Interview du Commandant Mai-Mai PALUKU JACKSON

décembre 7, 2007

 Vidéo

Cliquer dans ce liens

Cliquer ici Mai-Mai PALUKU JACKSON

Posted in Interviews. Tags:, , , . No Comments »

Reportage à Damas

Il a 28 ans. Il vient de rentrer de Beyrouth via Damas. Il aura passé un mois au Liban. Il est revenu sain et sauf pour le plus grand bonheur des siens. Lui, c’est Chafik Benchaba, reporter au quotidien Sawt al Ahrar.

“J’ai embarqué avec la première équipe médicale algérienne dépêchée à Damas. Celle-ci devait s’arrêter aux frontières syro-libanaises pour s’occuper des réfugiés. Moi, j’ai franchi la frontière pour 500 $ alors qu’habituellement, c’est 20 $ la place en taxi”, raconte Chafik. On est au 11e jour de la guerre. Il s’installe à l’hôtel. C’est la mi-journée. Il n’a pas le temps de se débarbouiller que les raids israéliens reprennent. Premières frayeurs. Premiers réflexes professionnels. “En voyant de près les bombardements, je découvrais la guerre dans toute son horreur. C’est ainsi que mon premier reportage portait sur les victimes, sur les premiers blessés que je rencontrais”, relate notre confrère.


Chafik Benchaba tient d’emblée à souligner l’impressionnante organisation du Hezbollah et son sens très pointu du marketing. “Ils ont un service de presse très organisé. Le Hezbollah est très au fait des enjeux de la guerre psychologique et la guerre de l’information”, dit-il. Il raconte comment le Hezbollah organisait des “visites guidées” à l’attention de la presse étrangère au cœur des quartiers bombardés. Le service de presse du Parti de Dieu veille au grain et filtre minutieusement les journalistes. “Rien ne se fait sans eux. On ne peut accéder à la Dhahia (banlieue sud de Beyrouth) sans leur coopération”.


Il faut reconnaître qu’ils nous ont facilité la tâche, à nous les journalistes algériens. 
Quand je déclinais mon identité, ils lançaient : “Ah ! Al Djazaïr, balad al milioune chahid” et s’occupaient convenablement de moi. Notre consœur Malika (la reporter-photographe Malika Taghit d’El Watan, ndlr) qui arrivait sur un site bombardé, ils l’ont tout de suite laissée prendre des photos et pas à un type de Reuter”.


Chafik insiste sur la célérité avec laquelle les hommes de Hassan Nasrallah prenaient la situation en main dès que les raids meurtriers israéliens s’estompaient : “À peine les bombardements s’arrêtaient dans un quartier, dix ou quinze minutes plus tard, un bureau d’urgence était installé. Les activistes du Hezbollah procédaient immédiatement au recensement des victimes et des dégâts matériels tandis que les équipes de secours de “El Hayaa al islamiya lil ighatha” (la branche “humanitaire” du Hezbollah, ndlr) intervenaient pour l’évacuation des blessés.” Autant d’anecdotes qui expliquent le secret de la popularité du Hezbollah “y compris côté chrétien”, relève le journaliste.


Force est de reconnaître à Chafik une maîtrise parfaite de son sujet, lui qui n’a pourtant que 4 ans de presse au compteur. Il fournira à ses lecteurs un matériau très précieux sur la situation au Liban, avec des angles personnels.     
Ainsi, ces sujets consacrés aux familles de la “mouqawama” ou encore aux familles des prisonniers, dont celle de Samir El Qantar, le doyen des détenus libanais, sans oublier son interview de Émile Lahoud, le président de la république du Cèdre himself. Mais c’est sans doute le récit de sa rencontre avec “Abou Mahdi”, un chef de la Résistance islamique, qui le distinguera le plus, Chafik n’avait-il pas peur des bombardements, lui qui n’avait ni casque ni gilet pare-balles ? “On ne pense pas à ça. Là-bas, tu deviens Libanais”, dit-il. “Tu vois des familles de réfugiés qui végètent dans des écoles, et qui le soir sortent se promener sur la Corniche le plus normalement du monde, c’est impressionnant !” témoigne-t-il encore. De fait, l’une des choses qui frappent le plus dans ce Beyrouth chaotique, observe notre confrère, c’est le contraste fulgurant entre les affres de la guerre et la résistance “esthétique” des Libanais.


Une fureur de vivre toute levantine dont les Beyrouthins ont le secret : “Les Libanais aiment la vie. D’ailleurs, ce qui m’a d’emblée étonné, c’est leur capacité à s’adapter aux situations les plus tragiques. À titre d’exemple, à Tayouné, tu trouves un supermarché dont le premier étage est ouvert au shoping comme si de rien n’était tandis que le sous-sol sert d’abri aux réfugiés.” Ce qui l’amène à partir de cette sentence : “Beyrouth est une ville schizophrène.”


Chafik poussera ses pérégrinations plein Sud, à Saïda, à Sour, à Nabatiyé…. “C’était tous les jours Cana”, insiste-t-il à propos du drame humanitaire qui endeuillait le Liban. “Le jour de l’entrée en vigueur de la 1701, j’étais à l’hôtel. Les hostilités devaient cesser à 8h du matin. À 9h, les valises des familles étaient déjà prêtes et les moteurs en marche à destination du Sud, narguant les appels à la prudence en attendant le déminage du terrain. À Hamra, les banques, les cafés, les magasins étaient déjà ouverts et les Libanais nettoyaient leurs rues.”

Mustapha Benfodil

Publicités

Université de Buea: Tentative de représailles sur des étudiants équato-guinéens

décembre 7, 2007

Click to jump to 'La Nouvelle Expression'DOUALA – 7 DECEMBRE 2007
© La Nouvelle Expression

Une cinquantaine d’entre eux a trouvé refuge depuis hier dans un commissariat à Buea. Où le consul général de Guinée Equatoriale au Cameroun est venu les chercher hier soir, pour les ramener à Douala.

 
<!– –>

Des personnes anonymes, qu’on a tôt fait d’assimiler aux étudiants de l’université de Buea, n’ont pas attendu. Lorsqu’ils ont appris que des Camerounais étaient pourchassés en Guinée Equatoriale depuis mercredi et se sont abrités pour la plupart dans les locaux des missions diplomatiques camerounaises à Bata et Malabo, ils ont entrepris de localiser dans le campus de Molyko, à Buea, tous les étudiants équato-guinéens. Afin de leur rendre la monnaie. Si ces Camerounais n’ont pas réagi par la violence, la panique s’est emparée de ces étudiants qui, rapidement, ont compris qu’ils peuvent payer innocemment la barbarie de leurs frères au pays.

Lorsque les agressions ont commencé, selon des sources concordantes, la police s’est rapidement déployée avec prudence, il est vrai, pour protéger les étudiants agressés. Certains, arrivés au commissariat du deuxième arrondissement de Buea, présentaient des hématomes. D’autres, venus de leur propre chef pour se mettre à l’abri, portaient leurs baluchons. Tard, hier soir, selon des informations de sources policières, près de cinquante étudiants Equato-Guinéens étaient rassemblés dans les locaux de la police.

Interrogés sur ces événements, Belmondo Atanga, le secrétaire général de l’Union des étudiants de l’université de Buea, rejette vigoureusement l’implication de ses camarades dans ces agressions : “ Je tiens à dire avec force que l’Union des étudiants de l’université de Buea dont je suis le secrétaire général n’a lancé aucun mot d’ordre pour attaquer nos camarades de Guinée Equatoriale.

Position

Lorsque j’ai été informé de ces attaques, je suis immédiatement descendu au campus de Molyko où la police avait déjà pris position. Je n’ai vu aucun étudiant camerounais agresser un étudiant équato-guinéen. Nous avons constaté que c’est le fait des populations venues des quartiers. Aucun lien avec les étudiants de l’université de Buea qui étaient d’ailleurs scandalisés. Je tiens également à préciser que nous ne voulons pas nous mêler de ces questions-là qui sont d’ordres politique et diplomatique. Alors, je lance un appel en direction de nos frères de Guinée Equatoriale afin qu’ils regagnent leurs chambres, en comptant sur nous pour leur apporter notre encadrement, autant que possible ”.
Juste avant que nous n’allions sous presse, l’on apprenait que Manuel Mbela Bama Ndong, le consul général de Guinée Equatoriale au Cameroun, s’était rendu à Buéa dans la soirée d’hier. Nos sources affirment que le diplomate équato-guinéen avait emmené avec lui trois cars Coaster à bord desquels la cinquantaine d’étudiants équato-guinéens a embarqué pour Douala, sous l’escorte de la police camerounaise.

C’est autour de 3 heures 30 du matin que le cortège a fait son entrée à Douala.
Toutefois, la situation était redevenue calme dans le campus de Buéa. Tout comme du côté de la Guinée Equatoriale où les autorités locales auraient entrepris de rassurer les Camerounais, afin qu’ils acceptent de regagner leur domicile. Mais, la méfiance et la peur dans la communauté camerounaise demeurent de mise, a-t-on appris de certains Camerounais qui hésitent à regagner leur domicile.

D. Nouwou

Victimes de xénophobie: Les Camerounais de la sous-région dans le pétrin

Nos compatriotes viennent, une fois de plus, de vivre des scènes insupportables à Bata, en Guinée Equatoriale. Chasse à l’homme, agression et pillage de leurs biens à la suite du braquage de deux banques. Pourquoi l’image du Cameroun est-elle si brouillée à l’extérieur de nos frontières ?

Les incidents de mercredi, en Guinée Equatoriale, ont contraint plus de 500 compatriotes à se réfugier au consulat du Cameroun, à Bata, et plus de 2000 autres à se protéger dans l’enceinte de l’ambassade du Cameroun à Malabo. Parmi les ressortissants de pays étrangers les plus victimes d’actes et de comportements xénophobes en Guinée Equatoriale, comme d’ailleurs au Gabon voisin, les Camerounais viennent toujours en tête de peloton. Considérés, à tort ou à raison, comme des gens particulièrement dangereux à cause d’une certaine tendance à la “ feymania ”, à l’escroquerie, à la corruption et d’autres agissements, nos compatriotes dans la sous-région et parfois sur le plan international ne sont perçus qu’à travers ce prisme. Des actes malhonnêtes, illégaux, illicites et dangereux, commis très souvent par une minorité de compatriotes sans foi ni loi ont malheureusement des conséquences sur toute une communauté, sur la colonie camerounaise en Guinée Equatoriale et, également, sur celle du Gabon. En ce qui concerne notamment la sous-région Afrique centrale, et la zone Cemac en particulier.

Si, pour l’heure, rien ne permet de conclure que l’attaque de deux banques éguato-guinéennes à Bata serait l’œuvre de brigands camerounais, même si certaines rumeurs font état de ce qu’ils seraient de nationalité camerounaise, le seul fait que notre pays soit rapidement indexé pose un problème. Celui de notre image de plus en plus brouillée et ternie dans les pays voisins, dans plusieurs pays du continent et même à l’extérieur de l’Afrique.

“ Pourquoi nous détestent-ils tant ? ”

Au lendemain des événements tragiques du 11 septembre 2001, à New York, aux Etats-Unis, beaucoup d’Américains se demandaient en chœur, avecuniversity_of_buea_strike_2006_thp_hp_2251.jpg leur président George W. Bush, pourquoi une telle chose leur était arrivée. Plusieurs terroristes étaient parvenus à transformer quatre avions de ligne américains en bombes volantes. Deux de ces avions avaient été utilisés pour détruire les tours jumelles du World Trade Center. Dans la douleur et l’horreur, les Américains ont traduit leur peine et leurs émotions à travers cette fameuse question : “ Pourquoi nous détestent-ils tant ? ”. Les Camerounais devraient commencer à se poser la même question.
A en croire des compatriotes vivants ou revenus de la Guinée Equatoriale, les Camerounais sont traités d’ “ envahisseurs ” et de “ feymen ” ; on “ nous ” retrouve dans tous les mauvais coups. Les Camerounais ont plutôt mauvaise réputation dans ce pays pétrolier comprenant pourtant des ressortissants d’autres pays africains jugés moins dangereux que les Camerounais. Avons-nous mérité une si triste réputation ? Tous les Camerounais sont-ils des “ feymen ” ? Tous les commerçants, débrouillards, banquiers ingénieurs, techniciens et diplomates camerounais en Guinée Equatoriale sont-ils des “ feymen ” ? Les Camerounais ne seraient-ils pas surtout victimes de leur ingéniosité, de leur capacité à s’adapter, de leur esprit de créativité et d’inventivité, de leur intelligence remarquable et de leur aptitude à baliser les voies de l’intégration qui tarde à voir le jour dans la sous-région ?

Nos compatriotes ont été dans un passé récent expulsés de la Guinée Equatoriale dans des conditions inhumaines. A moitié nus, en caleçon et dépouillés de tous leurs biens et argent. Près de 300 Camerounais étaient ainsi revenus dans des embarcations de fortune, du pays d’Obiang Nguema Mbasogo, il y a trois ans. A la suite d’une opération de rapatriement de Camerounais, en règle ou non, par les autorités équato-guinéennes.
Il est grand temps que nos autorités se penchent sérieusement sur le sort de nos compatriotes vivant aussi bien en Guinée Equatoriale qu’au Gabon. Le gouvernement camerounais doit pouvoir protéger efficacement nos compatriotes victimes de xénophobie et dans le pétrin dans ces deux pays frères dont les populations ont tendance à nous considérer comme des “ indésirables ”. Il y a également une prise de conscience qui apparaît nécessaire de la part de tous les Camerounais, notamment de la part de ceux qui traînent l’image de tout un peuple dans la boue. A travers des actes répréhensibles, malhonnêtes et criminels commis en Guinée Equatoriale ou au Gabon.

Edmond Kamguia K.


Strauss-Kahn Seeks to Quickly Refocus IMF

décembre 7, 2007

IMF ACTIVITIES AND FINANCES

new127a-1.jpgIMF Survey online

December 7, 2007

  • Reforms aim at IMF’s relevance and legitimacy, financial soundness
  • Goal is to overhaul the institution swiftly
  • Steps will involve cuts in institution’s budget, staff numbers

Dominique Strauss-Kahn, who took over as Managing Director of the IMF in November, has initiated a process to swiftly overhaul the institution to make it more effective.

He has launched an internal reform effort aimed at tackling what he describes as « the twin issues of the Fund’s relevance and legitimacy, and the Fund’s financial soundness. »

« These challenges offer us the opportunity to be even more focused, lean and responsive, » he says, « a Fund for the 21st century. »

Strauss-Kahn emphasizes that the IMF was established to provide the « global public good » of financial stability. The objective, he says, is to strengthen and improve its activities in pursuit of this overarching objective. « How can our contributions be made even more relevant to our members? And how can we strengthen the sense of ownership in our institution?  »

While noting that the IMF’s ongoing medium-term strategy—which aims at reforms in a number of its core areas including economic/financial surveillance and quota representation—was « a very important step forward,  » he adds that « we have to go further, and we have to go faster. And we have to do that in circumstances that are not easy. »

Changing needs

The drive to refocus the Fund’s operations while tackling the need to introduce a new income model for the 185-member institution will involve a significant reduction in both the Fund’s budget expenditures and staff numbers—to better align them with the changing needs of its global membership. The Fund’s governing body, the IMFC, has asked the Fund for specific proposals on a new income model and expenditure framework by the time of the IMF spring meetings to be held in April 2008. Without changes, the IMF could face a shortfall of $400 million a year by 2010.

Although the IMF does not face an immediate financing crisis, a committee of eminent persons set up to study the issue (the Crockett group) acknowledged earlier this year that continuing to rely on income from lending is not a sustainable model for the Fund. The committee recommended that the IMF adopt a package of income-generating measures, including investing a portion of the Fund’s quota resources contributed by its member governments and some limited sales of its gold holdings.

Strauss-Kahn has emphasized that « the expenditure reductions must be linked with agreement on a new income model, and also with refocusing and reform of the Fund’s operations—so that we emerge better able to fulfill our mandate. »

Budget savings

Strauss-Kahn has indicated that the planned restructuring could involve budget savings of around $100 million per year and staff reductions in the 300-400 range. The IMF currently has more than 2,600 staff.

The new Managing Director has set up a number of staff working groups to consider how the IMF can strengthen its activities in a globalized economy. He has also established an external advisory group, comprising Stanley Fischer (currently Governor of the Israeli central bank and a former First Deputy Managing Director of the IMF); Alassane Ouattara, (a former IMF Deputy Managing Director and former Prime Minister of Côte d’Ívoire); and Tim Adams (a former Under Secretary for International Affairs at the U.S. Treasury).

« The coming months will inevitably be a period of rapid change, » says Strauss-Kahn, adding he is confident that it will lead to « an even stronger Fund for the future. »