IFJ Says Intimidation of Journalist Must End in Guinea Bissau
janvier 18, 2008INTERNATIONAL FEDERATION OF JOURNALISTS
Media Release
17 January 2007
IFJ Says Intimidation of Journalist Must End in Guinea Bissau
The International Federation of Journalists (IFJ) today condemned the recent intimidation of the journalist Albert Dabo in Guinea Bissau by the chief of the national navy Rear Admiral Jose Américo Bubo Na Tchuto and the anonymous death threats the reporter has received by phone.
Dabo started receiving threats last June after Tchuto accused him of falsely attributing to the navy chief the allegation that soldiers are implicated in drug trafficking. The accusations stem from an interview for a British television in which the journalist acted as an interpreter for Tchuto. The navy chief also filed suit against Dabo last August in criminal court. The trial is still pending.
“These threats against Albert are an attempt to silence journalists covering drug trafficking in Guinea Bissau,” said Gabriel Baglo, Director of the IFJ Africa office. “The court case against our colleague is yet another attempt at intimidation. We are calling on the government to take action to put an end to the criminal suit and to end the intimidation Dabo and other investigative journalists in the country face.”
Dabo, who works with Reuters and the private radio station Bombolom Fm, has been receiving death threats since June. Because of the seriousness of these threats he was briefly in hiding. The threats have continued.
On January 7, Tchuto stopped his car in traffic in the capital city of Bissau and showed his fist in a threatening way to Dabo. A few hours later, the journalist received a death threat by phone.
After the navy chief launched a complaint against him, Dabo was charged on August with libel, violating state secrets, libellous denunciation, abusing press freedom and colluding with foreign journalists.
For further information contact the IFJ: +221 33 842 01 43
The IFJ represents over 600,000 journalists in 120 countries
PR
COMMUNICADO DE IMPRENSA
17 de Janeiro de 2008
A FIJ Apela a deixar as ameaças contra um jornalista na Guiné-Bissau
A Federaçao Internacional dos jornalistas (FIJ) condenou hoje os recentes actos de intimidaçäo do jornalista Albert Dabo na Guiné-Bissau pelo o Chefe da Marinha Nacional, o Contra Almirante José Americo Bubo Na Tchuto, assim como as ameaças de morte anonimas que o jornalista recebeu atravès do téléfone.
Senhor Dabo começou a receber as amaeças em Junho passado quando senhor Tchuto acuso-lhe de lhe ter atribuido culpa as alegaçoes segundo o qual os soldados estâo implicados no tràfico da droga. As acusaçoes estavam baseadas sobre uma entrevista por uma televisâo britânica no qual o jornalista serviu de interprete. O chefe de Marinha engajou igualmente as perseguiçoes contra Senhor Dabo em Agosto passado no tribunal criminal. O processo esta ainda em curso.
“Estes ameaças contra Albert Dabo é uma tentativa para fazer calar os jornalistas que fazem a cobertura do tràfico da droga na Guiné-Bissau”, declarou Gabriel Baglo, Director do Bureau Africa da FIJ. “O processo contra o nosso colega é uma tentativa de intimidaçâo. E por isso, que nos pedimos ao Governo de tomar suas medidas para pôr um termo a esta perseguiçâo penal e as intimidaçoes que Dabo e outros jornalistas de investigaçâo confrontam no pais”.
Albert Dabo, que trabalha com Agência Reuters e com a estaçâo da radio privada Bombolom FM, recebeu as ameaças de morte desde do mês de Junho.
Em razao da gravidade destas ameaças, ele tinha entrado na clandestinidade durante um certo periodo, mais as ameaças recomeçaram.
No dia 7 de janeiro de 2008, senhor Tchuto parou sua viatura na circulaçâo na capital de Bissau, e mostrou seu punho de uma maneira ameaçadora ao senhor Dabo. Algumas horas mas tarde, o jornalista recebeu uma ameaça de morte por telefone.
Apos a queixa do Chefe da Marinha contra Dabo, este ultimo foi inculpado em Agosto por difamaçäo, violaçâo de segredos de Estado, denuncias calomniosas abusos de liberdade de imprensa e colusâo com os jornalistas estrangeiros.
Para mas informaçoës, é favor de contractar o numero + 221 33 842 01 43
A FIJ representa mais de 600.000 jornalistas nos 120 paises do mundo.
FR
FEDERATION INTERNATIONALE DES JOURNALISTES
Communiqué de presse
17 janvier 2008
La FIJ appelle à cesser les menaces contre un journaliste en Guinée Bissau
La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a condamné aujourd’hui les récents actes d’intimidation du journaliste Albert Dabo en Guinée-Bissau par le chef de la marine nationale, le Contre-amiral José Américo Bubo Na Tchuto, de même que les menaces de mort anonymes que le journaliste a reçu par téléphone.
M. Dabo a commencé à recevoir des menaces en juin dernier lorsque M. Tchuto l’a accusé de lui avoir attribué à tort des allégations selon lesquelles des soldats seraient impliqués dans un trafic de drogue. Les accusations étaient basées sur une interview pour une télévision britannique dans laquelle le journaliste a servi d’interprète. Le chef de la marine a également engagé des poursuites contre M. Dabo en août dernier à la cour criminelle. Le procès est encore en cours.
« Ces menaces contre Albert sont une tentative pour faire taire les journalistes couvrant le trafic de drogue en Guinée Bissau », a déclaré Gabriel Baglo, Directeur du bureau Afrique de la FIJ. « Le procès contre notre collègue est une tentative d’intimidation. C’est pourquoi nous demandons au gouvernement de prendre des mesures pour mettre un terme à cette poursuite pénale et aux intimidations que Dabo et d’autres journalistes d’investigation font face dans le pays.»
Albert Dabo, qui travaille avec l’agence Reuters et avec la station de radio privée Bombolom FM, reçoit des menaces de mort depuis le mois de juin. En raison de la gravité de ces menaces, il était entré dans la clandestinité pendant une brève période mais les menaces ont recommencé.
Le 7 janvier, M. Tchuto a arrêté sa voiture dans la circulation dans la capitale Bissau et a montré son poing de façon menaçante à Dabo. Quelques heures plus tard, le journaliste a reçu une menace de mort par téléphone.
Suite à la plainte du chef de la marine contre M. Dabo, ce dernier a été inculpé en août pour diffamation, violation de secrets d’État, dénonciation calomnieuse, abus de la liberté de la presse et collusion avec des journalistes étrangers.
Pour plus d’informations, merci de contacter le + 221 33 842 01 43
La FIJ représente plus de 600 000 journalistes dans 120 pays dans le monde
Célestin Bedzigui: “Modifier la constitution serait un crime politique de haute trahison.”
janvier 1, 2008TOGO: Les hospitaliers au secours des associatifs, les patients applaudissent
décembre 26, 2007LOME, 18 décembre 2007
- Depuis plus d’un an, un réseau togolais de personnes infectées au VIH organise régulièrement des rencontres entre soignants associatifs et hospitaliers pour leur permettre de partager leurs connaissances et ainsi améliorer la prise en charge des patients séropositifs.
Tous les derniers mercredis de chaque mois depuis 2006, des professionnels de la santé associatifs et hospitaliers se retrouvent au siège du Réseau des associations de personnes vivant avec le VIH au Togo, le RAS +, à Lomé, la capitale togolaise.
Cette initiative est partie du constat qu’en dépit de leur engagement et de leur bonne volonté, certains soignants associatifs n’avaient pas toujours tous les outils et connaissances nécessaires pour une bonne prise en charge du VIH/SIDA, ce qui avait pour effet de surcharger les soignants hospitaliers, au détriment des personnes vivant avec le VIH.
« Nous avons eu cette idée pour aider les personnes vivant avec le VIH afin que leurs souffrances soient amoindries et que les soignants puissent être plus efficaces », a expliqué à IRIN/PlusNews Augustin Dokla, président du RAS+, qui regroupe une dizaine d’organisations dans le pays.
Chaque mois, un spécialiste, entre autres des différentes affections opportunistes liées au VIH/SIDA, est invité, a expliqué M. Dokla. Chacun d’entre eux fait un exposé dans son domaine, et les soignants associatifs, au regard des difficultés qu’ils rencontrent dans la prise en charge médicale de leurs patients séropositifs, posent des questions.
Lors d’une de ces rencontres, organisée fin octobre, les soignants venus des différentes associations et ONG, appartenant au RAS + ou non, ont suivi un exposé du docteur Koussake Kombate, dermatologue, qui a détaillé un certain nombre d’affections cutanées liées au VIH/SIDA.
Mme Kombate a expliqué aux soignants l’importance de traiter rapidement les affections cutanées, d’un point de vue clinique mais aussi social. « La peau est un organe qui est [visible] et ses affections peuvent entraîner des comportements stigmatisant » a-t-elle souligné.
La difficulté d’établir un diagnostic a été évoquée par des soignants associatifs lors de cette rencontre.
« J’ai reçu un matin un cas de gale norvégienne, mais je ne m’en suis pas rendu compte », a regretté le docteur Yema D’almeida, de l’ONG Promotion développement humain (PDH), une ONG qui assure une prise en charge médicale des personnes vivant avec le VIH dans la banlieue nord de Lomé.
Pour aider les soignants à reconnaître les différentes affections de la peau et celles qui peuvent prêter à confusion, Mme Kombate a montré des images de certaines d’entre elles. « La dermatologie est la bête noire [des soignants] et les lésions sont difficiles à reconnaître », a-t-elle reconnu.
Répondre aux besoins des patients
Lors de la rencontre au siège du RAS+, Leopold Agagah, assistant médical de l’ONG locale Action contre le sida (ACS), a confié son désarroi face à un de ses patients dont l’état de santé ne s’améliorait pas.
« [Mon patient] infecté au VIH a des tumeurs de kaposi, il n’arrive pas à porter des chaussures et son mal ne s’améliore pas, pourtant il est sous ARV [antirétroviraux] depuis deux ans », a-t-il raconté.
Le docteur Kombate et d’autres intervenants lui ont alors conseillé de vérifier si le patient respectait scrupuleusement son traitement ARV : si c’était le cas, de penser à un changement de traitement, ou sinon, de l’aider à corriger le tir.
« Avec les échanges lors de nos réunions et les conseils du docteur Kombate, je sais désormais comment m’y prendre », a affirmé M. Agagah, soulagé.
Les soignants ont salué l’existence de ce cadre de concertation entre personnels de santé. « Cette rencontre nous permet de revoir des choses que nous avons apprises et que nous avons oubliées » a témoigné le docteur D’almeida.
Pour ce médecin, rencontrer régulièrement ses pairs spécialisés est une occasion d’approfondir ses connaissances mais également d’aider les patients à limiter leurs frais, car un médecin ou un soignant qui maîtrise bien sa matière fait des prescriptions adéquates et permet aux patients de ne pas faire de dépenses superflues en achat de médicaments, a-t-il noté.
Parmi les maladies dont les signes cliniques peuvent induire le personnel de santé en erreur figure la cryptococcose méningée, une infection opportuniste du cerveau, souvent associée au sida, qui peut engager le pronostic vital du patient si elle n’est pas soignée à temps.
Cette infection se manifeste très souvent par des céphalées (maux de tête) : les soignants, pour la plupart, ont reconnu qu’ils préconisaient alors en général des traitements contre le paludisme, endémique au Togo comme dans de nombreux pays de la région.
« Quand je recevais des patients qui se plaignaient de céphalées, je ne pensais pas souvent à la cryptococcose méningée, mais avec les rencontres avec des médecins spécialisées, je réagis mieux », a affirmé le docteur D’almeida.
Ces rencontres, qui réunissent des participants venus de différentes régions du pays, ont permis à de nombreux soignants de s’attaquer plus tôt à certaines infections liées au VIH/SIDA dont souffraient leurs patients et donc de leur permettre d’en guérir plus rapidement, s’est félicité M. Dokla.
« Aujourd’hui, quand ils ont leurs patients, [les soignants] ne passent pas quatre chemins pour établir leur diagnostics, ils vont droit au traitement adéquat », a-t-il dit.
L’initiative, soutenue par TIDES, une fondation américaine, permet aussi d’améliorer les relations entre soignants, en les aidant à prendre conscience des difficultés auxquelles chacun est confronté et de se faciliter la tâche. En un an, de nombreux médecins, infirmiers, sage femme et assistants médicaux ont pu se rencontrer et faire connaissance.
« Parfois, pour éviter aux patients de faire de longues queues ou d’aller chercher les médecins en vain, nous appelons nos collègues pour leur prendre des rendez-vous », a dit M. Agagah.
Le mardi 12 février, une dame nous a demandé de rebrousser chemin, non loin d’une barrière sur la route, parce que nous étions sur une voie privée, mais on apercevait au loin la maison de Polycarpe Abah Abah. Sur le chemin du retour, un homme nous a invité à venir dans son boukarou pour converser et nous nous sommes retrouvés, le moto-taxi et moi, au milieu d’une meute menaçante de gens qui disaient que je devais être lynché si j’étais un journaliste. Je me suis alors présenté comme un étudiant mais ils ont arraché téléphone et dictaphone avant de me ramener en ville et me remettre aux gendarmes.
Publié par lijaf
Publié par lijaf
Publié par lijaf