Nouvel an 2008: Le message du Chef de l’Etat à la Nation

décembre 31, 2007
 
Click to jump to 'Cameroon-Info.Net'YAOUNDE – 31 DEC. 2007
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Message du Président de la République, Son Excellence Monsieur Paul BIYA à la Nation
 

Camerounaises, Camerounais,Mes Chers compatriotes,Avant de faire avec vous un rapide survol des événements de l’année écoulée, je crois indispensable de revenir sur le drame qui s’est déroulé à BAKASSI il y a quelques semaines et qui a causé la mort de 21 de nos soldats et fait de nombreux blessés. J’ai partagé l’émotion qui a saisi tous les Camerounais et, comme vous tous, éprouvé la plus grande compassion pour les familles des victimes. Mais on ne peut ressentir aussi que de l’indignation devant cette attaque par des éléments non identifiés contre nos soldats.

Toute la lumière doit être faite sur ce qui s’est passé à BAKASSI. Les autorités nigérianes nous ont assuré qu’elles n’avaient aucune responsabilité dans ce drame. Elles ont dépêché à Yaoundé un Ministre d’Etat pour nous faire part de leurs condoléances et de leur attachement à l’accord de GREENTREE sur l’application de l’arrêt de la Cour Internationale de Justice concernant BAKASSI.

Des enquêtes sont en cours du côté nigérian et du côté camerounais. Je veux croire qu’elles feront apparaître la vérité sur ces actes odieux dont les coupables doivent être punis. En attendant, des précautions ont été prises pour qu’ils ne puissent plus se reproduire. La nation sait pouvoir compter sur son armée.

Mes Chers compatriotes,

L’année 2007 a été en quelque sorte une année de transition. Entre une période de remise en ordre de nos finances publiques et de consolidation de nos institutions et une période qui, nous l’espérons tous, sera celle d’une vigoureuse relance de la croissance économique et de l’amélioration des conditions de vie de notre population.

Ceci ne veut évidemment pas dire que rien n’a été fait au cours des douze derniers mois. Vous en avez été les témoins.

La gestion du budget de l’Etat s’est considérablement améliorée. Les institutions financières internationales nous en ont donné acte.

Ces avancées ainsi que les fonds libérés par les annulations de dette nous ont permis d’investir dans les secteurs sociaux.

Le secteur de l’éducation en a été un des principaux bénéficiaires. Des centaines de nouveaux établissements scolaires ont été ouverts. De nouvelles facultés ont été créées dans nos universités. Des enseignants ont été recrutés en grand nombre à tous les niveaux.

Le secteur de la santé n’a pas été laissé de côté. La couverture médicale du pays a été étendue. La lutte contre le paludisme, la tuberculose et le sida s’est poursuivie et la mise à disposition de médicaments aux hôpitaux et centres de santé publics ne s’est pas ralentie.

D’autre part, un effort particulier a été fait pour réhabiliter nos infrastructures défaillantes ou en créer de nouvelles, notamment dans les secteurs routiers et de l’assainissement urbain.

Des dispositions ont également été prises pour défendre le pouvoir d’achat. C’est ainsi que des avances de solde ont été consenties aux agents de l’Etat et des mesures arrêtées pour lutter contre la hausse des prix, soit en s’attaquant à la spéculation, soit en défiscalisant certains produits de première nécessité, soit même en libéralisant certaines importations.

Sur le front de l’insécurité, des moyens supplémentaires ont été affectés aux forces de l’ordre qui ont mis en place des dispositifs dissuasifs.

Les résultats de ces différentes actions ont pu être constatés sur le terrain par chacun d’entre vous. Je suis le premier à reconnaître que ces actions ne règlent pas tous les problèmes mais elles montrent en tout cas notre détermination à poursuivre nos efforts pour améliorer le quotidien des camerounais et leur assurer de meilleures chances pour l’avenir.

Par ailleurs, comme vous le savez, mon principal souci, depuis près d’une vingtaine d’années, a été de faire évoluer nos institutions vers une démocratie moderne adaptée à l’état actuel de notre société et conforme aux standards internationaux. Sur ce plan, peu à peu, nous progressons.

Dans la période la plus récente, l’Assemblée Nationale a adopté les lois sur la Décentralisation qui permettront aux Camerounais de participer plus directement à la gestion des affaires publiques. Les décrets d’application sont prêts et pourront prochainement être mis en œuvre. Je ne saurais trop insister sur l’importance des changements à venir. Il nous restera alors pour compléter ce dispositif à mettre en place le Sénat qui représentera au niveau national les collectivités territoriales décentralisées.

Enfin, nous donnerons sa forme définitive au Conseil Constitutionnel.

Les élections législatives et municipales de juillet et septembre derniers nous ont donné l’occasion de mesurer le progrès de notre processus de démocratisation. Quelques dysfonctionnements exceptés, ces scrutins se sont déroulés dans le calme et la transparence. La majorité des observateurs l’a reconnu. Les électeurs ont envoyé à l’Assemblée Nationale et dans les conseils municipaux des majorités fortes et homogènes. Elles permettront, au niveau national et communal, de mettre en œuvre des politiques de développement conformes à l’intérêt général et aux besoins locaux. Néanmoins, nous continuerons à perfectionner notre système électoral pour qu’il ne donne pas lieu à contestation et qu’il favorise une meilleure participation.

Toujours sur le plan du fonctionnement de nos institutions, je ne saurais passer sous silence un problème qui a été soulevé par des journalistes lors de mon récent séjour à paris et qui, je ne l’ignorais pas, faisait l’objet de spéculations au Cameroun depuis plusieurs mois. Je veux parler d’une éventuelle révision de notre constitution et en particulier du paragraphe 2 de l’article 6 qui prévoit que « le Président de la République est élu pour un mandat de sept ans renouvelable une fois ».

Bien que la prochaine élection présidentielle ne doive avoir lieu qu’en 2011, il est normal et même encourageant que les camerounais s’intéressent à ce problème puisque c’est de l’avenir de leurs institutions qu’il s’agit. De toutes nos provinces, de nombreux appels favorables à une révision me parviennent. Je n’y suis évidemment pas insensible.

De fait, les arguments ne manquent pas qui militent en faveur d’une révision, notamment de l’article 6. Celui-ci apporte en effet une limitation à la volonté populaire, limitation qui s’accorde mal avec l’idée même de choix démocratique.

J’ajoute qu’en soi une révision constitutionnelle n’a rien d’anormal. Notre Loi Fondamentale actuelle (qui est elle-même la résultante d’une révision de notre constitution de 1972) comporte des procédures de révision. Celles-ci permettent, si nécessaire, une adaptation du texte à l’évolution de notre société politique. Elles sont par ailleurs de portée générale et ne concernent qui que ce soit en particulier.

Nous allons donc, dans cet esprit, réexaminer les dispositions de notre constitution qui mériteraient d’être harmonisées avec les avancées récentes de notre système démocratique afin de répondre aux attentes de la grande majorité de notre population.

Naturellement, ce travail ne nous détournera pas des multiples tâches qui nous attendent dans les mois à venir.

Parmi celles-ci, la relance de la croissance tient le premier rang. Je l’ai réaffirmé lors du dernier Conseil Ministériel. Au risque de me répéter, je dirai à nouveau qu’elle est la clef de la plupart de nos problèmes. Selon les statistiques, elle a été de 3,5 % en 2006 ; elle sera probablement de 4,1 en 2007 et les prévisions la situent à 4,5 % en 2008. ce n’est pas mal mais ce n’est pas suffisant pour assurer un véritable décollage de notre économie. C’est la raison pour laquelle j’ai prescrit au gouvernement de hâter le lancement des grands projets agricoles et industriels dont j’ai maintes fois énoncé la liste. Nous ne pouvons plus attendre que les dossiers passent d’ateliers en séminaires, de séminaires en comités sans résultats visibles.

Aujourd’hui, l’heure est à l’action. Secouons l’inertie, levons les obstacles, fixons nous des objectifs, arrêtons des calendriers et … respectons les.

Puisque dans la plupart des cas le secteur privé, national ou étranger, est le partenaire de l’Etat, jetons avec lui les bases d’un véritable partenariat où chacun jouera son rôle : l’Etat, celui de facilitateur et de régulateur, les entreprises celui d’investisseur et de réalisateur. C’est ainsi que pourront se régler les problèmes concernant la fiscalité, les prix, les investissements, l’énergie, le crédit, etc. et que nous passerons du registre des bonnes intentions à celui des réalisations.

A ce point, je dois mentionner un obstacle que nous n’avons pas encore réussi à surmonter. Celui de la fourniture de l’énergie et en particulier celui de l’énergie électrique. Depuis des années, je signale qu’il est indispensable que nous disposions d’un approvisionnement d’électricité suffisant pour assurer notre développement économique, notamment industriel, et répondre à la demande croissante de la population. Or, notre économie continue de souffrir de la pénurie d’énergie et les foyers camerounais connaissent de fréquentes coupures de courant, parfois prolongées. Ces dernières ont provoqué récemment l’exaspération des populations en divers endroits. Si l’on ne peut tolérer que celle-ci dégénère en troubles à l’ordre public, on peut comprendre le mécontentement de nos compatriotes pénalisés dans leur activité professionnelle, leurs études ou tout simplement leurs conditions de vie. Il importe donc que ce problème soit traité avec sérieux et que des solutions soient apportées dès que possible.

Dans un pays qui dispose d’un potentiel hydro-électrique important, de gisements de gaz exploitables, il est incompréhensible que l’on souffre d’une telle pénurie. Pourtant des projets de barrages, de centrales électriques existent qui font depuis des années l’objet de négociations. Alors je demande que là aussi on passe à l’action, que les décisions soient prises, que les engagements soient tenus et qu’en cas de carence les conséquences en soient tirées.

Ceci m’amène à vous parler des énergies renouvelables auxquelles il serait utile que nous nous intéressions, en particulier aux bio-carburants et à l’énergie solaire.

Je ne verrais que des avantages à ce que nous étudiions la possibilité de développer au Cameroun la production de bio-carburants à partir de certaines productions agricoles résiduelles, comme l’ont fait semble-t-il avec succès certains pays africains. Il serait aussi de notre intérêt d’envisager l’exploitation de l’énergie solaire à laquelle se prête la majeure partie de notre Territoire. Nous économiserons ainsi nos ressources pétrolières, tout en contribuant à la lutte contre le réchauffement de la planète.

L’expérience prouve que si la volonté d’entreprendre existe, si les compétences sont réunies et si, bien entendu, les moyens financiers sont disponibles, la réalisation de grands projets devient possible. L’exemple en est donné par le secteur minier. Qu’il s’agisse de la bauxite, du fer, du cobalt, des perspectives considérables s’ouvrent devant nous, avec des retombées intéressantes prévisibles pour l’emploi et les recettes de l’Etat. Et j’observe que l’on peut également en attendre des avancées dans les domaines de l’énergie et des infrastructures.

Mes chers compatriotes,

Notre seconde priorité, au cours des prochaines années, consistera à multiplier nos efforts pour élever le niveau de vie et améliorer les conditions d’existence de nos populations.

Elever le niveau de vie passe de façon évidente par la relance de la croissance. J’ai indiqué ce qu’il convenait de faire à ce sujet .Mais je suis bien conscient que les effets ne peuvent s’en faire sentir à court terme. J’ai rappelé les initiatives qui ont déjà été prises pour améliorer le pouvoir d’achat. Nous continuerons dans cette voie. Au cours des prochains mois, nous allons voir dans quelle mesure, les marges de manœuvre budgétaires nous permettent d’envisager le relèvement progressif des rémunérations de la fonction publique.

Par ailleurs, nous redoublerons d’efforts pour offrir à notre jeunesse les meilleures conditions d’instruction à tous les niveaux. La modernisation et la professionnalisation de notre système éducatif sont sur les rails. J’ai la conviction qu’elles auront à moyen terme des conséquences favorables pour l’emploi des jeunes.

De la même manière, nous allons nous efforcer de donner à notre système de santé la capacité de répondre aux besoins réels de la population, en donnant aux formations hospitalières et aux centres de santé les moyens nécessaires en personnel, en matériels et en médicaments. A titre d’exemple, je compte donner instruction au gouvernement de doter nos hôpitaux provinciaux qui n’en sont pas pourvus d’appareils de dialyse et de scanners afin de soulager les malades qui sont actuellement astreints à des déplacements longs et pénibles. A terme, nous devrions aboutir à un dispositif d’assistance médicale qui ne laisserait aucun Camerounais sans soins, quels que soient ses moyens.

L’accès à l’eau potable sera étendu. Nous avons dans ce domaine de grands projets dont les financements sont acquis notamment pour Douala et Yaoundé. Mais les autres centres et les zones rurales ne seront pas oubliés.

J’ai dit ce que je pensais des carences concernant l’électricité. Je n’y reviens pas mais sachez que je m’attacherai personnellement à la solution de ce problème.

Dans les zones urbaines, nous allons continuer à porter une attention particulière aux problèmes du logement et de la voierie. Dans les zones rurales, c’est surtout aux routes et aux pistes, à la couverture audio-visuelle, bref à tous les moyens qui contribuent au désenclavement que nous consacrerons nos efforts afin de sortir les populations des campagnes de leur isolement administratif, économique, sanitaire et culturel.

J’ai mentionné plus haut ce qui a déjà été fait pour faire reculer l’insécurité. Nous n’en resterons pas là. Car même si dans un pays très étendu comme le nôtre dont les frontières sont poreuses, la tâche est difficile, il n’est pas acceptable que les honnêtes gens vivent dans la crainte pour leurs vies ou pour leurs biens. Une bonne collaboration entre la population et les forces de l’ordre serait probablement de nature à faire avancer les choses.

J’ajoute qu’il existe une autre forme d’insécurité sans doute aussi meurtrière que le banditisme. Je veux parler de celle qui chaque année, fait des centaines de morts et de blessés sur nos routes. Il faut savoir que cela n’arrive pas qu’aux autres. Si nos conducteurs adoptaient un comportement responsable, que de malheurs pourraient être évités ! Pour les en contraindre, des instructions seront données aux autorités compétentes afin de faire respecter strictement les règles du code de la route.

Enfin, il serait souhaitable que disparaissent au sein de notre société les multiples manifestations d’incivilité, telles que les violences faites aux femmes et aux enfants, le manque de respect aux personnes âgées, la brutalité qui caractérise les désaccords de toute nature, dont les conséquences sont parfois dramatiques.

Mes chers compatriotes,

Je vous ai souvent parlé des obstacles qui se dressent sur la route de notre progrès et qui ont noms inertie administrative, fuite devant les responsabilités, intérêts personnels, laxisme, et j’en passe. Mais le plus redoutable de ces maux, par ses conséquences et par la difficulté à l’extirper, est sans aucun doute, la corruption qui compromet notre développement et nuit à l’image de notre pays. La poursuite de la lutte contre ce fléau sera notre troisième priorité. Et il ne faut pas croire qu’elle se limitera à quelques exemples emblématiques. Nous continuerons à la traquer là où elle se trouveet à la sanctionner comme elle le mérite.

Mes chers compatriotes,

Même si cela n’est pas toujours évident, le Cameroun avance, le Cameroun change. Comme vous, je souhaiterais qu’il avance et qu’il change plus vite. C’est ce que nous essayons de faire. Mais ce que je voudrais que vous sachiez c’est que ma détermination demeure forte pour y parvenir. Et j’ai la conviction qu’ensemble nous y parviendrons.

Mes chers compatriotes,

Comme chaque année à la même époque, le moment est maintenant venu pour moi de vous présenter à toutes et à tous mes vœux les plus sincères de santé et de bonheur pour la Nouvelle Année.

Bonne et Heureuse Année 2008 !

Vive le Cameroun !

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Fellow Cameroonians,

My Dear Compatriots,

Before making an overview of the events of the year just ended with you, I believe it is absolutely necessary to come back to the tragedy that occurred in Bakassi a few weeks ago and which left 21 of our soldiers dead and many others injured. I shared the strong feelings of all Cameroonians and, like you all, felt the deepest sympathies for the families of the victims. However, one cannot but also feel indignation at this attack on our soldiers by unidentified elements.

We must get to the bottom of what transpired at Bakassi. The Nigerian authorities have assured us that they had no responsibility in this tragedy. They dispatched a Senior Minister to Yaounde to extend their condolences to us and to express their attachment to the Greentree Agreement on the implementation of the ruling of the International Court of Justice concerning Bakassi.

Investigations are under way on the Nigerian side and on the Cameroonian side. I want to believe that they will reveal the truth about these hideous acts whose perpetrators must be brought to book. In the meantime, precautions have been taken to ensure that this tragedy does not repeat itself. The nation can count on its army.

My Dear Compatriots,

The year 2007 was, in a way, a transitional year, falling between a period of rehabilitation of our public finances and consolidation of our institutions and a period which, we all hope, will be one of a strong revival of economic growth and the improvement of the living conditions of our people.

This definitely does not mean that nothing has been done over the last twelve months. You have all been witnesses.

The management of the State budget has improved considerably. This has been recognized by the international financial institutions.

This progress as well as the funds freed up by debt cancellations have enabled us to invest in the social sectors.

The education sector has been one of its beneficiaries. Hundreds of new schools have been opened. New faculties have been created in our universities. Many new teachers have been recruited at all levels.

The health sector has not been left out. The country’s health coverage has expanded. The fight against malaria, tuberculosis and AIDS has been pursued and there has been no slowdown in the provision of drugs to government hospitals and health centres.

Furthermore, special efforts have been made to rehabilitate our defective infrastructure or create new ones, notably in the road and urban sanitation sectors.

Measures have also been taken to defend our purchasing power. As such, salary advances were granted to State employees and measures were adopted to combat price hikes, either by fighting speculation or removing taxes on some essential goods, or even by liberalizing the importation of some goods.

Regarding insecurity, the forces of law and order were provided with additional resources and have put in place dissuasive mechanisms.

The results of these different actions on the ground have been noted by each and every one of you. I am the first to acknowledge that they do not resolve all the problems, but they show anyway our determination to pursue our efforts to improve the day-to-day lives of Cameroonians and ensure their chances of a better future.

Furthermore, as you know, my main concern for nearly twenty years now has been to move our institutions towards a modern democracy that is adapted to the current state of our society and that meets international standards. In this regard, little by little, we are making progress.

Most recently, the National Assembly passed laws on decentralization which will enable Cameroonians to participate more directly in the management of public affairs. The decrees of implementation are ready and will soon be effective. I cannot overemphasize the importance of the upcoming changes. To complete the picture, what will remain to be done will be to put in place the Senate that will represent, at the national level, the regional and local authorities.

Lastly, the Constitutional Council will take its final shape.

The legislative and municipal elections of last July and September afforded us an opportunity to measure the progress made in our democratic process. Except for a few dysfunctions, polling was conducted in peace and transparency. The majority of observers have acknowledged it. The electors voted into the National Assembly and municipal councils, strong and homogeneous majorities. They will enable, at the national and council levels, the implementation of development policies that are in line with the general interest and local needs. Nevertheless, we will continue to improve our electoral system such as to avoid disputes and encourage a higher turnout.

Still concerning the functioning of our institutions, I cannot fail to mention a problem that was raised by journalists during my recent stay in Paris and which, I am aware, has been the subject of much speculation in Cameroon for several months now. I am referring to the possible revision of our Constitution and particularly Article 6, Paragraph 2, which provides that “the President of the Republic shall be elected for a term of office of seven years renewable once”.

Even though the next presidential election is only due in 2011, it is normal and even encouraging that Cameroonians take an interest in this issue since it concerns the future of their institutions. Many calls in favour of a revision are reaching me from all our provinces. I am obviously not indifferent to them.

In fact, there are arguments for a revision, particularly of Article 6 which indeed imposes a limitation of the people’s will, a limitation which is out of tune with the very idea of democratic choice.

I want to add that in itself a constitutional revision is nothing unusual. Our present Constitution (which is itself the outcome of a revision of our Constitution of 1972) contains revision procedures which enable, if necessary, an adjustment of the text to changes in our political society. Moreover, the procedures are of a general nature and do not concern anybody in particular.

We are therefore going to reconsider, in this spirit, those provisions of our Constitution which would need to be harmonized with recent developments in our democratic system so as to meet the expectations of the vast majority of our population.

Naturally, this work will not divert us from the many tasks awaiting us in the months ahead.

Foremost among them is the revival of growth. I reiterated this during the last Council of Ministers Meeting. At the risk of repeating myself, I will say once again that growth is the key to most of our problems. According to statistics, it stood at 3.5% in 2006; it will probably reach 4.1% in 2007 and forecasts put it at 4.5% in 2008. This is not bad, but it is not sufficient to ensure the effective takeoff of our economy. That is why I instructed the government to speed up the launching of major agricultural and industrial projects that I have listed time and again. We can no longer wait for issues to go from workshops to seminars and from seminars to committees without any tangible results.

It is now time for action. Let us shake off inertia, remove obstacles, set objectives and schedules and keep to them.

Given that, in most cases, the national or foreign private sector partners with the State, we should lay with this sector the foundation for true partnership whereby each one plays its role: the State, that of facilitator and regulator, and enterprises that of investor and producer. It is by so doing that problems relating to taxation, prices, investments, energy, credits, etc. could be addressed and we will move from good intentions to concrete achievements.

At this point, I must mention an obstacle which we have not yet been able to overcome, namely energy supply, particularly, electricity. For many years, I have been underscoring the need for us to have an adequate supply of electricity to ensure our economic and, particularly, industrial development and to meet the growing demand of the population. Yet, our economy continues to suffer from the shortage of energy and Cameroonian households experience frequent and sometimes prolonged power cuts. These power cuts have recently exasperated populations in various localities. Although we cannot allow such acts to degenerate into public disorder, we can understand the discontent of our compatriots whose business activities, studies or living conditions in general are jeopardized. It is therefore necessary to seriously address this problem and to find solutions as soon as possible.

In a country that is endowed with a huge hydro-electric potential and exploitable gas deposits, it is difficult to understand why we suffer such a shortage. Yet, there are dam and electric power station projects which have, for several years, been under negotiation. I therefore demand that action be taken, that decisions be made, that commitments be honoured and that, in case of failure, conclusions be drawn.

This leads me to the issue of renewable energy, notably bio-fuels and solar energy, in which it would be useful for us to take an interest.

I can see nothing but benefits if we examine the possibility of developing in Cameroon the production of bio-fuels from some residual agricultural products as has been successfully done, it seems, in some African countries. It would also be in our interest to envisage the exploitation of solar energy which is appropriate in most of our territory. In so doing, we will save on our oil resources, while contributing to the fight against global warming.

Experience shows that if we have the will, the necessary skills and, of course, financial resources, it will be possible to undertake major projects. The mining sector is an example. Be it bauxite, iron or cobalt, significant prospects are opening up for us, with predictable employment and State revenue spin-offs. And I want to point out that this could also lead to progress in the areas of energy and infrastructure.

My Dear Compatriots,

Our second priority in the coming years will be to redouble our efforts in order to raise the living standard and improve the livelihood of our people.

Raising the living standard depends, obviously, on the revival of growth. I have indicated what should be done in this regard. However, I am aware that the impacts cannot be felt in the short term. I mentioned the initiatives already taken to improve the purchasing power of the people. We will continue on this path. In the coming months, we are going to see to what extent budget wedges can allow us to envisage the gradual raising of remuneration in the public service.

Furthermore, we will redouble our efforts to offer our youth the most suitable conditions of learning at all levels. The modernization and professionalization of our educational system are under way. I am convinced that in the medium term, they will have positive effects for youth employment.

Similarly, we will strive to enable our health system to meet the real needs of the people, by providing hospitals and health centres the necessary staff, equipment and drugs. For instance, I will instruct the Government to provide dialysis equipment and scanners to provincial hospitals which lack them, in order to relieve patients who are currently compelled to travel long distances under difficult conditions. In the long run, we should come up with a medical assistance mechanism whereby all Cameroonians will have access to healthcare, irrespective of their means.

Access to drinking water will be extended. There are major projects in the pipeline in this area with financing already secured for Douala and Yaounde. But other urban centres and rural areas will not be left out.
I have said what I thought about deficiencies in the electricity sector. I will not come back to that, but I will personally see to the resolution of this problem.

In urban areas, we will continue to pay special attention to the problems of housing and roads. In rural areas, our efforts will focus on roads and audiovisual coverage, in short, on all the means that contribute to opening up these areas, with a view to getting the populations out of their administrative, economic, health and cultural isolation.

I earlier mentioned what had already been done to roll back insecurity. We will not stop at that because even in a vast country like ours with porous boundaries, although it is an uphill task, it is unacceptable that ordinary people should live in fear for their lives and for their property. Proper collaboration between the population and the forces of law and order would probably improve matters.

I want to add that there is another form of insecurity which is undoubtedly as deadly as banditry. I am referring to that which, each year, leaves hundreds of dead and injured persons on our roads. We should be aware that this can happen to anyone. If our drivers could adopt responsible behaviour, what a lot of mishaps would be avoided! To force them to do so, instructions will be given to the appropriate authorities to ensure strict respect for the Highway Code.

Lastly, our society should banish the numerous manifestations of incivility, such as violence against women and children, lack of respect for the elderly, and brutality that characterizes all sorts of disputes with sometimes tragic consequences.

My Dear Compatriots,

I have often talked about impediments to our progress, namely administrative inertia, shirking of responsibilities, personal interests, laxity, and so on. But, the most dreadful of these scourges, given its consequences and the difficulty in eradicating it, is undoubtedly corruption which jeopardizes our development and tarnishes the image of our country. Pursuing the fight against this scourge will be our third priority. And I can assure you it will not be limited to a few symbolic cases. We will continue to track it down wherever it is and mete out sanctions accordingly.

My Dear Compatriots,

Although it is not always obvious, Cameroon is making progress, Cameroon is changing. Like you, I wish that Cameroon would progress and change faster. That is what we are striving for. But, what I would like you to know is that I am still very determined to achieve this. And I am convinced that together we can make it.

My Dear Compatriots,

Like every year during this season, it is now time for me to extend to each and every one of you my very sincere wishes for good health and happiness in the New Year.

Happy and Prosperous New Year 2008!
Long live Cameroon!

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NIGERIA: Confusion autour du débat sur l’introduction des ordinateurs portables à l’école

décembre 31, 2007

ABUJA, 31 décembre

– Un projet visant à fournir un million d’ordinateurs portables bon marché aux écoliers nigérians a été abandonné car certains parlementaires estiment qu’il serait préférable d’investir dans d’autres projets éducatifs les fonds destinés à l’achat de ces ordinateurs.

Mais pour le directeur du projet, les autorités nigérianes et certaines sociétés informatiques privées ont activement contribué à faire échouer ce projet.

« Le projet s’est heurté à une série de difficultés », a dit Tomi Davies, directeur de One Laptop per Child, la société américaine qui fabrique le XO, un ordinateur portable bon marché. « De nombreuses informations erronées ont circulé et il y a une campagne de presse négative concernant ce projet », a-t-il ajouté.

La conception du XO lui permet de résister à la pluie et à la poussière. Il est doté d’un écran permettant de lire des données même sous une intense lumière du soleil. Sa batterie offre une autonomie de 12 heures et peut être rechargée à l’aide d’un panneau solaire ou d’une tirette.

L’ordinateur est vendu sur le marché à environ 100 dollars et sa commercialisation s’inscrit dans une stratégie consistant à vendre un nombre important de machines « directement aux ministères de l’Education », qui peuvent ensuite les distribuer dans les écoles comme des manuels scolaires », selon un communiqué de la société.

En 2006, le gouvernement du Nigeria a commandé un million d’ordinateurs portables XO, devenant ainsi le premier pays au monde à passer une commande aussi importante. Mais depuis, le Nigeria a connu des élections, et le nouveau gouvernement a entrepris de réexaminer le contrat.

Un projet jugé inopportun par le ministère de l’Education

Le nouveau ministre nigérian de l’Education, Igwe Aja-Nawachuku, a récemment déclaré sur les ondes de la BBC que le projet était inopportun étant donné l’absence d’équipements de base dans bon nombre d’écoles au Nigeria.
« A quoi cela sert de lancer le projet Un ordinateur portable par enfant si les enfants n’ont pas de bancs pour s’asseoir et travailler, s’ils n’ont pas d’uniformes pour aller à l’école et s’il n’y a pas d’infrastructures scolaires adéquates ? ».

Jusqu’à présent, seuls 300 ordinateurs ont été distribués aux enfants d’une école de Galadima, un village de la banlieue d’Abuja, la capitale.

Pour les enseignants, les ordinateurs ont eu un impact positif sur le travail des écoliers. « Certes il est important d’avoir de belles salles de classe – et l’environnement [scolaire] ici n’est pas le meilleur – mais le plus important est le savoir que nous apportons aux enfants », a expliqué à IRIN Olugbile Oluyinka, un enseignant de l’école.

A Galadima, les écoliers sont également très enthousiastes. « J’aime mon ordinateur », a confié à IRIN Grace Ogwo, une écolière de 12 ans. Cythia Ounoha, une autre écolière, est toute fière de montrer le dessin de la maison de ses rêves qu’elle a réalisé sur son ordinateur.

Pour M. Davies, directeur du projet One Laptop per Child (Un ordinateur portable par enfant), l’informatique va jouer un rôle déterminant dans la transformation des pays en développement comme le Nigeria.
« Le monde ne va pas attendre le Nigeria. L’utilisation de l’ordinateur va être une condition préalable à l’alphabétisation dans le futur et si nous ne commençons pas maintenant nous allons accroître la fracture numérique », a-t-il affirmé.

L’action de la concurrence

Pour M. Davies, d’autres facteurs sont à l’origine de l’échec de son projet. Intel, une société informatique multinationale, commercialise au Nigeria un nouveau type d’ordinateur portable bon marché, le Classmate, à un prix inférieur à celui du XO dans le but d’éliminer les concurrents du marché, a-t-il précisé. Des accusations rejetées par la société Intel.

« Nous ne cherchons pas à faire échouer le [projet Un ordinateur portable par enfant] », a déclaré en mai dernier Craig Barrett, le président directeur général d’Intel, sur les ondes de la BBC. « Il y a beaucoup d’opportunités sur lesquelles nous pouvons travailler ensemble ».

Intel et One Laptop per Child ont entretenu des relations tantôt chaleureuses tantôt distantes au cours des deux dernières années. En 2006, les deux sociétés ont envisagé une collaboration, mais des dissensions ont vu le jour en décembre après la guerre des prix que ces sont livrées les deux sociétés.

Alors que dans certains pays le Classmate d’Intel est proposé à environ 300 dollars, au Nigeria, la société a récemment réduit le prix de son ordinateur portable.

Dans le même temps, le prix initial des ordinateurs portables XO est passé de 100 à 188 dollars en raison du coût des matières premières, a expliqué M. Davies.

La société One Laptop per Child tente à présent de vendre ses ordinateurs aux ministères de l’Education des gouvernements des Etats du Nigeria, plutôt au gouvernement fédéral.
« Six Etats ont déjà pris l’engagement [d’acheter 250 000 ordinateurs portables en 2008] », a annoncé M. Davies, mais les gouvernements de ces Etats ne disposent pas encore des financements nécessaires.


Un journaliste de la province de Namibe condamné à 30 jours de prison pour avoir couvert une manifestation de vendeurs de rue

décembre 31, 2007
Reporters sans frontières
Communiqué de presse

31 décembre 2007

ANGOLA

Un journaliste de la province de Namibe condamné à 30 jours de prison pour avoir couvert une manifestation de vendeurs de rue

Reporters sans frontières proteste contre la condamnation à trente jours de prison d’Armando Chicoca, correspondant de la station privée Radio Ecclesia dans la province de Namibe (Sud-Ouest), après qu’il a été arrêté pendant une manifestation de vendeurs de rue.

« L’arrestation et la condamnation d’Armando Chicoca ont des allures de règlements de comptes des autorités locales avec un journaliste qui dérange. C’est pourquoi, à l’évidence, la justice n’a pas été rendue sereinement et de manière équitable. Il est important que l’appel interjeté par la défense soit examiné rapidement et que la justice reconnaisse que ce journaliste n’a rien à faire en prison », a déclaré l’organisation.

Le 28 décembre, le tribunal correctionnel de Namibe a condamné Armando Chicoca à trente jours de prison et au paiement de 17 000 kuanzas (environ 170 euros) de frais de justice pour « désobéissance à l’autorité de l’Etat ». L’accusation d’incitation à la révolte n’a pas été retenue. Le journaliste a fait appel du jugement, qui devrait être examiné par la Cour suprême.

Il avait été arrêté à proximité du Marché du 5 avril, le 22 décembre, alors qu’il recueillait les protestations de propriétaires d’échopes que la police locale était en train de détruire sans ménagement. Les autorités l’accusent d’avoir brisé le cordon de sécurité et d’avoir incité la population à jeter des pierres. Ce jour-là, les forces de l’ordre faisaient face à la colère des vendeurs de rue, qui avaient organisé des manifestations contre la décision du gouverneur de la province, Boavioda Neto, de démanteler les marchés sauvages et de contraindre les commerçants à s’installer dans un marché, jugé trop petit. La police a réprimé les manifestations.

Alors qu’il enregistrait des interviews de manifestants, le journaliste a été violemment pris à partie par la police, qui lui a confisqué son matériel de reportage et l’a conduit de force au commissariat. Transféré à la prison civile de Namibe, Armando Chicoca a été privé de visite jusqu’à son passage devant le tribunal, le 28 décembre. A la sortie du tribunal, le président de la Commission des droits de l’homme dans la région, le juriste Raul Mangueira, a déclaré qu’au cours du procès auquel il avait assisté, l’accusation de « désobéissance » n’avait pas été prouvée.

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ANGOLA

Provincial radio reporter gets 30 days for covering protest by street vendors

Reporters Without Borders condemns the 30-day prison sentence passed by a criminal court in the southwestern city of Namibe on 28 December on Armando Chicoca, the correspondent of privately-owned Radio Ecclesia, following his arrest during a demonstration by street vendors six days earlier.
 
“Chicoca’s arrest and conviction seem to have been a case of the authorities punishing a journalist who is a nuisance, rather justice being administered in a fair and proper manner,” the press freedom organisation said. “The appeal filed by the defence must be heard quickly and the judicial authorities must see that Chicoca has no place in jail.”
 
The court dismissed a charge of inciting revolt, but found Chicoca guilty of “disobeying state authority.” He was ordered to pay 17,000 kuanzas (170 euros) in court costs as well as getting a one-month sentence. His appeal is to be heard by the supreme court.
 
Chicoca was arrested near a market in Namibe on 22 December while interviewing the owners of stalls that were being demolished by the police. The authorities accused him of failing to respect a police security cordon and urging protesters to throw stones.
 
The protests were staged by street vendors objecting to an order issued by provincial governor Boavioda Neto on 10 December to dismantle unauthorised markets and force vendors to move to a new location which they say is too small. The police used force to disperse the demonstrators.
 
While conducting his interviews, Chicoca was grabbed by the police, his equipment was seized and he was escorted to a police station. From there he was taken to Namibe prison, where he was unable to see a lawyer until he appeared in court for the trial on 28 December.
 
Raul Mangueira, a lawyer who heads a regional human rights commission, said after attending the trial that the prosecution failed to produce evidence in support of the charge of disobeying state authority.

SOUDAN: « Je dis aux gens que j’ai le VIH pour qu’ils sachent que cela existe vraiment » – Angelina Lino

décembre 31, 2007

JUBA, 31 décembre 2007 (PLUSNEWS) –

Angelina Lino, 23 ans, travaille comme bénévole à People Living with AIDS in Southern Sudan (PLASS), une organisation non-gouvernementale de Juba, capitale provinciale. Chauffeuse et mécanicienne qualifiée, Angelina a découvert qu’elle était séropositive en mars 2007 et a révélé son statut pour empêcher que d’autres jeunes contractent le virus. Elle raconte son histoire à IRIN/PlusNews.

« Je suis la cadette de ma famille et j’avais trois mois seulement lorsque mes parents se sont séparés. Maman labourait les terres des autres pour subvenir à mes besoins et à ceux de mes neuf frères et sours. C’était pendant la guerre, et c’était très dur pour elle de nous faire vivre et de payer nos frais de scolarité ».

« J’étais encore à l’école quand je l’ai rencontré. Il travaillait pour une ONG internationale basée à Yambio, ma ville d’origine [située près de la frontière entre le Soudan et la République démocratique du Congo]. Les enfants du quartier allaient chercher de l’eau dans un trou de forage qui se trouvait dans son domaine, alors tout le monde le connaissait. C’était un haut responsable [de l’Armée de libération du peuple soudanais] qui se déplaçait dans un gros Land Cruiser [Toyota].

« Il a dû entendre parler de mes problèmes, alors il a envoyé des gens me voir pour me demander d’aller lui rendre visite. Quand j’ai demandé ce qu’il voulait, ils ont tous dit que c’était un brave homme, disposé à m’aider et à payer mes frais de scolarité ».

« J’ai résisté à ses avances pendant environ un mois – j’avais 15 ans et les hommes ne m’intéressaient pas – mais un soir, il a envoyé son chauffeur et son agent de sécurité, je me suis faufilée dehors, j’ai sauté dans le Land Cruiser et quelques minutes plus tard, on me déposait devant son domicile ».

« Il était content de me voir ; tout excité, il m’a dit plein de choses : qu’il m’aimait, qu’il voulait payer mes frais de scolarité. Il m’a emmenée jusqu’à son lit en disant : « N’aie pas peur, je serai ton père et ta mère, je vais m’occuper de toi ». Il m’a promis qu’il irait voir papa le lendemain pour lui annoncer qu’il était mon petit ami ».

« On a couché ensemble. C’était ma première fois et c’était très douloureux. Je n’ai pas pris de plaisir, mais je me suis dit que Dieu m’avait trouvé un homme attentionné, qui m’aimerait et me permettrait d’achever mon cursus scolaire ».

« Il a tenu parole et a rencontré ma famille. J’ai emménagé avec lui. Il a payé le solde de mes frais de scolarité à Yambio et a aussi payé pour que j’aille à l’école secondaire d’Arua, dans le nord-ouest de l’Ouganda ».

« Il m’a même acheté un terrain à Yambio et m’a construit une maison de deux pièces en briques. J’étais heureuse. Un jour, pendant les vacances scolaires, il m’a amené un cadeau : une petite Toyota Corolla. Nous étions heureux ensemble et j’avais l’impression d’avoir tout ce dont j’avais besoin ».

« Aux vacances suivantes, je suis retournée chez moi [depuis Arua] et j’ai découvert qu’il avait été muté à Nairobi. On aurait dit un autre homme. Il m’a dit qu’il continuerait de payer mes frais de scolarité, mais qu’il ne reviendrait jamais à Yambio. J’étais anéantie ».

« La dernière fois que nous nous sommes parlé, c’était en 2003. Par la suite, j’ai essayé de l’appeler et de lui envoyer des emails, mais en vain. J’ai douloureusement pris conscience de la réalité cette année, en mars, lorsque j’ai souffert d’une crise de tuberculose, de fièvre et de paludisme. Le médecin m’a suggéré de faire un test de dépistage du VIH. Je ne me suis pas inquiétée – après tout, je n’avais connu qu’un seul homme ».

« La nouvelle de ma séropositivité était dure à croire. Le médecin de l’hôpital de Mulago [à Kampala, capitale de l’Ouganda] m’a admise pour un mois et m’a mise sous antirétroviraux (ARV) – il m’a dit que mon taux de CD4 [qui permet de mesurer l’efficacité du système immunitaire] était très bas ».

« Dernièrement, à Juba, j’ai rencontré le meilleur ami et ancien collègue de mon ex-petit ami à Yambio. Il a confirmé que mon ex-petit ami connaissait son statut depuis le début et qu’il était sous traitement ARV. Il était marié, avant qu’on se rencontre. D’ailleurs, il avait même perdu sa femme et ses deux enfants des suites de complications liées au VIH ».

« Je me suis sentie dupée et naïve pour avoir eu des rapports sexuels non protégés. J’étais jeune et je ne savais rien des préservatifs ni du VIH/SIDA. Je me sens trahie par l’unique petit ami que j’aie eu. Il m’a infectée consciemment, et je ne le lui pardonnerai jamais ».

« Au Sud Soudan, d’où je viens, les gens ne connaissent pas grand-chose du VIH/SIDA, de la façon dont il se transmet et dont on peut l’éviter. Certains l’associent à la sorcellerie. C’est pour cela que j’ai annoncé publiquement mon statut, en leur disant « le VIH existe vraiment ».

« Je me rends dans les points chauds comme les discothèques ou les bars, et je parle aux groupes de population vulnérables : les prostituées, les soldats, les camionneurs au long cours, les « senke » [chauffeurs de moto-taxis] et les jeunes. Certains ne me croient pas et me taquinent en me disant : « Une belle fille comme toi ne peut pas être séropositive » ».

« L’ignorance et la stigmatisation sont une dure réalité. Un de mes frères par alliance a refusé de me serrer la main et de partager ses couverts avec moi. Récemment, ma belle-mère m’a jetée dehors, en reprochant à mon père de gaspiller de l’argent pour une « fille qui allait mourir très bientôt de toute façon » ».

« J’ai des rêves. Je voudrais retourner à l’école, aller à l’université de médecine et devenir médecin. Et avant tout, je voudrais vivre longtemps ».


Congo : Le chef de l’Etat congolais Denis Sassou Nguesso a procédé dimanche à un remaniement de son gouvernement toujours dirigé par le Premier ministre Isidore Mvouba

décembre 30, 2007

Remaniement du gouvernement  qui comprend 38 ministres contre 37 dans la précédente

BRAZZAVILLE, 30 déc 2007 – Le chef de l’Etat congolais Denis Sassou Nguesso a procédé dimanche à un remaniement de son gouvernement toujours dirigé par le Premier ministre Isidore Mvouba. La nouvelle équipe gouvernementale, qui comprend 38 ministres contre 37 dans la précédente, garde son ancienne ossature avec une majorité de ministres issu du Parti congolais du travail (PCT) de M. Sassou Nguesso, selon un décret présidentiel publié dans la soirée. Dans ce gouvernement, vingt-huit ministres, dont les plus importants, conservent leurs portefeuilles, trois changent de département et sept nouveaux font leur entrée. Parmi les nouveaux, deux sont issus du Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (Mcddi) de l’ancien Premier ministre Bernard Kolélas, signataire en avril dernier d' »un accord électoral pour gouverner ensemble » avec le PCT. MM. Hellot Mampouya Matson, porte-parole du Mcddi, et Guy Brice Parfait Kolélas, fils de Bernard Kolélas, se voient confier respectivement les ministères de la Recherche scientifique et de l’Innovation technique et celui de la Pêche maritime et continentale, chargé de l’aquaculture. M. Mvouba a souligné que l’objectif du nouveau gouvernement était d' »améliorer son style de travail à travers plus de discipline, plus de cohésion et plus de solidarité aux fins de satisfaire les attentes légitimes du peuple, et de parfaire le fonctionnement de l’Etat à tous les niveaux ». Parmi les départs on remarque ceux de Gabriel Entcha-Ebia chargé des Postes et télécommunications, de Philippe Mvouo qui détenait le portefeuille de la Pêche maritime et continentale, et Louis-Marie Nombo-Mavoungou ministre des Transports maritimes et de la Marine marchande. M. Raymond Mboulou, jusque-là secrétaire général à la présidence de la République devient ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation. Il hérite d’un poste resté vacant depuis septembre quand François Ibovi, a été élu à la première vice-présidence de l’Assemblée nationale.


Une ferme volonté de rupture ! de Serge ABESSOLO

décembre 30, 2007

Libre propos : A propos de l’Allocution du Président de la République du 1er décembre 2007 à l’occasion du 40ème anniversaire de son accession à la magistrature suprême.

Une ferme volonté de rupture !

Entre inaugurations, défilé militaire et réceptions au Palais rénové de Libreville, à la résidence du Gouverneur dans chaque province ou dans les Ambassades à l’étranger, les Gabonais ont été invités devant le petit écran le samedi 1er décembre 2007 à 20 heures, pour écouter le Président de la République, qui surgissait au début du journal télévisé, sous les notes vigoureuses de l’hymne national. Ce n’était pas pour gâcher la fête. C’était pour marquer la pause. Et comment aurait-il pu en être autrement ? Un grand discours.

Le Président de la République a pris de lui-même l’initiative de dresser le bilan de son action au service du Gabon à l’occasion du 40ème anniversaire de son accession à la magistrature suprême. « Je vous dois des comptes », a-t-il dit. Il faut l’en féliciter. Tout bilan se dresse sur deux colonnes : celle de l’actif et celle du passif. Chaque citoyen aura le loisir de les compléter à sa guise, et tout le monde pourra en débattre. Le Président a dit ce qu’il en était, pour sa part. Il aurait pu en dire davantage : de ce dont les Gabonais pouvent tenir un juste orgueil, comme de ces occasions ratées de développement. Mais au-delà de ce qui a été réalisé et de ce qui n’a pas pu l’être, c’est surtout un parcours politique exceptionnel qui se trouve désormais à un tournant décisif de sa propre trajectoire. 40 ans de pouvoir, ce n’est pas rien ! Et à ce propos, depuis quelque temps, certains, à haute voix, osent évoquer la succession, pendant que ceux qui y voient encore un tabou préfèrent murmurer. La succession d’Omar Bongo Ondimba est inscrite dans l’ordre des choses. Il n’est point besoin de s’en émouvoir. On peut en discuter, avec sérénité. Il est même certain que les disputes seront vives, le moment venu. Et le bilan de cet homme, qui a accédé au pouvoir à 32 ans en succédant au père de l’indépendance, retiendra encore les analystes pendant longtemps. Leurs avis seront toujours partagés, mais ils sauront trouver au moins un point d’accord : la paix et la stabilité dont les Gabonais sont si fiers et qui distinguent notre pays de beaucoup d’autres en Afrique et dans le monde, fait aussi partie de ce bilan. On peut l’inscrire à l’actif. Pour le reste, notre responsabilité aujourd’hui est de l’assumer tout entier. Eh oui ! Les choses sont ainsi faites que nul n’aura le bénéfice de discussion. L’ensemble des éléments substantiels du bilan que nous sommes invités à établir constituent un héritage. Dès lors, nous ne pouvons envisager l’avenir du Gabon en dissertant seulement sur ‘’les prétendants au trône’’, sans nous poser la question de la transmission de cet héritage, comme un patrimoine politique dont tous les Gabonais devront être les conservateurs.

La séquence la plus marquante du discours du Président de la République fut cependant la volonté clairement exprimée de rompre fondamentalement avec « nos façons d’agir », celles qui auront pénalisé son action pendant ces 40 années. Il les a lui-même dénoncées, avec fermeté, en établissant les responsabilités. Celles-ci sont nécessairement partagées. Mais l’on voit bien que si les mauvaises pratiques ont pu vaincre du goût de l’effort et de la valorisation du travail, du sens des responsabilités, du respect de la loi et de la probité, de l’intérêt général et de l’éthique du service public dans notre pays, c’est moins parce que les hommes ont été mauvais que parce l’impunité a été érigée en système !

Le Président de la République a conspué « cet Etat aujourd’hui affaibli par l’ethnisme, le clientélisme, l’affairisme, la corruption, la politisation outrancière et le népotisme qui ont gangrené les pouvoirs publics ». Courageux et sans complaisance. Le Premier Ministre avait déjà livré pareil réquisitoire contre l’Etat. C’était le 6 mars 2006, devant l’Assemblé Nationale. Ayant identifié la corruption dans les services publics comme l’un des maux qui compromettent l’efficacité de l’action de l’Etat en faveur du bien-être des populations, le Chef du Gouvernement donnait à sa déclaration de politique générale des allures de serment. « Il nous faut impérativement revenir à l’éthique républicaine », s’élança-t-il. « En regardant le peuple gabonais droit dans les yeux, je prends l’engagement de tout mettre en œuvre pour que chacun sache bien qu’il n’y a pas dans notre pays deux catégories de citoyens : ceux qui pensent être au-dessus de la loi et ceux sur qui peut s’abattre allègrement cette loi (…) Le gouvernement mettra en place les moyens qu’il faut pour mettre fin aux abus et à la gabegie que connaît notre pays à travers les agissements de certains serviteurs de l’Etat. Il est indispensable que le gouvernement marque son autorité et punisse ». Et qui ne l’a approuvé ? La sévère diatribe du Président de la République a donné un écho à la philippique du Premier Ministre. Mais elle a aussi sonné le glas de son gouvernement. Le Chef de l’Etat a instruit son procès et demandé qu’une « nouvelle équipe » lui soit proposée « le moment venu ». Décidé à « conduire le Gabon vers les cimes des Nations développées », il a souhaité que les ouvriers se relayent désormais sur ce chantier permanent qui nous engage tous. Et il sait que les citoyens y seront attentifs, eux qui ont pourtant montré qu’ils ne veulent plus croire aux discours et en la politique en désertant massivement les urnes ces dernières années. Revigorés par le ton qui était monté, chacun d’entre eux attendra qu’« un Gouvernement de mission, un Gouvernement resserré, ouvert à tous les vrais patriotes et mis en place pour des objectifs précis », qui « tiendra sa durée de vie de sa capacité à entreprendre et à agir », soit la première traduction concrète de cette volonté de rupture si fortement affirmée. Ce ne sera pas tout à fait le cas. Le 28 décembre dernier, le Premier Ministre a livré à la Nation la composition de son nouveau gouvernement. La presse a relayé la déception de ceux qui espéraient un virage à 90° par la réduction significative du nombre des ministres et le départ de tous les « barons du système ». Ils devront peut-être attendre encore.

Quoi qu’il en soit, l’ouvrage n’est pas assuré d’être achevé. Le Président de la République a appelé à la fin de l’impunité en demandant à la justice de « jouer désormais son rôle » et en s’engageant « à continuer de garantir son indépendance ». Mais il sait aussi que la nature même de l’institution judiciaire et, dans notre pays, les nombreux maux dont celle-ci souffre, rendent cette tâche difficile. Chacun peut relever qu’au Gabon comme ailleurs, les rapports ambigus que la justice entretient avec le pouvoir politique opposent à la théorie de la séparation des pouvoirs la réalité de la connivence des institutions, qui fait douter de cette indépendance. L’emblématique Conseil Supérieur de la Magistrature, dont nous avons hérité de la France, en est l’une des illustrations les plus significatives. Il est vrai cependant que l’indépendance de la justice résulte moins de la garantie constitutionnelle que de la posture des magistrats eux-mêmes. Et au-delà, ce qui vaut pour la justice vaut également pour tout le reste. Notre société, dominée à ce point par l’intrusion hégémonique du politique dans toutes ses sphères, ne peut assurer l’ensemble des régulations que les ambitions et les activités de ses membres et de ses structures exigent si elle ne créé pas la confiance, n’établit pas la place de chaque entité et ne libère pas l’ensemble de ses énergies créatrices ! La démocratie, ses valeurs et ses règles, concourent à cela. Elles constituent l’ultime recours contre l’arbitraire des puissants. La place de la légalité est l’une de ces valeurs. Celles que nous avons inscrites à l’encre indélébile au fronton de notre République en font aussi partie. A l’aube d’une nouvelle transition, il nous faut nous rappeler leur sens profond. Il nous faut aller au bout du chemin emprunté en acceptant de questionner notre rapport à l’Etat et à la Nation, à la loi et à la justice, au pouvoir et à l’argent, mais aussi à nous-mêmes et aux autres, pour épouser les principes d’une nouvelle gouvernance plus vertueuse et plus efficace pour notre pays. C’est notre intérêt à tous.

En effet, à mon sens, aux termes de son propos, le Président de la République a convoqué une interrogation majeure, qui ne met pas seulement l’Etat en face de ses responsabilités mais s’adresse à l’ensemble des citoyens, à savoir : dans quelle mesure sommes-nous engagés à assumer un nouveau contrat avec la République, qui tienne l’Union de tous les Gabonais, le Travail au service de la construction de la Nation et la Justice indépendante et impartiale comme des valeurs essentielles et avec lesquelles l’on ne doit point transiger ? Si nous voulons que « les perspectives qui s’ouvrent devant nous soient [réellement] porteuses d’espérance pour tous », c’est bien ce défi là que l’Etat, ceux qui le gouvernent ou l’animent, les Forces Vives de la Nation et tous les Citoyens, où qu’ils soient, doivent relever ensemble.

Serge Abessolo

Avocat au Barreau de Paris


Gabon : Mise en place du « Gouvernement de mission »

décembre 28, 2007
 
Le premier ministre jean Eyéghé a rendu public, ce 28 décembre la composition du nouveau gouvernant composé de 42 membres. Ce cabinet de « mission » que le président Bongo Ondimba, dans son discours du 1er décembre souhaitait « resserré, ouvert à tous les vrais patriotes et mis en place pour des objectifs précis », était très attendu par les Gabonais pour marquer la rupture avec l’ordre ancien caractérisé par le règne de « roitelets ». Le nouveau gouvernement est loin de l’idéal du discours du 1er décembre.
© D.R.
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Donnant suite au discours à la nation du chef de l’Etat du 1er décembre dernier, au cours duquel il avait demandé la constitution d’un nouveau gouvernement, constitué de vrais patriotes; le Premier ministre Jean Eyeghe Ndong a présenté, le 28 décembre dernier, le gouvernement tant attendu. Le 5 décembre dernier, Jean Eyéghé Ndong a déclaré à la presse que la consigne du chef de l’Etat consistant en la mise en place d’une équipe «resserrée, intègre et efficace», sera respectée à la lettre, en dépit de la complexité d’une telle tâche.

Le nouveau gouvernement Jean Eyéghé Ndond est pourtant sans réelle surprise pour la majorité des gabonais interrogés dans la nuit du 28 décembre. Il ne comporte en effet pas d’innovation spectaculaire. Composé de 42 ministres, Premier ministre compris, on y dénombre 3 vice-Premiers ministres, 3 ministres d’Etat, 26 ministres et 10 ministres délégués. En voici la composition :

Premier ministre, Chef du Gouvernement, M. Jean EYEGHE NDONG
Vice-Premier ministre, Ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Protection de la Nature, Mme Georgette KOKO

Vice-Premier ministre, ministre de la Culture, des Arts, de l’Education populaire, de la Refondation et des Droits Humains, M. Paul MBA ABESSOLE

Vice-Premier ministre, Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de la Francophonie et de l’Intégration régionale, M. Jean PING

Ministres d’Etat

Ministre des Mines, du Pétrole, des Hydrocarbures, de l’Energie, des Ressources hydrauliques et de la Promotion des Energies nouvelles, M. Casimir OYÉ MBA

Ministre d’Etat, Ministre de l’Economie, des Finances, du Budget et de la Privatisation , M. Paul TOUNGUI

Ministre d’Etat, Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, chargé de la Famille et de la Promotion de la Femme, Mme Angélique NGOMA

Ministres

Ministre du Tourisme et des Parcs Nationaux, Général Idriss NGARI

Ministre du Contrôle d’Etat, des Inspections, de la Lutte contre la Corruption et de la Lutte contre l’Enrichissement illicite, Mme Honorine DOUSSOU NAKI

Ministre de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Insertion professionnelle des jeunes, Pr. Pierre André KOMBILA

Ministre de la Marine marchande et des Equipements portuaires, M. Jacques ADIAHENOT

Ministre de la Défense nationale, M. Ali BONGO ONDIMBA

Ministre de l’Agriculture et du Développement rural, M. Faustin BOUKOUBI

Ministre du Commerce et du Développement industriel, chargé du NEPAD, M. Paul BIYOGHE MBA

Ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales, de la Décentralisation, de la sécurité et de l’Immigration, M. André MBA OBAME

Ministre de la Planification et de la Programmation du développement, chargé de l’Evaluation des politiques publiques, M. Richard Auguste ONOUVIET

Ministre des Travaux publics, des Infrastructures et de la Construction, Général Flavien NZIENGUI NZOUNDOU

Ministre de l’Economie forestière, des Eaux et de la Pêche, M. Emile DOUMBA

Ministre de la Jeunesse, des Sports, des Loisirs, chargé de la Vie associative, Porte-parole du gouvernement, M. René NDEMEZO’ OBIANG

Ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’Etat, M. Jean-Boniface ASSELE

Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, M. Martin MABALA

Ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de la Lutte contre la Pauvreté, M. Vincent ESSONE MENGUE

Ministre de l’Aménagement du territoire et de la Politique de la ville, M. Pierre CLAVER MAGANGA MOUSSAVOU

Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Prévoyance sociale, M. Jean-François NDONGOU

Ministre de l’Enseignement supérieur, M. Dieudonné PAMBO

Ministre du logement, de l’Habitat et de l’Urbanisme, M. Patrice TONDA

Ministre de l’Education Nationale et de l’Instruction civique, M. Michel MENGA M’ESSONO

Ministre de la Recherche scientifique et du Développement technologique, M. Albert ONDO OSSA

Ministre de la Communication, des Postes, des Télécommunications et des Nouvelles Technologies de l’Information, Mme Laure Olga GONDJOUT

Ministre des Affaires sociales, de la Solidarité, de la Protection de la veuve et de l’orphelin, chargé de la Lutte contre le Sida, Mme Denise MEKAM’NE

Ministre des Relations avec le Parlement et les Institutions constitutionnelles, M. Josué MBADINGA

Ministre des Transports et de l’Aviation civile, M. Dieudonné MOUIRI BOUSSOUGOU

Ministres délégués
Ministre délégué auprès du vice-Premier ministre, ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Protection de la nature, chargé de la Protection de la Nature, M. André Christ NGUEMBI

Ministre délégué auprès du vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de la Francophonie et de l’Intégration régionale, chargé de la Francophonie et de l’Intégration régionale M. Noël Nelson MESSONE

Ministre déléguée auprès Ministre des Mines, du Pétrole, des Hydrocarbures, de l’Energie, des Ressources hydrauliques et de la Promotion des Energies nouvelles, chargé des Ressources hydrauliques et de la Promotion des Energies nouvelles, M. Sylvain MOMOADJAMBO

Ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, des Finances, du Budget et de la Privatisation, chargé de l’Economie, M. Charles MBA

Ministre délégué auprès du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, chargé de la Famille et de la Promotion de la Femme, chargé de l’Hygiène publique, M. Koumba SOUVI

Ministre délégué auprès du Ministre de la Planification et de la Programmation du développement, chargé de l’Evaluation des politiques publiques, Chargé de la Programmation du développement, M. Célestin BAYOGHA

Ministre délégué auprès du Ministre des Travaux publics, des Infrastructures et de la Construction, chargé de la Construction, Mme Gisèle Luare EYANG NTOUTOUME

Ministre délégué auprès du Ministre de l’Education Nationale et de l’Instruction civique, chargé de l’Enseignement primaire, Mme Solange MABIGNATH

Ministre délégué auprès du Ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales, de la Décentralisation, de la sécurité et de l’Immigration, chargé de la sécurité et de l’Immigration, M. Philippe NZENGUE MAYILA

Ministre délégué auprès du Ministre de l’Economie forestière, des Eaux et de la Pêche, chargé des Eaux et de la Pêche, M. Hugues Alexandre BARRO CHAMBRIER

Publié le 29-12-2007    Source : Gaboneco.com     Auteur : gaboneco