insistant sur leur rôle de « véritables agents du changement ».


LA VICE-SECRÉTAIRE GÉNÉRALE DE L’ONU PROPOSE DE CONSOLIDER LES SERVICES DE PROMOTION DE L’ÉGALITÉ ENTRE LES SEXES

novembre 17, 2007

New York, Nov 16 2007  5:00PM
Prenant la parole devant les participants au Sommet international des femmes dirigeantes sur la sécurité internationale, la Vice-secrétaire générale de l’ONU, Asha-Rose Migiro, a avancé l’idée de créer une seule entité onusienne de promotion de l’égalité hommes-femmes en remplacement des différentes structures existantes.
« Une telle structure pourrait réunir toutes les ressources du système de l’ONU qui travaillent pour l’autonomisation des femmes et l’égalité des sexes », a-t-elle déclaré aujourd’hui. « Elle devrait mobiliser les forces du changement au niveau mondial, et favoriser de meilleurs résultats au niveau national ».
La Vice-secrétaire générale a également souligné l’importance des travaux de l’ONU en matière de promotion de la femme, en particulier le lien qui est maintenant évident entre femmes et sécurité mondiale.
« Il y a cinq ans, le Conseil de sécurité a adopté la < » http://www.un.org/Docs/journal/asp/ws.asp?m=S/RES/1325 (2000) »>résolution 1325 (2000) sur les femmes, la paix et la sécurité, a-t-elle rappelé.
Mais en dépit des progrès réalisés, beaucoup reste à faire, a insisté Asha-Rose Migiro, avant d’insister pour qu’hommes et femmes oeuvrent ensemble à changer les mentalités et les attitudes.
Réuni à New York jusqu’à demain, le Sommet rassemble pour la première fois des femmes dirigeantes du monde entier, dont des chefs d’État et de gouvernement, autour du thème de la sécurité globale.


RDC : L’ONU AIDE À RELÂCHER 232 ENFANTS ENRÔLÉS DANS DES GROUPES ARMÉS

novembre 17, 2007

New York, Nov 16 2007  5:00PM
Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (<« http://www.unicef.org/french/« >UNICEF) et l’organisation non-gouvernementale Save the Children, ont pu obtenir que 232 enfants enrôlés dans les forces Mayi Mayi en République démocratique du Congo soient relâchés, avec l’appui de la Mission de l’Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (< » http://www.monuc.org/home.aspx?lang=fr« >MONUC).
« La moyenne d’âge des enfants séparés de leurs parents et récemment recrutés depuis l’escalade du conflit au Nord-Kivu est de 14 ans », indique un <« http://www.unicef.org/media/media_41816.html« >communiqué de l’UNICEF publié aujourd’hui à Goma. « La majorité des 232 enfants se trouvent temporairement dans des centres de soins en attendant la réunification avec leur famille », ajoute le communiqué.
La libération des enfants fait suite à une campagne intensive dans le pays pour empêcher le recrutement des enfants dans les groupes armés.
L’UNICEF reste cependant inquiet du sort de centaines d’enfants qui sont toujours enrôlés.
Par ailleurs, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (< » http://www.unhcr.fr/cgi-bin/texis/vtx/news« >UNHCR) a annoncé hier dans un <« http://www.unhcr.fr/cgi-bin/texis/vtx/news/opendoc.htm?tbl=NEWS&id=473c75b62« >communiqué que les milliers de Congolais qui avaient fui les camps de déplacés internes en début de semaine y revenaient, rassurés par l’accalmie des violences (<« http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=15213&Cr=RDC&Cr1=réfugiés« >dépêche du 13.11.2007).
À leur retour, toutefois, dans les camps de Mutunga, les déplacés ont découvert des scènes de pillages généralisés, a rapporté l’agence. En particulier, les bâches en plastique fournies par le HCR et utilisées pour se protéger du soleil et de la pluie avaient été arrachées des abris pour être revendues au marché de Goma.
Selon les travailleurs humanitaires, le pillage a été en grande partie organisé et systématique. Les déplacés qui ont regagné leur foyer se retrouvent entre-temps sans protection sous les pluies torrentielles qui tombent sur la région, souligne le HCR, et ils manquent aussi de nourriture.
Les agences des Nations Unies et les organisations non-gouvernementales à Goma travaillent à présent sur un nouveau programme d’aide aux déplacés, certains jusqu’à cinq fois, avant de fuir vers la région de Mugunga en début d’année.