En Afrique, les entreprises chinoises veulent faire des affaires

octobre 30, 2007

Par Par Peter HARMSEN AFP – Dimanche 28 octobre, 09h43

554249374-en-afrique-les-entreprises-chinoises-veulent-faire-des-affaires.jpgPEKIN (AFP) – L’époque n’est plus où l’idéologie guidait en Chine les décisions économiques: si les compagnies chinoises vont en Afrique c’est vraiment pour y faire des affaires, soulignent des experts.

Aujourd’hui, « les compagnies chinoises raisonnent comme des entités économiques et font très attention aux retombées » de leurs investissements, estime ainsi Barry Sautman, un spécialiste des relations sino-africaines de la Hong Kong University of Science and Technology.

« Elle ne sont pas poussées par des ordres politiques, mais au contraire par les opportunités économiques », ajoute-t-il.

Pour l’analyste, la banque chinoise ICBC, la première du pays, vient d’en faire la démonstration en décidant d’investir dans la sud-africaine Standard Bank: « ce sont bien les considérations économiques », affirme-t-il, qui ont motivé son investissement exceptionnel dans la Standard Bank, le plus important à ce jour d’une société chinoise à l’étranger.

Industrial and Commercial Bank of China a annoncé vendredi qu’elle allait acquérir 20% de l’établissement sud-africain, pour 5,46 milliards de dollars.

Deux raisons principales semblent avoir déterminé ce choix: le désir de la banque chinoise d’accroître son expansion à l’international et celui de suivre ses clients, de plus en plus nombreux, implantés en Afrique.

« Petites ou grosses, les sociétés clientes d’ICBC ont beaucoup d’investissements en Afrique. C’est donc bien d’y prendre pied », dit Yukkei Lee, un analyste de Core Pacific Yamaichi à Hong Kong.

Mais David Marshall, un analyste de Fitch Ratings également basé dans l’ancienne colonie britannique, relativise : « en Chine, il est quasiment impossible de séparer pour de bon les intérêts commerciaux des décisions économiques.

« Les liens entre les grandes entreprises publiques et le gouvernement sont trop étroits. En fait elles sont dirigées par des membres importants du parti », souligne-t-il.

Des personnalités chinoises reconnaissent qu’objectifs politiques et économiques sont fort mêlés: « l’Histoire a montré que l’Afrique a besoin de nous comme nous avons besoin d’elle », dit Jiang Zhongjin, professeur du Centre d’Etudes sur l’Afrique de l’Université de Nankin.

« Le principe qui nous guide est de prendre garde à ne pas heurter les intérêts de chacun et laisser les deux parties faire de l’argent », affirme-t-il.

En Afrique, la Chine voit aussi l’occasion d’investir un peu de sa jeune prospérité, reflétée dans l’énormité de ses réserves de change, de plus de 1.400 milliards de dollars désormais.

Une telle somme « est une charge pour un pays qui cherche des solutions » d’investissements, déclare Jean-Marie Cishahayo, un consultant de Shanghai.

De son côté, l’Afrique qui connaît une certaine expansion grâce à ses matières premières, bénéficie de l’appétit chinois, arguent des universitaires du géant asiatique.

« Les pays occidentaux avaient tendance à apporter des financements aux agences gouvernementales africaines, avec tous les risques de détournement et corruption que cela comportait. L’investissement chinois lui est direct et sûrement porteur de meilleurs résultats », estime Zhang Yongpeng, de l’Académie des Sciences Sociales de Chine.

« Les Africains se plaignent parfois de la concurrence des commerçants chinois mais les mêmes appellent à toujours plus de capitaux chinois pour l’Afrique », dit Barry Sautman.


KIGALI (AFP) – Une conférence internationale sur le développement d’internet en Afrique

octobre 30, 2007

2849560-le-developpement-d-internet-en-afrique-sujet-d-une-conference.jpgAFP – Lundi 29 octobre, 09h21

KIGALI (AFP) – Une conférence internationale sur le développement d’internet en Afrique, continent qui souffre d’un retard important dans ce secteur, a ouvert ses travaux lundi à Kigali.

« L’objectif de ce sommet sera de discuter de l’application des stratégies qui vont permettre au continent africain de mettre » les technologies de l’information (TIC) au service du développement, a expliqué à l’AFP le secrétaire général de l’Union internationale des télécommunications (UIT), Hamadoun Toure, partenaire dans l’organisation de cette rencontre.

Outre le président rwandais Paul Kagame, six chefs d’états africains Amadou Toure (Mali), Bingu Wa Mutharika (Malawi), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Aboudoulaye Wade (Sénégal), Ismael Omar Guelleh (Djibouti) et Pierre Nkurunziza (Burundi) participent à la conférence « Connecter l’Afrique » qui s’achève mardi.

Au moins 300 millions de dollars (214 millions d’euros) seront investis dans des projets visant la promotion des TIC dans l’ensemble du continent africain d’ici l’an 2012, a expliqué M. Toure, en soulignant qu’une telle initiative a besoin de l’implication active du secteur privé.


UNESCO :Plus de 80 ministres de l’Education vont discuter d’éducation et de développement

octobre 22, 2007

Plus de 80 ministres de l’Education vont discuter d’éducation et de développement économique à l’UNESCO

Plus de 80 ministres de l’Education vont discuter d’éducation et de développement économique à l’UNESCO

  • © UNESCO/Antonio Fiorente

Les ministres de l’Education de plus de 80 pays vont se réunir à Paris les 19 et 20 octobre pour examiner la manière dont l’éducation influence le développement économique et réduit la pauvreté. La Table Ronde aura lieu pendant la 34e session de la Conférence Générale de l’UNESCO (16 octobre au 3 novembre) et s’inscrira dans le cadre des Objectifs de développement du Millénaire des Nations Unies (ODM), dont le premier vise à éradiquer l’extrême pauvreté et la faim.

 

Le Directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, et le Secrétaire général de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), Angel Gurria, prononceront les discours de la session d’ouverture (10h-11h, le 19 octobre 2007, Salle X). Margaret Spellings, Secrétaire d’Etat à l’Education des Etats-Unis, et Xavier Darcos, ministre de l’Education de la France, feront partie des ministres participant à la Table Ronde avec des représentants des agences des Nations Unies, de la société civile et du secteur privé. La réunion permettra aux décideurs d’échanger expériences et visions en vue de permettre le développement de politiques fondées sur les faits, la recherche et les bonnes pratiques.

La Table Ronde s’articulera autour de quatre thèmes principaux : le droit à l’éducation et le droit au développement ; les contributions directes et indirectes de l’éducation à la croissance économique ; l’éducation et le développement durable ; les partenariats en faveur de l’éducation et du développement économique. L’accent sera placé sur la dimension éthique en étudiant comment l’éducation peut contribuer non seulement à la croissance économique mais aussi à un développement économique équitable en atteignant les « intouchés ». Investir dans la qualité – afin d’être sûr que les étudiants apprennent vraiment – sera au centre de tous les débats et considéré comme une clé du succès.

Parmi les questions traitées : comment parvenir à une meilleure cohérence entre l’éducation et la demande économique dans un marché mondialisé ; quelles priorités établir pour l’investissement selon les différents niveaux et types d’éducation ; comment prendre en compte les défis du développement durable aux niveaux sociétal, communautaire et individuel. L’implication du secteur privé dans le renforcement des liens entre l’éducation et le marché du travail sera également débattue.

En organisant cette Table Ronde ministérielle pendant la 34e session de sa Conférence Générale, l’UNESCO fournit un forum pour soulever la question de l’éducation au niveau mondial et souligner ses effets. C’est pourquoi la Table Ronde 2007 s’appuie sur celles de 2003 (Qualité de l’Education) et 2005 (Education pour tous) qui ont donné un élan nouveau à la promotion de l’éducation dans le monde. De façon semblable, la Table Ronde 2007 identifiera des politiques publiques et des bonnes pratiques ayant réussi notamment à l’égard des pauvres, des marginaux et des désavantagés ; elle renforcera le consensus mondial et fournira une plate-forme pour une plus grande coopération dans le domaine de l’éducation ainsi qu’un soutien à l’éducation de qualité.


La coopération avec la société civile au coeur du Forum de l’UNESCO

octobre 22, 2007

La coopération avec la société civile au coeur du Forum de l’UNESCO

La coopération avec la société civile au coeur du Forum de l’UNESCO

  • © Flickr

La coopération avec la société civile sera le thème du Forum international de la société civile – Les partenaires de l’UNESCO » qui se tiendra le 25 octobre à l’occasion de la 34ème Conférence générale de l’UNESCO (16 octobre – 3 novembre).

 

Hubert Védrine, ancien ministre français des Affaires étrangères, Nitin Desai, Président de l’Internet Governance Forum et ancien Sous-Secrétaire général des Nations Unies pour les affaires économiques et sociales, ainsi que Lindsay Owen-Jones, Président du Conseil d’administration de l’Oréal, interviendront lors de la réunion.

Ce Forum, qui débute à 9h30 en salle II, s’effectuera en deux temps : le matin, la session « Citoyens et gouvernance mondiale – Unis dans l’action » abordera le thème de la place et du rôle des citoyens dans la gouvernance mondiale et l’avenir des partenariats entre l’UNESCO et la société civile; l’après-midi sera consacré à la session « Partenariats multiples pour atteindre les objectifs de l’UNESCO – Exemples concrets » qui traitera de manière plus concrète des modalités et des moyens nécessaires à la mise en place de partenariats multiples. Une déclaration sera adoptée à l’issue du Forum.

La société civile s’intéressant de plus en plus aux champs de compétence de l’UNESCO, et cherchant à établir des liens avec cette organisation, le Forum délibèrera de la façon de renforcer cette coopération aux niveaux national, régional et international, de répandre les meilleures pratiques, et de développer une culture de partenariat. Il rassemblera des représentants d’Etats membres de l’UNESCO, de gouvernements locaux, de parlementaires, des clubs UNESCO et d’organisations non-gouvernementales, ainsi que des représentants du secteur privé.

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Les journalistes souhaitant couvrir le Forum international doivent s’accréditer auprès du Bureau de l’information publique de l’UNESCO.