AFRIQUE DE L’OUEST: Alerte aux épidémies de méningite – OMS

janvier 20, 2008

DAKAR/OUAGADOUGOU, 18 janvier

– L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé que des épidémies de méningite, une bactérie mortelle, s’étaient déclarées dans trois pays d’Afrique de l’Ouest, marquant le début de ce qui pourrait être, selon les experts, l’épidémie de méningite la plus grave qu’ait connu l’Afrique depuis 10 ans.

« Au Burkina Faso, un district est en état d’alerte, une épidémie a été signalée dans une des régions du Nigeria et deux cas ont été observés au Niger, ainsi que plusieurs en République démocratique du Congo », a expliqué à IRIN le professeur Kader Kondé, qui dirige le Centre de surveillance pluripathologique (MDSC) de l’OMS à Ouagadougou.

En octobre dernier, l’OMS avait averti que 80 millions de personnes sur les quelque 350 millions d’habitants des 21 pays d’Afrique qui s’étendent de l’Ethiopie, à l’est, à la Mauritanie, à l’ouest, auraient sans doute besoin d’être vaccinées contre cette bactérie, cette année.

La bactérie de la méningite, qui prend généralement des proportions épidémiques dans cette région souvent qualifiée de « région méningitique » de l’Afrique entre les mois de décembre et mai, pourrait être particulièrement virulente cette année, à un moment où la région arrive au pic d’un cycle de 10 à 12 années de crises méningitiques, selon les prévisionnistes de la santé.

Des risques élevés

Entre 1995 et 1997, lorsque a eu lieu la dernière épidémie grave dans la région, au moins 25 000 personnes ont trouvé la mort et 250 000 ont été infectées.
Entre décembre 2006 et mai 2007, 53 000 cas de méningite ont été signalés et quelque 4 000 personnes y ont succombé dans l’ensemble de la région, selon les estimations.

Les pays du Sahel, région semi-aride, sont frappés chaque année par des épidémies pendant les saisons sèches, entre décembre et juin, lorsque les nuits froides et les vents forts et poussiéreux qui soufflent sur la région rendent les populations plus sujettes aux infections respiratoires.

La bactérie de la méningite se transmet par les éternuements ou la toux.

Selon M. Kondé, la situation pourrait être plus grave cette année, en raison de la grande quantité de poussière présente dans la région et du faible taux d’immunité observé au sein des populations.

De nouvelles recherches, menées par l’OMS et les centres nationaux de recherche, semblent également indiquer l’existence d’une nouvelle souche de cette bactérie, a-t-il ajouté.

« Si l’on tient compte de tous ces facteurs, on se retrouve dans une situation où les risques [d’épidémies] sont élevés », a prévenu M. Kondé.

Degré de préparation

Il est notoirement difficile de se tenir prêt à faire face aux épidémies de méningite car les vaccins ne peuvent être administrés tant qu’on ignore quelles formes de la bactérie se propagent, parmi les nombreuses formes qui existent.

En 2006-2007, l’intervention humanitaire a également été entravée par le peu de vaccins bon marché généralement utilisés dans la région, à un moment où les fabricants européens s’attachaient à produire de nouveaux vaccins, qui font effet plus longtemps mais sont plus coûteux. Seules sept millions de doses avaient pu être obtenues.

En 2008, entre 25 millions et 30 millions de doses pourraient être obtenues, selon l’OMS. « La situation est vraiment plus favorable que l’année dernière », s’est réjoui M. Kondé.

Les responsables des interventions sanitaires d’urgence doivent se rencontrer à Dakar la semaine prochaine pour coordonner les opérations en prévision de l’épidémie.

Hans Ebbing, coordinateur sanitaire régional de la Fédération internationale de la Croix-Rouge a déclaré à IRIN que la Fédération avait déjà commencé à former 25 000 volontaires dans l’ensemble de la région, à apprendre aux populations à reconnaître la méningite et à les sensibiliser sur les dangers de cette maladie.

« Nous savons que cela ne permettra pas vraiment de prévenir une épidémie grave.

Mais nous espérons que ces activités préventives pourront en partie empêcher la propagation de la maladie et nous savons que la formation et la préparation permettent également d’intervenir plus rapidement », a-t-il ajouté.

La méningite est une infection des fines enveloppes qui entourent le cerveau et la moelle épinière. Même lorsque la méningite est diagnostiquée à temps et qu’une thérapie appropriée peut être suivie, entre cinq et 10 pour cent des patients y succombent, généralement dans les 24 à 48 heures qui suivent l’apparition des premiers symptômes. Plusieurs milliers d’autres en gardent des séquelles : lésions cérébrales, perte d’ouïe ou troubles de l’apprentissage.


PlusNews Bulletin hebdomadaire 156 du 12 au 16 novembre 2007

novembre 17, 2007

MONDE: Des restrictions sur le VIH au pays de la Liberté

La vie, la liberté et la recherche du bonheur sont des droits garantis par la Constitution aux Etats-Unis, mais lorsque les immigrants se lancent à la conquête du pays de la Statue de la liberté, leur séropositivité peut diminuer leurs chances de vivre le rêve américain.

En 1987, le VIH a été déclaré « maladie dangereuse » et est devenu un motif d’interdiction du territoire américain à l’égard des personnes immigrant aux Etats-Unis, ou visitant le pays. Néanmoins, en 1990, le Congrès a adouci ses propos et, le VIH n’étant plus dès lors considéré comme « dangereux », mais « transmissible ».

Le texte intégral: http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=75350

AFRIQUE: Des mesures simples pourraient freiner la tuberculose

De meilleures mesures sanitaires pourraient inverser la tendance à la hausse de la tuberculose et d’autres maladies respiratoires, même avec les médicaments et technologies existants, a conclu la 38ème conférence sur la santé respiratoire, en Afrique du Sud.

Lors de la clôture de cette conférence de quatre jours, en début de semaine, Nils Billo, le directeur exécutif de l’Union internationale contre la tuberculose et les maladies respiratoires (l’Union) a estimé qu’améliorer le contrôle de l’infection, même en usant de méthodes simples et peu coûteuses, pourrait réduire de manière significative la propagation de la tuberculose (TB) et le nombre de ses victimes, particulièrement parmi les personnes vivant avec le VIH/SIDA.

Le texte intégral: http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=75334

AFRIQUE DE L’OUEST: Diabète et VIH, un couple rarement heureux en ménage

Les difficultés rencontrées par les personnes vivant à la fois avec le VIH et le diabète en Afrique ont jusqu’à maintenant attiré peu d’attention, alors que l’interaction entre les deux pathologies est de mieux en mieux connue et que le nombre de cas de diabète sur le continent le plus touché au monde par le VIH est en hausse.

Selon la Fédération internationale du diabète (IDF), l’Afrique compterait aujourd’hui près de 10 millions de personnes souffrant du diabète.

Le texte intégral: http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=75320

MONDE: « Il ne me reste plus rien »

Teodros*, réfugié éthiopien, vit à Washington DC, aux Etats-Unis. Lorsqu’il a dû fuir l’Ethiopie pour des raisons politiques, l’emploi qui lui était offert dans les Emirats arabes unis (EAU) lui est apparu comme la meilleure porte de sortie. Mais parce qu’il a été déclaré séropositif, Teodros n’a pas pu remplir les critères imposés par la loi des EAU sur l’immigration, qui exige un diagnostic de séronégativité pour autoriser l’octroi d’un permis de travail.

Des années plus tard, à des milliers de kilomètres, Teodros a confié à IRIN/PlusNews qu’il luttait encore pour assumer son statut VIH.

Le texte intégral: http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=75284

NIGERIA: L’Etat de Benue lent à réagir à la crise du sida

L’Etat de Benue, dans le centre-est du Nigeria, détient le record peu convoité du taux de prévalence du VIH le plus élevé du pays. D’après une étude menée en 2005, 10 pour cent de ses 2,8 millions d’habitants vivent avec le virus.

Dans cet Etat, qui constituait autrefois le grenier agricole du Nigeria, de nombreuses communautés rurales ont cessé de cultiver, les jeunes générations ayant migré vers les villes.

Le texte intégral: http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=75283

MONDE: Coup de projecteur sur la menace grandissante de la tuberculose

La 38ème conférence de l’Union internationale contre la tuberculose (TB) et les maladies respiratoires a débuté au Cap, en Afrique du Sud, le 9 novembre, réunissant plus de 3 000 scientifiques impliqués dans le combat actuel contre ces maladies.

La conférence de quatre jours – qui se tient normalement à Paris – réunit des bailleurs de fonds internationaux, des scientifiques, différents gouvernements, des acteurs de la société civile ainsi que des organisations du secteur privé.

Le texte intégral: http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=75267

HAÏTI: « Nous devons faire un effort

Dans un pays où la lutte contre le sida est financée en grande majorité par les bailleurs de fonds internationaux, que se passera-t-il si ces financements venaient à s’interrompre, s’inquiètent les personnes vivant avec le VIH et des acteurs de la lutte contre l’épidémie, qui tentent de réfléchir à des solutions pour pérenniser la lutte.

En retrait de la large rue bruyante et sale d’un bidonville de Port-au-Prince, des dizaines de patients attendent patiemment leur tour dans la cour du plus grand centre de traitement du VIH/SIDA de la capitale haïtienne, détournant les yeux à la vue de deux brancardiers qui sortent un corps recouvert d’un drap blanc.

Le texte intégral: http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=75265