La FIJ appelle le gouvernement kenyan à enquêter sur les menaces de mort contre des journalistes

Media release
1 February 2008

IFJ Calls on Kenyan Government To Investigate Death Threats against Journalists

The International Federation of Journalists (IFJ) today called on the Kenyan government to launch an immediate investigation into a wave of death threats against journalists after at least 8 senior journalists were targeted by a group accusing them of creating rifts in the country

“The Kenyan government must act swiftly to end these threats and ensure that journalists are not targeted during this volatile time,” said Gabriel Baglo, Director of the IFJ Africa office. “These accusations are totally unfair and false and just put more pressure on our colleagues who are already working in very difficult conditions.”

On Wednesday the journalists all received the same e-mail, which said it was from the violent Mungiki sect, accusing them of using their media outlets to create rifts in the country.

The threats came after photojournalists Hezron Njoroge of the Daily Nation and Robert Gicheru of the Standard were shot while covering riots in a Nairobi slum on 29 January, according to a Daily Nation report. The report adds that rioters assaulted a foreign journalist and stole her mobile phone and also stole three cameras from a local television station.

According to the Eastern Africa Journalists Association (EAJA), the threatened journalists include Nation Media Group Managing Editor Joseph Odindo, Talk Show Host and Anchor of the program News Bulletin Julie Gichuru, Managing Editor in Charge of Special Projects Macharia Gaitho and political journalist Robert Nagila.

Also threatened were four other journalists from Standard Group: Editorial Director Kwendo Opanga, Weekend Edition News Editor Denis Onyango, Managing Editor Kipkoech Tanui and News TV director Linus Kaikai.

Paul Ilado, a journalist with radio Kiss FM and the Nairobi Star newspaper was also targeted by the group.

The IFJ is calling on the government to ensure that journalists are not targeted with impunity during the crisis and are allowed to report independently on events as they unfold.

For further information contact the IFJ: +221 33 842 01 43
The IFJ represents over 600,000 journalists in 120 countries

FR

Communiqué de presse
1 Février 2008

La FIJ appelle le gouvernement kenyan à enquêter sur les menaces de mort contre des journalistes

La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a appelé aujourd’hui le gouvernement kenyan à lancer immédiatement une enquête sur une vague de menaces de mort contre des journalistes après qu’au moins 8 journalistes de renom ont été pris pour cible par un groupe les accusant de créer des divisions dans le pays.

« Le gouvernement kenyan doit agir rapidement pour mettre fin à ces menaces et à faire en sorte que les journalistes ne sont pas pris pour cibles durant cette période volatile, » a dit Gabriel Baglo, Directeur du bureau Afrique de la FIJ. « Ces accusations sont totalement injustes et fausses et tendent juste à mettre plus de pression sur nos collègues qui travaillent déjà dans des conditions très difficiles. »

Mercredi, les journalistes ont tous reçu le même courrier électronique, qui disait provenir de la violente secte Mungiki, les accusant d’utiliser leurs médias pour créer des divisions dans le pays.

Les menaces sont venues après que les photojournalistes Hezron Njoroge du Daily Nation et Robert Gicheru du Standard ont essuyé des coups de feu alors qu’ils couvraient des émeutes dans un bidonville de Nairobi, le 29 janvier, selon un article du Daily Nation. L’article ajoute que des émeutiers ont agressé un journaliste étranger et ont volé son téléphone portable et ont également volé trois caméras d’une station de télévision locale.

Selon l’Association des Journalistes d’Afrique de l’Est (EAJA), parmi les journalistes figurent des agents du Nation Media Group dont le directeur des rédactions Joseph Odindo, la présentatrice d’une émission-débat et de bulletins d’information Julie Gichuru, le directeur de rédaction en charge des projets spéciaux Macharia Gaitho et le journaliste politique Robert Nagila.

Ont également été menacés quatre autres journalistes du Standard Group: le directeur de rédaction Kwendo Opanga, le rédacteur en chef des éditions du weekend Denis Onyango, le directeur des rédactions Kipkoech Tanui et le directeur de l’information de la télévision du groupe Linus Kaikai.

Paul Ilado, un journaliste de radio Kiss FM et au journal Nairobi Star a également été pris pour cible par le groupe.

La FIJ appelle le gouvernement à veiller à ce que les journalistes ne sont pas pris pour cibles dans l’impunité durant cette crise et soient autorisés à assurer une couverture indépendante des événements au fil de leur évolution.

Pour plus d’informations, merci de contacter le + 221 33 842 01 43
La FIJ représente plus de 600 000 journalistes dans 120 pays dans le monde

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