Le Tchad dit non à la liberation des membres de l’Arche de Zoé

novembre 14, 2007

Par Par Sonia ROLLEY et Ali ABBA KAYA AFP – il y a 1 heure 26 minutes

1434628603-tchad-la-justice-refuse-la-liberation-des-membres-de-l.jpgN’DJAMENA (AFP) – L’espoir d’une libération prochaine s’est envolé mercredi pour les six Français de L’Arche de Zoé incarcérés à N’Djamena, avec le rejet du juge de leur accorder une mise en liberté provisoire, alors qu’une violente manifestation anti-française a secoué la capitale tchadienne.

“Eu égard à la gravité des faits, la mise en liberté provisoire des inculpés risque de nuire à la manifestation de la vérité et à l’ordre public”, a estimé le juge d’instruction chargé de ce dossier controversé, cité par une source judiciaire.

Le juge souligne que “les dépositions des parties civiles ne sont pas encore reçues” pour asseoir sa décision, selon cette source.

Les avocats des six Français vont faire appel de ce rejet, a annoncé un de leurs défenseurs, Me Gilbert Collard, qui a souligné qu’à cette occasion “la décision souveraine d’un juge a pu s’exprimer”.

Une polémique avait surgi au Tchad sur l’indépendance de la justice à l’égard du pouvoir lors des libérations de onze des 21 inculpés dans cette affaire.

Les onze libérés sont trois journalistes français, sept membres espagnols de l’équipage d’un avion affrété par l’association pour transporter 103 enfants d’Abéché (est du Tchad) en France et un pilote belge ayant convoyé les enfants de la frontière tchado-soudanaise à Abéché. Ils ont regagné leurs pays mais restent inculpés au Tchad.

Les six membres de l’organisation Arche de Zoé sont inculpés d’enlèvement de mineurs et escroquerie. Trois responsables tchadiens, inculpés de complicité, ont vu également leur requête rejetée. Un quatrième n’avait pas déposé de demande de mise en liberté. Tous restent incarcérés à N’Djamena.

Cette décision du juge, initialement attendue mardi, a été rendue alors que la capitale tchadienne a été secouée par une manifestation anti-française d’une ampleur et d’une violence inégalées jusqu’à présent.

Plus d’un millier de manifestants se sont rassemblés sur la place de l’Indépendance au coeur de la ville. Jusqu’à présent les manifestations contre “les agissements de L’Arche de Zoé” ne rassemblaient que quelques dizaines de personnes devant le palais de justice, lors des auditions des 21 inculpés.

Pendant plus de deux heures, certains manifestants, des jeunes très mobiles sur des motos, ont parcouru le centre-ville en lançant notamment des pierres sur des véhicules dans lesquels se trouvaient des Occidentaux.

Lors du rassemblement, les manifestants ont brandi des pancartes souvent hostiles au président Français Nicolas Sarkozy, sur lesquelles étaient inscrits: “Sarko voleur, hors du Tchad”, “Sarkozy, un célibataire ne peut diriger un pays”, en allusion à son récent divorce, ou encore “non à l’esclavagisme, police et justice complices”.

Ils ont également scandé des slogans comme: “A bas Sarkozy”, “la traite négrière c’est fini”, “le Tchad est indépendant depuis 1960″.

Le gouvernement tchadien, qui avait déployé des forces anti-émeutes intervenues avec des gaz lacrymogènes pour disperser le rassemblement, a condamné “fermement” “l’attitude irresponsable” des manifestants qui se sont attaqués à des Occidentaux.

Dans une déclaration, il a demandé “à ces agitateurs d’y mettre fin immédiatement”.

Il a rappelé qu’il avait aussi réclamé “aux forces de sécurité (…) de veiller à la protection et à la sécurité de tous les expatriés qui vivent et circulent légalement dans le pays”.

Paris, qui dispose d’un dispositif militaire au Tchad et notamment à N’Djamena, s’était inquiété de la violence de la manifestation recommandant à ses ressortissants d’observer une “prudence renouvelée” dans la capitale tchadienne.


Annie de Palma et Martine Nawrat : La femme camerounaise doit cesser d’être soumise

novembre 14, 2007
 
 
 
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SYMBIOSE | 14 Nov 2007


Annie de Palma et Martine Nawrat : La femme camerounaise doit cesser d’être soumise


Membres du Mouvement français pour le planning familial, elles viennent de former plus d’une dizaine de Camerounaises sur la question et les violences dont elles sont victimes.
Propos recueillis par Sainclair Mezing


Vous venez de tenir au Cameroun un atelier sur le planning familial et les violences faites aux femmes. Quel bilan dressez-vous au terme de deux semaines de formation?
Il faut déjà relever que les femmes des associations que nous avons sélectionnées sont très volontaires et ont envie de travailler pour notre programme. On sent aussi que les mises en œuvre sont difficiles par rapport à la communication qui est le bouche à oreille dans ce pays où les moyens de communication coûtent chers et ne facilitent pas le travail. Il y a donc une difficulté à mettre en place un réseau. On note un isolement des associations au Cameroun, surtout les petites qui ont du mal à avoir des informations. Elles n’ont pas des moyens pour déposer un projet et obtenir des financements. Pour ce qui est de l’atelier, ces femmes ont bien intégré la philosophie du programme. Elles ont appris comment gérer les risques sexuels pour arriver à une meilleure prévention.En choisissant le Cameroun pour tenir votre programme, est-ce à dire donc que la situation est plus préoccupante qu’ailleurs?
Nous disons que le Cameroun n’est pas le pays le plus touché. Toute l’Afrique est concernée par la question. Par contre, il y a des pays comme le Sénégal où l’on a fait des efforts et le taux de prévalence reste stable. C’est au Cameroun que l’on a découvert les premiers cas de sida et la particularité est qu’il y a une observance.

Après la formation, quelle sera la suite sur le terrain?
Elles vont bénéficier des financements nécessaires qui vont passer par la Camnafaw, notre partenaire au Cameroun, et c’est cette dernière qui coordonne les projets surplace. Quant aux étapes suivantes, elles mettront en place une formation d’animatrices avec des associations des quartiers Mvog-Ada, Essos et Mimboman. C’est dans ces quartiers que le professeur Séverin Cécile Abéga va faire des études en impact des populations. Par la suite, en mars 2008, les animatrices formées animeront des groupes de paroles avec des femmes de ces quartiers sus-cités. Cela permettra de toucher 2500 femmes avant la fin de l’année 2008.

Ne pensez-vous pas que si les hommes ne sont pas à leur tour sensibilisés par rapport au planning familial et aux violences sur les femmes, votre action s’apparenterait à simple coup d’épée dans l’eau?
On peut bien penser cela. Mais, on peut également penser qu’elles sont des mères d’enfants parmi lesquels, des garçons. Ils vont donc élever ces garçons là autrement par rapport aux femmes. Il ne s’agit pas de faire la guerre dans le couple. Si la femme est persuadée qu’elle a des droits, c’est légitime, elle changera d’attitude. Elle ne sera plus dans la soumission et en ce moment là, l’homme la regardera autrement. Il la regardera comme une partenaire plutôt comme une chose lui appartenant. Il nous semble que c’est cela qui peut changer.
Apparemment votre atelier est sans grande importance. Sinon comment expliquez-vous l’absence des autorités de la place, les avez-vous informées?
On vient ici depuis 2003. Mais, depuis 2005, nous avons demandé des audiences au ministre de la Promotion de la femme et de la famille, tout comme cette année et nous n’en avons rien obtenu. C’est vrai que beaucoup d’Ongs viennent ici et les sollicitations sont multiples. La question qu’on pourrait se poser est de savoir si on est dérangeantes quand on vient aussi pour des questions liées au droit de la femme? On n’a pas su peut-être frapper à la bonne porte. Peut-être qu’à travers vos colonnes, notre action peut trouver une ampleur.

Conclusion, le Cameroun n’est pas une destination recommandable?
Si. Parce que ce qui nous intéresse ce sont des associations de terrain, des gens pour travailler en partenariat. Loin de chercher la notoriété, nous travaillons pour que les associations soient reconnues dans leurs actions. Nous choisirons toujours le Cameroun.

 
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RSF: This release has been corrected to fix and clarify comments from EFJ Chair Arne König. A corrected version follows.

novembre 14, 2007

Media Release
12 November 2007

End Culture of “Government Snooping” on Media Says IFJ as Survey Backs Concern over Protection of Sources

The International Federation of Journalists (IFJ) and its regional group, the European Federation of Journalists, today warned of the increasing state interference in the media industry in Europe and around the word after a global study shows that many countries do not have adequate protection for journalists’ sources.

“We see a disturbing and unacceptable level of intrusion by government authorities in media content,” said IFJ General Secretary Aidan White. “Increasingly security services and police are trying to identify journalists’ sources. There is more evidence of systematic telephone tapping and much of this is carried out with the implementation of data retention laws under the pretext of the ‘war on terrorism’ or immigration policies.”

The study of protection of journalists’ sources, carried out by Privacy International, found that there is widespread legal recognition of the right around the world but in many places, including “democratic countries,” protection of sources is increasingly under threat.

About 100 countries have adopted laws on protection of sources, which allow journalists to keep promises to confidential sources that their identities will not be revealed, the study said. In many jurisdictions, however, protection is undermined by regular use of search warrants on media offices and journalists’ homes because few countries have specific legal protections on media-related searches. Protections are also weakened by the use of legal and illegal surveillance, the survey found.

The IFJ is seeing an increase in attacks on protection of sources and journalists’ right to work without government surveillance. In recent cases in the Netherlands, Denmark, Germany, Portugal and France journalists have been brought to court, fined or jailed for not revealing their sources.

Last week in Sweden, a country that has a reputation as a strong protector of confidential sources and journalists’ rights, police raided the offices of a TV station in Stockholm. The raid was staged to obtain a copy of a restaurant bill paid by a reporter at a meeting with a State secretary. According to the Swedish Union of Journalists, this was a serious breach of the constitution.

“A raid should only be allowed after a prior court decision,” said Arne König, Chair of the European Federation of Journalists. “There should always be an ombudsman accompanying the police during the raid and afterwards when examining the documents. This is what is needed in the legislation so sources can feel confident when talking to journalists.”

The Privacy International study is available at http://www.privacyinternational.org/silencingsources

For more information contact the IFJ at 32 2 235 2207
The IFJ represents over 600,000 journalists in 120 countries worldwide


RSF:SOMALIA Government asked to explain closure of three radio stations in two days

novembre 14, 2007

Reporters Without Borders

Update


14 November 2007


SOMALIA


Government asked to explain closure of three radio stations in two days


Reporters Without Borders today called on Somalia’s transitional government to explain why it has arbitrarily closed three independent radio stations in the past two days, breaking its promises and leaving the capital with virtually no independent news outlets.


“A government’s undertakings are still valid even in war time,” the press freedom organisation said. “The Somali civilian authorities signed a charter guaranteeing press freedom but they have clearly given way to the military forces in the capital, which are openly flouting the rights of its journalists. The public has been left in the dark, the media have been silenced one by one, and their employees have been forced underground or into exile. The consequences of this authoritarian behaviour are disastrous.”


Twenty-four hours after closing independent Radio Shabelle, Somali government forces yesterday raided the studios of two other privately-owned radio stations in Mogadishu, Radio Banadir and Radio Simba, ordering them to cease broadcasting at once. “They said the closure order concerned all the independent radio stations in Mogadishu, Simba Radio news editor  Mustafa Haji told Agence France-Presse.


The federal transitional government has not commented publicly on these raids, which have coincided with a major sweep by Somali government forces supported by Ethiopian troops through the capital’s Bakara market neighbourhood in search of weapons and Islamist insurgents.


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SOMALIE


Trois radios de Mogadiscio fermées en 24 heures : les autorités somaliennes doivent s’expliquer


Reporters sans frontières demande au gouvernement fédéral de transition somalien de s’expliquer sur la fermeture arbitraire, en l’espace de deux jours, de trois radios indépendantes, au mépris de ses engagements et au risque de réduire au silence les derniers organes d’information de la capitale.


“Même en temps de guerre, les engagements pris par un gouvernement restent valables. Or, les autorités civiles somaliennes, signataires d’une charte garantissant la liberté de la presse, ont manifestement abdiqué devant les forces militaires, qui bafouent ouvertement les droits des journalistes de Mogadiscio. La population tenue dans l’ignorance, les médias un à un réduits au silence, leurs employés poussés à l’exil ou la clandestinité : les conséquences de cette vague autoritaire sont désastreuses”, a déclaré l’organisation.


Au lendemain de la fermeture de la station indépendante Radio Shabelle, le 12 novembre 2007,  les forces gouvernementales somaliennes ont fait violemment irruption dans les bureaux de deux autres radios privées de Mogadiscio, Radio Banadir et Radio Simba, leur ordonnant de cesser d’émettre. “Ils ont déclaré que l’ordre de fermer la station concernerait toutes les stations indépendantes à Mogadiscio”, a déclaré Mustafa Haji, rédacteur en chef de Radio Simba, à l’Agence France-Presse (AFP).


Le gouvernement ne s’est pas publiquement exprimé sur ces opérations, menées alors que l’armée somalienne, appuyée par l’armée éthiopienne, a lancé une opération de ratissage du grand marché de Bakara, à la recherche d’insurgés islamistes et de caches d’armes.


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Leonard VINCENT

Bureau Afrique / Africa desk

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