Flirting for France: Newly-divorced Sarkozy’s ‘close and loving relationship’ with the blonde TV star in a low-cut blouse

novembre 25, 2007

By PETER ALLEN – More by this author » Last updated at 22:54pm on 24th November 2007Comments Comments (2)She is arguably the most beautiful star of French television and, until a few weeks ago, was one half of a hugely glamorous power couple presenting cutting-edge documentaries and heavyweight political interviews.But now, Laurence Ferrari has announced her divorce from Thomas Hugues, her journalist husband of 14 years, amid rumours that she has formed a ‘close and loving relationship’ with France’s president Nicolas Sarkozy.

The pair have been spotted enjoying candlelit meals, and Miss Ferrari, 41, is a frequent visitor to the Elysee Palace,Mr Sarkozy’s official residence in Paris.

The blonde enjoyed a one-on-one live interview with Mr Sarkozy, 52, in March – when he was running for the presidency before his electoral triumph in May – and the « incredible chemistry between the two » was apparent to many TV observers.

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laurence ferrariLaurence Ferrari: has formed a ‘close and loving relationship’ with France’s bachelor president Nicolas Sarkozy

« They were both flirting for France, » said a source at Canal Plus, the TV channel where Miss Ferrari works.

« Laurence wore a low-cut black blouse and Sarkozy loved every minute of it. They got on like a house on fire and have been seeing each other ever since. Both are single people, so they have every right to enjoy each other’s company.

laurence ferrariLaurence Ferrari has enjoyed candlelit liaisons with the French leader

« They appear to have a close and loving relationship. Laurence would make a fantastic first lady. Sarkozy is a very lucky man. »

Sources in Morocco say Miss Ferrari was even spotted at the president’s hotel in Marrakesh during a private trip to North Africa earlier this month.

Yet although there is overwhelming evidence that Mr Sarkozy and Miss Ferrari are now dating, the notoriously cautious French media has been reluctant to report details.

The country has strict privacy laws, and Mr Sarkozy is known to have got at least one editor sacked for publishing pictures of his ex-wife, Cecilia, cavorting with a lover in New York.

And when Mr Sarkozy had an affair with journalist Anna Fulda two years ago she was moved from her usual beat covering his UMP party for Le Figaro newspaper, so there would be no conflict of interest.

Instead, it has been left to the Belgian, Swiss and even Moroccan Press to report the fledgling romance, with French websites following up the reports on a daily basis.

Mr Sarkozy and Cecilia divorced last month after she said she no longer wanted to be France’s first lady.

Cecilia is said to have moved to London to get away from the media spotlight in her home country. And she has admitted an affair with Moroccan-born public relations man Richard Attias while she was still married to Mr Sarkozy.

Mr Sarkozy has been married twice, and has three sons and two step-daughters.

Miss Ferrari, meanwhile, is said to be obsessed by public life and loves the limelight.

A politician’s daughter, she completed a Press officer’s diploma in Lyon in the mid- Eighties, before studying politics at the Sorbonne University. Between 2000 and 2006 she presented the Seven To Eight TV show with Hugues, the father of their two children, Baptiste, 13, and Laetitia, 11.

« Ferrari and Hugues were the Ken and Barbie of French television, so seeing them split up has come as a huge shock to everyone, » said the Canal Plus source.

« They announced their divorce on a TV listings website this week, which indicates how professionally driven they are. »

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sarkozy cecilia nicolasThe President’s women: Nicolas Sarkozy with his ex-wife Cecilia

The divorcees run their own production company, Story Box Press, and the source added: « Amazingly they’re still going to be working together on some television projects. »

Mr Sarkozy is known for his love of designer goods and one political source in Paris said: « It’s typical of Sarko to grab himself a trophy girlfriend called Ferrari. »

Neither Miss Ferrari nor Mr Hugues would discuss their divorce. An Elysee Palace spokesman said Mr Sarkozy’s personal life was « not open for discussion ».

http://www.dailymail.co.uk/pages/live/articles/news/worldnews.html?in_article_id=496163&in_page_id=1811

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Christian Folly Kossi : L’Etat Camerounais a rendu pathétique le cas de la Camair

novembre 23, 2007
21.11.2007

 

33753b.gifLe secrétaire général de l’Aacta scrute le ciel africain et camerounais.

Propos recueillis Par Léger Ntiga à Nairobi

Quelle appréciation faites-vous de l’état des lieux du ciel africain?

L’état des lieux dont vous parlez est très simple. Il correspond à l’Afrique géographique de sorte que la partie septentrionale du continent dispose de compagnies compétitives qui partagent le marché avec l’Europe presque à égalité. Cette situation a pour éliment essentiel, une politique touristique affirmée. Ceci veut dire que les pays du Maghreb ont des produits sur lesquels sont adossées les activités des compagnies aériennes de transport. Ils ont des produits à offrir au monde et une communication conséquente.
A côté de cette partie du continent, on a l’Afrique orientale qui est représentative avec deux compagnies de transport aérien principalement. Il s’agit de Ethiopian Airlines qui, depuis 60 ans connaît un succès que personne ne peut lui contester et Kenya Airways qui, depuis dix ans fait la fierté de l’Afrique. On constate le même succès pour South Africa Airways en Afrique australe. Dans cette répartition, l’Afrique centrale et occidentale notamment francophone, ne représente rien. Au contraire, elle est dominée par Air France comme on retrouve Klm et British Airways dans les autres Afrique.

Qu’est-ce qui, à votre avis explique cette situation?

Elle s’explique par le déséquilibre des capacités entre compagnies du Nord et celle du continent dont le plateau technique est généralement faible. Vous ne pouvez par exemple pas aller à la compétition avec un avion et demi. L’heure interpelle donc les Etats à plus de vision. Il s’agit de mettre en place des compagnies multinationales pour ne pas retomber dans les travers une forte participation des privés si l’on est d’accord que les Etats n’ont pas vocation à produire ce type de richesse. Il faut impérativement que les pays renoncent à la mise en place des compagnies

pour la seule fierté des tenants du pouvoir politique ou sous la forme de Air Afrique.

Que dites-vous de l’absence à ces assises du Cameroun et de toute l’Afrique centrale?

Il faut plutôt parler de l’Afrique noire francophone à quelques exceptions près. Je dois avouer que je suis franchement désolé pour cette partie du continent qui ne trouve pas d’intérêt à ce type de forum pourtant où l’on apprend mieux que qu’à Harvard. Il ne faut pas pour cela, garder la tête sur le guidon lorsqu’on est dans des difficultés. Il faut la lever pour visualiser l’environnement de la route, recourir aux autres usagers qui peuvent aider à apporter un conseil. C’est pour cela j’en appelle à leur participation aux assises de ce genre, comme pour toutes les réunion de l’Aacta. Car, unis, nous sommes forts et pouvons être compétitifs face aux autres concurrents. Solitaires, on est bien plus fragile et voué à, l’échec ainsi que le démontre un passé récent.

Comment appréciez-vous les difficultés du Cameroun à privatiser Camair?

On connaît le problème de Camair pour lequel le gouvernement camerounais ne veut pas mobiliser l’enveloppe qu’il faut pour la relance saine. Mais ne veut pas s’en séparer comme le lui recommande les bailleurs de fonds. C’est pour cela que nous pensons que le gouvernement camerounais a rendu pathétique, la situation de cette entreprise en donnant l’impression qu’il tient à elle comme à la prunelle des yeux. L’Etat camerounais doit se faire violence et laisser cette entreprise même aux privés camerounais comme l’a fait l’Etat kényan avec Kenya Airways. La principale richesse de Camair étant son réseau, la relance, si elle se fait dans des conditions saines, ne devrait connaître que des difficultés conjoncturelles. Ceci devant être rapidement corrigé si l’Etat facilite l’éclosion d’une activité touristique et des infrastructures adéquates. Cette vision des politiques rendra la destination Cameroun bénéfique à Camair.

http://www.camerounlink.net/fr/news.php?nid=33753


ATELIER SUR L’ÉDUCATION POUR LES POPULATIONS RURALES EN AFRIQUE

novembre 22, 2007

FAO, Rome – 28-29 novembre 2007

De hauts responsables des ministères de l’Éducation et de l’Agriculture d’une dizaine de pays africains participeront à un atelier sur l’éducation pour les populations rurales en Afrique qui se tiendra au siège de la FAO , à Rome, les 28 et 29 novembre 2007.

L’atelier est organisé par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA), en collaboration avec l’UNESCO, les ministères français de l’Agriculture et des Affaires étrangères et l’Institut de la Banque mondiale et avec le soutien de la direction générale de l’Italie pour la coopération au développement (DGCS).

Les discussions porteront avant tout sur les progrès accomplis depuis septembre 2005, date à laquelle s’était tenue la réunion ministérielle sur l’éducation pour les populations rurales, à Addis-Abeba. Des rapports pays élaborés par les ministères concernés et les organismes compétents seront examinés à cet effet.

L’éducation pour les populations rurales est une priorité stratégique dans la lutte contre l’extrême pauvreté, la faim et l’analphabétisme et pour la promotion du développement rural. Dans les zones rurales, l’illettrisme entrave le développement, compromet la sécurité alimentaire, la productivité et la santé et réduit les possibilités d’amélioration des moyens d’existence. Aujourd’hui, 100 millions d’enfants dans le monde – des ruraux majoritairement – se voient toujours dénier la possibilité d’aller à l’école.

La FAO (www.fao.org) est l’agence leader des Nations unies pour l’initiative globale en faveur de l’éducation pour les populations rurales (EPR).

L’ADEA (www.adeanet.org) est un acteur clé dans les processus de dialogue, de partage et d’apprentissage pour la transformation qualitative de l’éducation en appui au développement de l’Afrique. Elle œuvre pour le développement de politiques éducatives efficaces, conçues et développées par les africains.

L’Afrique du Sud, le Burkina Faso, l’Éthiopie, la Guinée , le Kenya, Madagascar, le Mozambique, le Niger, l’Ouganda, le Sénégal et la Tanzanie participeront à cet atelier.

Pour votre accréditation
Veuillez contacter le bureau des relations avec la presse de la FAO  :

FAO-Newsroom@fao.org
Téléphone : (+39) 06 570 53625 ; Télécopie : (+39) 06 570 53729

L’atelier se déroulera en anglais et en français.

Pour toute information, merci de contacter :

Thanh-Hoa Desruelles

Responsable communication et publications, ADEA

Téléphone : +33/ 145 03 77 69   ou +33/ 684 49 73 95

Courrier électronique : th.desruelles@iiep.unesco.org

ou

Pierre Antonios

Relations médias, FAO

Téléphone : (+39) 06 57053473

Courrier électronique : pierre.antonios@fao.org 

 MEDIA ADVISORY

 WORKSHOP ON EDUCATION FOR RURAL PEOPLE IN AFRICA
to be held at
FAO, Rome, 28-29 November 2007

 High-level officials from the Ministries of Education and Agriculture of more than 10 African countries will participate in a workshop on education for rural people in Africa to be held at FAO Headquarters, Rome , on 28 and 29 November 2007.

 The workshop is co-organized by the UN Food and Agriculture Organization (FAO) and the Association for the Development of Education in Africa (ADEA) in collaboration with UNESCO, the French Ministries of Agriculture and Foreign Affairs and the World Bank Institute (WBI) and with the support of the Italian Development Cooperation (DGCS).

 The workshop will focus on progress made since the Ministerial meeting on education for rural people held in Addis Ababa in September 2005. Country reports prepared by the concerned Ministries and the relevant agencies will be examined.   

Education for rural people is a strategic priority in the fight against extreme poverty, hunger and illiteracy and for promoting rural development. In rural areas, illiteracy hinders development and food security, threatens productivity and health and limits opportunities to improve livelihoods. Worldwide, 100 million children, the majority living in rural areas, are still being denied the opportunity of going to school.

 FAO (www.fao.org) is the lead UN agency for the global Education for Rural People (ERP) initiative.

 ADEA (www.adeanet.org) promotes the development of effective education policies based on African leadership and ownership. It has become a leader in the processes of dialogue, sharing and learning for the qualitative transformation of education in support of Africa ’s development.

 African countries participating in the workshop are: Burkina Faso , Ethiopia , Guinea , Kenya , Madagascar , Mozambique , Niger , Senegal , South Africa , Tanzania and Uganda .

 For media accreditation
Please contact the FAO Media Relations Office:

FAO-Newsroom@fao.org, Tel: (+39) 06 570 53625, Fax: (+39) 06 570 53729

The workshop will be conducted in English and French.

For media queries, please contact:

Ms Thanh-Hoa Desruelles

Communication and Publications Officer

ADEA

Tel : +33/ 145 03 77 69  or +33/ 684 49 73 95 (cell phone)

e-mail: th.desruelles@iiep.unesco.org

Or

Pierre Antonios

Media Relations, FAO

Tel: (+39) 06 57053473

e-mail: pierre.antonios@fao.org


Invitation

novembre 20, 2007

INVITATION

A l’occasion du lancement des deux coffrets

« LES GRANDES VOIX DU SUD »

co-édités par CULTURESFRANCE, RFI et Frémeaux & Associés

Le club des auditeurs de RFI-Paris,

en partenariat avec

CULTURESFRANCE, la Maison des Cultures du Monde et RFI

vous invite à une soirée débat :

« Les grandes voix du Sud, poésie d’hier et d’aujourd’hui »

Vendredi 30 novembre de 19 heures à 21 heures

Théâtre de la Maison des Cultures du Monde

101 bd Raspail 75006 Paris

Contact

Mme Michèle Rakotoson Conseillère :01 44 30 89 70 michele.rakotoson@rfi.fr

Mme Jacqueline Papet Sevrétaire Générale: 06 07 76 58 55 jpapet@club-internet.fr

M Nicolas Abena : Président du Club des Amis de Rfi Paris Île de France 06 24 65 4554 clubrfiparis@yahoo.fr


Arrivé à Paris, Hugo Chavez se dit « certain » qu’Ingrid Betancourt est « vivante »

novembre 20, 2007

PARIS – Arrivé lundi soir à Paris avant d’évoquer ce mardi la situation d’Ingrid Betancourt avec Nicolas Sarkozy, le président vénézuélien Hugo Chavez a réaffirmé que la sénatrice franco-colombienne, otage des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), est « vivante ».

« Ingrid est vivante, j’en suis certain », a déclaré le président vénézuélien à des journalistes devant son hôtel parisien. Ses propos étaient retransmis en direct sur la télévision publique vénézuélienne.

Hugo Chavez rencontrera mardi Nicolas Sarkozy à l’Elysée pour faire le point sur sa médiation avec les FARC en vue de la libération d’Ingrid Betancourt.

Lundi soir, il a fait part de son optimisme quant à l’issue de son action. « Je crois vraiment que nous allons parvenir à un accord » avec les FARC, a-t-il affirmé. « Cela ouvrirait la voie à la paix en Colombie ».

Hugo Chavez a déjà assuré à plusieurs reprises être persuadé qu’Ingrid Betancourt est en vie, mais reconnaît toutefois ne pas en avoir eu jusqu’ici la preuve formelle.

« Nous attendons la preuve », a-t-il affirmé lundi soir, précisant que le commandant des FARC Manuel Marulanda, qui lui a envoyé récemment un télégramme, lui avait demandé de dire à Nicolas Sarkozy qu’Ingrid Betancourt « est bien traitée ». « J’ai confiance en la parole de Marulanda », a-t-il confié, ajoutant qu’il estimait que Nicolas Sarkozy avait un rôle important à jouer dans ce dossier.

Dans un courrier électronique envoyé à la presse lundi, les FARC ont diffusé une retranscription d’un entretien avec Luciano Marin Arango, membre des FARC connu sous le nom de guerre d’Ivan Marquez, qui a rencontré le président vénézuélien le 8 novembre.

Marquez y affirme avoir dit à Chavez que Marulanda « avait donné l’ordre d’envoyer une preuve de vie quand cela sera possible alors que se déroulent d’intenses combats dans le sud (de la Colombie), afin qu’elle puisse être transmise aux familles des prisonniers ».

« C’est quelque chose d’urgent et j’apporte beaucoup d’éléments pour discuter avec Nicolas Sarkozy », a plus tard précisé Hugo Chavez lors d’un entretien téléphonique avec la télévision vénézuélienne, soulignant qu’il tentait de rapprocher « des positions très arrêtées ».

Mais « nous avons avancé », a-t-il encore affirmé, sans fournir de précisions. « Le jeu est d’une certaine mesure devenu un peu plus flexible. Par de petites ouvertures, je pense que nous pouvons avancer ».

Pour libérer certains de leurs otages, les FARC exigent du président colombien Alvaro Uribe un échange de prisonniers avec leurs membres détenus dans les prisons colombiennes. « J’espère vraiment que nous pourrons y parvenir », a déclaré Hugo Chavez lundi soir à Paris.

La famille d’Ingrid Betancourt sera reçue mardi après-midi par Nicolas Sarkozy, puis par Hugo Chavez. AP

jp/fz


novembre 20, 2007

Bakassi: Les non-dits de l’attaque contre le cameroun

Click to jump to 'Le Messager'DOUALA – 19 NOVEMBRE 2007
© H. Foimoukom et A. N. Awana, Le Messager

Contestation de la version officielle par les hommes sur le terrain.

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bakassi_hand_over_22_afp_hp_225.jpgEn fin de semaine dernière, nous avons été faire une visite au Bataillon blindé de reconnaissance (Bbr) à Douala. Occasion idoine pour discuter avec des hommes de rang. Leurs positions sur les événements survenus à Bakassi le 12 novembre dernier sont en totale contradiction avec la hiérarchie militaire du pays. Les hommes de rang s’insurgent d’emblée contre le communiqué signé du secrétaire général de la présidence de la République, relatif à l’attaque du Cameroun du côté de Bakassi. “ Les gens s’asseyent à Yaoundé et écrivent des choses qui n’ont rien à voir avec la réalité du terrain. On parle de dix assaillants tués. Où sont les corps de ces gens-là ? Sachez qu’à partir des balles retrouvées sur les victimes, l’on peut remonter la filière jusqu’à ses origines. Pourquoi ne va-t-on pas droit au but ? ”. Notre interlocuteur est vraiment amer. Il dénonce l’armée nigériane. “ On cherche loin, alors que les auteurs sont connus. Ils nous connaissent très bien. Ils nous espionnent au quotidien. Généralement ils sont en civil. Nous les connaissons bien ”. Et pourquoi laisser faire ? “ Si vous les arrêtez, vous faites la prison militaire à Buéa. On est obligé de laisser faire. Et voilà le type de résultat ”. Les militaires de rang sont exaspérés par les pertes en vies humaines enregistrées à Bakassi la semaine dernière. “ Voilà des chefs de famille qu’on perd pour rien. On aurait pu éviter ça. Les militaires nigérians ont beaucoup de chance. Si notre hiérarchie pouvait nous laisser les mains libres. Pour que l’armée nigériane sache de quel bois on se chauffe ”. Et de finir en rejetant la responsabilité sur les autorités. “ De toutes façons, il revient aux personnalités d’arranger la situation. Si le pays se porte bien, on le doit aux autorités civiles. Si le pays se porte mal, on le doit également aux civils. Nous vous regardons faire ”.

Les récriminations des hommes de rang mettent ainsi en exergue la cassure entre la tête et la base de l’armée. La hiérarchie militaire est-elle informée du ras-le- bol de la base ? Pourquoi le ministre d’Etat secrétaire général de la présidence de la République choisit délibérément de travestir les données du terrain ? La même duplicité est aussi visible du côté des autorités nigérianes. Abuja attribue l’attaque aux rebelles armés du delta du Niger. Les autorités nigérianes veulent ainsi éloigner les soupçons sur leur armée. Mais, les boucs émissaires – rebelles du delta du Niger – ne se laissent pas faire. Ils démentent quelque implication dans l’attaque survenue lundi dernier. On peut dès lors comprendre l’embarras des autorités des deux pays. Décidément, Bakassi reste une patate chaude de part et d’autre de la frontière entre le Cameroun et le Nigéria.

Temoignage: Un habitant de la région fait des révélations sur l’incident survenu le 12 novembre dernier.

“ Les assaillants ont promis de revenir ”

Vous êtes un habitant de Bakassi. Vous avez des entrées au sein de l’armée. Pouvez-vous nous dire ce que vous savez de cette attaque contre l’armée camerounaise ?

Les militaires camerounais entretenaient un trafic de munitions avec les terroristes appelés Bayassa. L’ancien commandant travaillait de connivence avec eux. La dernière fois, les Bayassa ont donné de l’argent et au moment de venir chercher les munitions, les deux messagers ont trouvé un nouveau commandant. Ils ont cru que celui-ci était dans la même sauce. Malheureusement, ce n’était pas le cas. Les deux messagers ont donc été arrêtés et transférés à Yaoundé. Les Bayassa ont appris cela. Ils ont demandé la libération de leurs frères et le remboursement de leur argent. Ils l’ont fait savoir aux militaires camerounais. Comme rien n’avait été fait, ils ont donc décidé de mener une expédition punitive.

Comme le lundi est jour de ravitaillement, ils ont organisé un guet-apens et ont tiré sur la pirogue de ravitaillement. Seul le pilote, qui avait été effleuré par une balle sur le front, a pu s’échapper en tombant dans l’eau. On a tué tous ses camarades. Les assaillants ont porté la tenue camerounaise et ils ont pris la direction du camp. En les voyant arriver, les militaires camerounais du camp ont cru qu’il s’agissait de leurs camarades. Les Bayassa en ont profité pour créer la surprise. Ils ont ouvert le feu. On n’a rien pu faire face à cette attaque car nos militaires n’avaient pas d’armes. Les Bayassa sont repartis sains et saufs. Sur place, il y a eu 21 morts et 10 blessés. Hier encore [jeudi 15 novembre, Ndlr], nous avons enregistré deux morts parmi les blessés.

On a des versions différentes sur l’identité des assaillants. Avez-vous des éléments qui vous permettent d’affirmer que ce sont bien les Bayassa ?

Ce qui nous a fait croire que ce sont les gars Bayassa, c’est que les assaillants ont tué sur le chemin du retour deux policiers nigérians de l’émigration, brûlé leur pirogue, et égorgé un douanier nigérian. Ils ont lancé un ultimatum selon lequel ils reviendront pour chercher leur argent et libérer leurs frères arrêtés. Je précise que les deux Bayassa détenus par l’armée camerounaise venaient chercher les munitions.

Peut-on avoir une idée du montant de l’argent versé par les acheteurs de munitions ?

Jusqu’à présent, aucun chiffre n’est révélé. L’argent avait été remis entre les mains du commandant qui n’est plus là. Lui seul savait combien il avait reçu. Nous avons essayé de trouver les gars avec qui le commandant trafiquant travaillait. Mais, il est difficile d’y parvenir. Peut-être que les enquêtes vont déterminer qui ils sont.

Parlez-nous un peu des Bayassa. Qui sont-ils, d’où viennent-ils ?

Ils sont au cœur du Nigeria. La raffinerie se trouve dans leur fief. C’est des gens qui ont promis au président nigérian que le pays ne sera jamais tranquille tant qu’ils n’ont pas pris le pouvoir.

Vous parlez de trafic de munitions. De quand cela date et comment cela se passe-t-il exactement ?

Ce trafic existe depuis que le problème de Bakassi a commencé. Mais il s’est intensifié depuis que le litige a été tranché en faveur du Cameroun. Les militaires camerounais ne faisaient plus grand-chose avec les munitions. Et ils ont trouvé en ce trafic un moyen de se faire de l’argent. Les personnes impliquées sont aussi bien les hauts responsables de l’armée à Bakassi que les moins gradés. Je pense que seules les enquêtes pourront donner plus d’informations.

Vous qui êtes un habitant de la région, comment les populations de Bakassi vivent cette situation ?

Depuis l’attaque, on a fermé le passage du cric. Avant cet incident, presque tout le monde passait par là pour voyager. On a donc suspendu cette voie. Le trafic entre la zone et le Nigeria est interrompu et il faut passer en haute mer. Le mouvement est mort. Et puis, il y a de vives tensions. Les militaires en premier. Ils sont de plus en plus anxieux car ils attendent une autre attaque. Un détachement a été envoyé à Bakassi. La population camerounaise est très remontée contre les Nigérians. Il y a eu pendant quelques jours des scènes de provocation où des Camerounais attaquaient physiquement leurs voisins nigérians. Le sous-préfet a dû demander aux gens de garder leur calme. Mais la tension persiste.


Newsletter RFI

novembre 19, 2007

les revues de presse: France, Afrique, Asie, économie, des hebdomadaires

Les éditos et les chroniques à lire :

Chronique des matières premières

La tentation du charbon



Les éditos et les chroniques à écouter :

Reportage Afrique

Ouganda, les jeunes fuient l’enrôlement de force des insurgés de Nkunda

«Les élèves du secondaire ont fui car les insurgés avaient tendance à les attraper pour leur donner une formation militaire. Les écoles sont totalement fermées.»


Reportage International

Pakistan, les jeunes manifestent malgré l’état d’urgence

«Cette manifestation, nous l’avons organisée en s’envoyant des méls et des sms. Nous ne pouvons plus communiquer comme avant.»


Reportage France

Ingrid Betancourt : un concert d’espoir et de résistance

«Ce n’est plus un concert de soutien, c’est un concert d’espoir, ce n’est plus un concert de colère, c’est un concert d’enthousiasme.»

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