SYRTE (AFP) – La réunion sur la paix au Darfour s’est ouverte samedi en Libye

octobre 27, 2007

Par Par Imed LAMLOUM AFP – il y a 1 heure 6 minutes

SYRTE (AFP) – La réunion sur la paix au Darfour s’est ouverte samedi en Libye sur un constat d’échec de Mouammar Kadhafi, en l’absence des principaux groupes rebelles, et malgré l’annonce d’un cessez-le-feu unilatéral du gouvernement soudanais dans ce conflit.

“On ne peut pas faire la paix” sans les “groupements fondamentaux” de la rébellion, a estimé le dirigeant libyen à l’ouverture de la conférence à Syrte (600 km à l’est de Tripoli).

“Je vois que cette conférence doit s’arrêter là”, a-t-il ajouté, estimant qu’une “intervention étrangère” dans ce conflit ne faisait “qu’empirer les choses”. Il a toutefois proposé de s’investir dans le dossier, comme président en exercice du Communauté des Etats sahélo-sahariens (Cen-Sad) dont fait partie le Soudan.

Huit factions issues du Mouvement/Armée de libération du Soudan (SLM/A) et du Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM) boycottent les négociations, comme le chef rebelle historique Abdel Wahed Mohammed Nour.

Ce boycottage a rendu très compliqués les efforts de l’ONU et de l’UA en vue de ramener la paix au Darfour, où les rebelles combattent l’armée gouvernementale depuis février 2003.

La guerre et ses conséquences ont fait 200.000 morts et déplacé plus de deux millions de personnes, selon des estimations généralement admises, même si elles sont contestées par Khartoum qui parle de 9.000 morts.

Un diplomate onusien, sous le couvert de l’anonymat, a toutefois minimisé la portée des déclarations du dirigeant libyen sur la suite de la réunion, soulignant l’annonce d’un “cessez-le-feu unilatéral” faite par le Soudan après l’intervention de M. Kadhafi.

L’annonce a été faite par l’adjoint du président Omar el-Béchir, Nafie Ali Nafie, qui conduit à Syrte une importante délégation de ministres et responsables.

Plus tôt, le ministre d’Etat soudanais des Affaires étrangères, Al-Sammani al-Wasila al-Sammani, avait affirmé que Khartoum était “prêt à prendre toutes les mesures nécessaires pour avancer dans le processus de paix”.

Six groupes rebelles de moindre importance assistent à la réunion, dont deux sous-groupes du JEM, ceux d’Abou Garda et de Lazraq, ainsi que le groupe des 19, issu du SLM/A. Le Mouvement national pour la réforme et le développement (NMRD) et le Front des forces révolutionnaires unies (URFF) sont également présents.

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon s’est dit “déçu” de l’absence de “certains dirigeants de mouvements”.

“Les mouvements qui continuent à rester à l’écart ont beaucoup à perdre”, a-t-il prévenu dans un message lu par l’envoyé spécial de l’ONU au Darfour, Jan Eliasson.

Le refus du dialogue “pourrait être assimilé à un acte de guerre”, a mis en garde de son côté le numéro un de l’UA, le président de sa Commission, Alpha Omar Konaré.

Ces pourparlers représentent “un pas très important vers un règlement politique”, avait dit vendredi M. Eliasson, alors que l’ONU dénonce dans ce conflit la “crise humanitaire la plus dévastatrice au monde”.

Les rebelles et Khartoum avaient déjà manqué le rendez-vous avec la paix à Abuja (Nigeria) en 2006, où seul un mouvement avait adhéré à l’accord de paix avec le gouvernement.

Dimanche, les participants, dont des représentants de la société civile du Darfour, doivent se répartir en trois “ateliers de travail” pour discuter durant une semaine notamment de la sécurité et du partage du pouvoir, a déclaré à l’AFP, un responsable de l’ONU, Ahmed Fawzi.

A Juba (sud-Soudan), deux chefs rebelles représentant six factions absentes de Syrte se sont déclarés prêts à reprendre les discussions avec l’ONU et l’UA pour arriver à une “véritable solution” du conflit.

Les deux chefs rebelles ont aussi affirmé ne pas croire à la réalité du cessez-le-feu décrété par le gouvernement soudanais.


Gbagbo aux populations de Samatiguila: “Les Ivoiriens connaissent maintenant le prix de la paix”

octobre 27, 2007
   

 
 
vendredi 26 octobre 2007 – Par L’intelligent d’Abidjan Taille des caractères

Fête
© Abidjan.net par Emma
Mardi 07 Août 2007. 47e anniversaire de l’accession de la Côte d`Ivoire à la souveraineté nationale et internationale.

Les populations de Samatiguila et environs ont été reçues le jeudi 25 Octobre 2007 au palais présidentiel, par le Chef de l`Etat.

Venue de Samatiguila et environs, une importante délégation de populations rurales a été reçue hier par le Chef de l`Etat. Par la voix de leur porte parole le Pr Yahaya Diaby, ces ressortissants du Denguelé expliquent leur visite au premier magistrat par la volonté de lui témoigner leur gratitude pour ses œuvres de paix et de développement; en particulier pour l`initiative du dialogue direct qui a abouti à l`Accord de Ouaga, gage de paix. Samatiguila est aussi reconnaissant envers SEM Laurent Gbagbo pour avoir élevé au plus haut rang, une de ses filles, en la personne de Mme SARATA OTTRO Touré, directeur de cabinet adjoint de la Présidence de la République et ambassadeur. Le Président, quant à lui , s`est réjoui de cette visite des populations ressortissantes “d`une région qu`il connait bien“, et qui a souffert des affres de la guerre, du fait de son occupation depuis le 19 septembre 2002.Les armes s`étant tu, Laurent Gbagbo appelle à une prise de conscience des Ivoiriens en vue de tirer les leçons de cette guerre:“Aujourd`hui qu`il y a eu la guerre, les Ivoiriens connaissent le prix de la paix… Chacun de nous en a souffert et a pleuré..Recherchons donc cette paix et saisissons là“, a conseillé le Président de la République. Qui a rappelé que la Côte d`Ivoire mosaïque est une, indivisible et métissée. Dont les fils se doivent de se serrer les coudes pour bâtir une véritable nation.“ La Cote d`Ivoire est notre maison à tous. Gardons là propre et solide“, a-t-il imagé. Après avoir félicité sa proche collaboratrice Mme SARATA OTTRO pour sa marque discrète mais efficace dans les arcanes de la diplomatie internationale en vue du dénouement de la crise, le Chef de l`Etat a annoncé une tournée“ dans les tous prochains jours “ dans les localités du Nord du pays.

Hervey Gobou

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Filière café-cacao: Enfin la vérité va éclater!

octobre 27, 2007

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Filière café-cacao: Enfin la vérité va éclater!


 vendredi 26 octobre 2007 – Par Notre Voie Taille des caractères

  

Le fait est là, implacable : les hauts responsables de la filière café-cacao sont entendus dans le cadre d’une enquête sur la filière ” suite aux détournements importants de fonds constatés dans ladite filière et qui ont souvent créé de graves troubles à l’ordre public”. Henri Amouzou du FDPCC, Tapé Do de la BCC, Angeline Kili du FRC, et Placide Zoungrana de l’ARCC ont été entendus par la police économique et la brigade de recherche. On n’avait jamais vu ça auparavant. Jusque-là, c’étaient les menus fretins – c’est-à-dire ceux-là mêmes qui gèrent les structures au quotidien – qui étaient livrés à la vindicte populaire. Nombreux sont les producteurs qui le réclamaient. Des réunions de crise, assemblées générales, foras se sont succédé à un rythme effréné pour inviter, voire convoquer, les principaux dirigeants de la filière à venir s’expliquer sur la gestion des structures dont ils ont la charge. Le ” mépris ” que ceux-ci ont affiché face à ” la volonté populaire ” a amené certains à les taxer de “voleurs d’argent des producteurs “. L’affaire de l’usine de Fulton se présente comme le prétexte ab absurdo trouvé pour que la lumière soit faite. Et pour la manifestation de la vérité, le procureur général Tchimou Raymond Sehou ne pouvait que viser haut, très haut, le plus haut possible. Pénétrer ce cercle situé entre l’hermétique et la transparence pour en sortir des données qui vont décider du sort de certains. C’est une responsabilité qu’il entend prendre et assumer entièrement. Car, il est indéniable qu’au sortir de ces enquêtes et auditions, une vérité va sortir : dirigeants coupables ou non de malversations. “Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que la lumière soit faite sur les faits dénoncés…Je voudrais rassurer tout un chacun que dans l’intérêt des producteurs, ces enquêtes seront menées en toute transparence et la recherche de la vérité sera notre seul et unique objectif”. Assurance d’un homme de loi vers qui tous les regards de ces “braves paysans” sont tournés. Nous pouvons donc nous accorder avec le philosophe français Gilles Deleuze que “Nous avons les vérités que nous méritons d’après le lieu où nous portons notre existence, l’heure où nous veillons, l’élément que nous fréquentons. L’idée que la vérité sorte du puits, il n’y a pas plus fausse idée. Nous ne trouvons les vérités que là où elles sont, à leur heure et dans leur élément. Toute vérité est vérité d’un élément, d’une heure et d’un lieu. À nous d’aller dans les lieux extrêmes, aux heures extrêmes, où vivent et se lèvent les vérités les plus hautes, les plus profondes” (in Nietzsche et la philosophie, PUF). Rien n’exprime mieux le désir de savoir que ces auditions de ces hauts responsables où vivent et vont certainement se lever les éclairages les plus crus, moment extrême où la vérité sort, non pas d’un puits qui la contiendrait, mais de l’activité même de ceux qui la dévoilent. Laissons donc dans la rue la vérité ” toute faite” qui n’est que l’idée que se font les propriétaires de la Vérité qui arrangent leurs affaires. Le Président de la République a eu le nez creux en recourant à la justice. Car, ici, il ne s’agit plus de se fier à la “vérité clé en main” fournie par l’opinion, les doxas. Mais, et après ? Que va-t-on faire après qu’on eut su la vérité condamnerr les coupables ou blanchir les innocents ? Comme l’a si bien chanté Bob Marley dans ” I shoot the sheriff “, aussi longtemps que le système ne changera pas, les « affaires » ne tarderont pas à revenir. Pour rappel, le nouveau système de commercialisation basé sur les magasins généraux a été soumis à la sagacité des producteurs lors de la tournée d’explication que la coordination des présidents des conseils d’administration et directeurs généraux de la filière ont effectuée au mois de mai dernier dans toutes les régions productrices. L’ensemble des producteurs a reconnu que le système de commercialisation proposé par la conférence des dirigeants de la filière présente plus d’avantages par rapport à ce qui a cours actuellement. Il permet une grande maîtrise de la filière sur toute la ligne. Cependant, le tout n’est pas de proposer un nouveau système de commercialisation. Il s’agit surtout de mettre en place un système de gestion de la filière, plus transparent, plus démocratique, avec des piliers très solides et complémentaires : une organisation efficiente du secteur, un financement sans faille de la commercialisation, et des hommes qu’il faut pour maintenir l’équilibre. Il reste donc cette volonté de se donner les moyens de sortir de « la paysannerie » et des caillera « régionalistes », en faisant, à partir des magasins généraux, rien que la politique des producteurs pour les producteurs. C’est la seule façon (démocratiquement parlant), non seulement de promouvoir la filière, mais de penser et de faire le « devenir » du producteur ivoirien, au plein sens du mot. C’est là que tous les acteurs de la filière attendent les changements annoncés après les enquêtes.

J-S Lia liasylve@yahoo.fr


Diplomatie: Avant son départ, l`ambassadeur Diabaté célébré par les Ivoiriens

octobre 27, 2007
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Diplomatie: Avant son départ, l`ambassadeur Diabaté célébré par les Ivoiriens


 vendredi 26 octobre 2007 – Par Fraternité Matin Taille des caractères

  

Diaspora
© Abidjan.net par DR
La communauté ivoirienne aux Etats-Unis s`apprête à rendre hommage à l`ambassadeur SEM Daouda Diabaté (à g.), affecté au Brésil

La communauté ivoirienne aux Etats-Unis s`apprêtent à commémorer, en grandes pompes, le départ de l`ambassadeur SEM Daouda Diabaté. Celui qui à leurs yeux personnifie le service rendu, le don de soi et le sacrifice va désormais représenter la Côte d`Ivoire au Brésil, au pays de Pélé. L`annonce de son départ a provoqué une onde de choc au sein de la diaspora ivoirienne. Mais, au cours de la célébration du 47e anniversaire de l`indépendance de la Côte d`Ivoire, l`ambassadeur Diabaté a tenu, dans un discours apaisant, à rassurer les uns et les autres en ce qui concerne cette affectation que les uns et les autres ont qualifié d`inattendue. “Je suis un commis de l`Etat de Côte d`Ivoire et à ce titre, je suis à sa disposition au service du Chef de l`Etat qui juge de mes nouvelles fonctions” a-t-il expliqué.

N`empêche, pour la diaspora ivoirienne, l`ambassadeur Diabaté sera reconnu comme l`homme qui aura permis une symbiose entre l`ambassade et elle. “Vous appeler le sécretariat de l`ambassadeur, s`il est présent au bureau, il vous prendra au téléphone et si possible, il vous reçoit dans son bureau pour vous écouter. Cela constitue, à mon avis, une première dans ce pays,” explique Dr Eric Edi, président des Ivoiriens de la Vallée du Delaware. Qui renchérit, “de tous les ambassadeurs que nous avions eu, il fut l`un des rares sinon, celui qui aura le plus approché la communauté. Il est partout où le bésoin l`appelle, où la communauté l`a convié.” L`expert financier Charles B. Druid voit l`ambassadeur Diabaté sous un autre angle, “Ce que je retiens de l`homme, c`est son combat pour hisser haut le nom de la Côte d`Ivoire auprès des institutions internationales. Malgré la crise et les coups bas multiples, il a réussit à imposer le nom de notre pays aux investisseurs américains et également à leur à leur faire comprendre la crise que notre pays traverse depuis ces cinq dernières années.” observe M. Druid

Pour Mlle Linord Rachel Moudou, présidente du comité d`organisation et présidente de l`UFI (Union Fraternelle des Ivoiriens, USA), cette cérémonie va consister surtout à lui rendre un hommage pour sa grande solicitude, sa disponibilité et son service pour la Côte d`Ivoire. “Nous allons commémorer l`oeuvre de l`homme, son passage ici aux Etats-Unis et tout ce qu`il accompli.” Profitant de l`occasion, elle lancera un appel à la grande communaté ivoirienne à se mobiliser pour rendre la fête plus belle. “Il a été des nôtres, partout, à chaque évenement que ce soit à des mariages, à des funérailles et mêmes à des baptêmes. Il est temps que nous le lui rendons tout en retour.” a indiqué Mlle Moudou

La cérémonie qui aura lieu au sein de l`ambassade de CI aux USA le 27 octobre prochain, consistera en des remises de cadeaux, de danses traditionnelles, de prestations d`artistes et le tout cloturé par un bal géant.

L`ambassadeur Daouda Diabaté cédera son poste à l`ambassadeur Charles Koffi du Mexique, un grand commis de la Côte d`Ivoire. Sem Cahrles Koffi connait bien la maison pour y avoir servi en temps que premier conseiller avant sa nommination en temps qu`ambassadeur au Mexique en 2004. Au revoir excellence, akwaba excellence!

Phil Nomel
Correspondant aux USA