Coup d’Etat manqué du 6 avril 1984: le rôle trouble de la France

octobre 25, 2007

Coup d’Etat manqué du 6 avril 1984: le rôle trouble de la France

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© Le Messager

Les Gaullistes veulent ramener Ahmadou Ahidjo aux affaires. Les Socialistes (nouvellement arrivés au pouvoir en hexagone) sont dubitatifs quant à la conduite à tenir au Cameroun. Paul Biya devient le roseau d’une relation centenaire.

 

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Les vingt-quatre premiers mois de l’accession de Paul Biya à la magistrature suprême auront certainement été parmi les plus difficiles de son “ règne ”. A peine installé au pouvoir, l’homme du 6 novembre 1982 doit faire face à une double adversité. Primo : celle de son “ illustre prédécesseur ”. Secundo : celle de la droite française, dont les réseaux prospèrent encore dans le pré-carré, malgré l’arrivée aux affaires d’un socialiste nommé François Mitterrand. L’apogée de cette adversité sera sans nul doute le coup d’Etat manqué du 6 avril 1984. Après le putsch, les soupçons s’orientent naturellement vers Amadou Ahidjo, et singulièrement vers les ressortissants du grand Nord (aire culturelle de l’ancien chef de l’Etat). Il s’ensuivra une chasse aux sorcières regrettable à l’endroit des Nordistes.

Les rapports produits plus tard par les services de renseignement camerounais permettent pourtant de constater l’implication active de la France dans cette tentative manquée de coup d’Etat. En effet, des soldats français basés au Gabon ont été pris en photo à Yaoundé pendant les heures chaudes du putsch. La présence insolite de ce commando puissamment armé dans la capitale camerounaise aurait pourtant dû susciter la curiosité des observateurs avertis. Elle aurait dû faire l’objet d’un débat public, voire d’un feuilleton judiciaire comparable au procès de Ahmadou Ahidjo. Malheureusement, le rôle trouble de la France dans cet épisode triste de l’histoire du Cameroun reste officiellement inconnu. On ne s’en tient donc qu’à l’officieux. La France a privilégié ses intérêts dans ce coup d’Etat. Les Gaullistes ont voulu ramener leur suppôt (Ahmadou Ahidjo) aux affaires. Car, il se présente alors comme le meilleur à même de défendre leurs intérêts face à un inconnu perçu comme le protégé de François Mitterrand. Cet inconnu ne rassure pas. Surtout qu’il pose des actes susceptibles de menacer les intérêts économiques de la France. En effet, Paul Biya ouvre par exemple la concurrence dans l’industrie tabacole. Mettant ainsi fin à un monopole français (société Bastos) dans ce secteur d’activité.

Paul Biya, ennemi intime de la France

Pourquoi avoir tu toute la vérité au peuple camerounais ? Certainement par pragmatisme politique. La Françafrique vit ses heures de gloire dans les années 1980. Et puis le rapport de forces ne plaide pas en faveur du président Biya. Il choisit par conséquent la politique du roseau (qui plie mains ne rompt pas). Mais, le père du Renouveau national nourrit une rancune tenace à l’égard de ses “ maîtres ”. Il tente de s’émanciper du pré-carré dans les années d’après coup d’Etat. “ Le Cameroun n’est la chasse gardée de personne ” ou “ Le Cameroun n’ira pas au Fmi ”. Mais, il sera rattrapé par la “ real politik ”. De guerre lasse, Paul Biya préfère regarder de loin la mère patrie. Une indifférence qui l’éloigne aussi de tous ses homologues africains de la Françafrique.

Thierry Ndong

Yvon Omnes, symbole de l’ambiguïté

L’ancien ambassadeur exécutait les plans secrets de la France au Cameroun, malgré les discours officiels.

Yvon Omnes. Ambassadeur de France au Cameroun de 1984 à 1993. Cet homme est le symbole de l’ambiguïté des relations entre les deux pays. Dans son discours de La Baule, le président français François Mitterrand semblait sonner le glas d’un support inconditionnel de son pays aux dictatures africaines. “Je conclurai, Mesdames et Messieurs, en disant que la France liera son effort de contribution aux efforts qui seront accomplis pour aller vers plus de liberté ”, avait-il alors lancé aux chefs d’Etat du continent noir.

Chaque plénipotentiaire de la diplomatie française devait donc veiller au respect de ces prescriptions. Mais Yvon Omnes a choisi de consolider le régime Biya au pouvoir depuis 1982. Durant son séjour au Cameroun, il s’illustre par son hostilité à toute idée d’alternance à la tête du pays. Il déteste cordialement l’opposition politique et se bat pour briser toute alternative de revendication initiée par la société civile émergente.

Lors des échéances électorales de 1992 (législatives et présidentielle), il est au four et au moulin. Il est dans le carré des “ think thank ” de Paul Biya. Il fait des propositions. On l’écoute. Presque religieusement. Il détient en effet le cordon de certaines relations avec la France. Notamment avec les milieux politiques et économiques. On se souvient qu’il assurait, entre autres, l’interface entre le pouvoir politique local et l’entreprise pétrolière Elf dont Eva Joly avait dévoilé le blanchiment des fonds dans l’affaire Elf. Au lendemain de la présidentielle du 11 octobre 1992, la France est le seul pays occidental à reconnaître officiellement la victoire du président Biya. Le rôle de Yvon Omnes est même allé au-delà de ses fonctions républicaines. Immédiatement après sa retraite, il est devenu l’un des conseillers très privés de Paul Biya, avec, dit-on, une concession d’exploitation forestière pour survivre.

Mission occulte

On comprendra, plus tard, les fondements de son action. La France joue un jeu ambigu dans un langage double. Les déclarations de La Baule n’étaient en fait qu’un paravent pour mieux piller et avilir l’Afrique, à travers des personnages dont elle tient les couilles. Lors des rencontres suivant celles de La Baule, le masque tombe. C’est d’abord Jacques Chirac (maire de Paris) qui, le 18 juillet 1990 à Tunis, affirme que “l’évolution de la vie politique intérieure de ces pays doit se faire à leur rythme et non dans la précipitation”. Plus tard, Michel Roussin, alors ministre français de la coopération, précise que “ l’évolution de la situation en Afrique fait que même si l’on reste très attaché à cette idée de démocratie, elle ne peut pas être une condition exclusive de la coopération [...] ”.

Ainsi, M. Omnes honorait le vrai mandat stratégique de la France au Cameroun. On se rappelle qu’après La Baule, des pays comme le Togo, le Zaïre et la Mauritanie avaient été sanctionnés (par la France) pour entorse à la démocratie. Mais, il n’en fut pas de même pour le Cameroun et la Côte d’Ivoire. Comme l’explique Achille Mbembe, ces deux pays sont considérés comme faisant partie du cercle restreint de “l’Afrique utile”. Ils occupent en effet des positions géostratégiques intéressantes pour la domination de la France sur l’Afrique.

Pas alors surprenant que Jeanny Leroux, chef d’une délégation de parlementaires français en visite au Cameroun félicite le travail de Omnes en ces termes : “Nous sommes très satisfaits de ce qui se passe aujourd’hui au Cameroun”. Une position qui n’est pas pour déplaire à l’un des anciens ambassadeurs de France au Cameroun, Philippe Selz : “ La France est évidemment désireuse d’accompagner le Cameroun sur cette voie prometteuse, qui est la seule porteuse de progrès économique et social ”. Autrement dit, un soutien à tout régime qui protègerait les intérêts de la mère partie.

Alexandre T. DJIMELI

 

France – Cameroun: Le temps de la rupture

octobre 25, 2007

France – Cameroun: Le temps de la rupture

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© Noé Ndjebet Massoussi, Le Messager

L’arrivée de Nicolas Sarkozy à la tête de la France a naturellement soulevé une lancinante question en Afrique, et particulièrement au Cameroun: celle de savoir ce que le nouveau président français fera pour l’Afrique.

 

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Au Cameroun, et bien que Sarkozy ait déjà montré qu’à part l’immigration, il n’aura pas de politique différente de ce qui a toujours été, c’est quotidiennement qu’on a entendu l’élite politique et… les chômeurs poser la question inévitable : quelle sera la politique africaine de la France. Or, la bonne question serait plutôt. “ A quelle sauce Sarkozy va-t-il manger l’Afrique ? ”

Car cet ami de Charles Pasqua et nostalgique de Jacques Forcart, après avoir raconté que la France n’avait pas “ économiquement besoin de l’Afrique ”, démontre de plus en plus, depuis son élection, qu’il a été “ programmé ” par le grand capital pour défendre l’espace économique français en Afrique contre la Chine, les Etats-Unis et peut-être le Brésil. Dans ces conditions, les esprits mal tournés du Cameroun peuvent avoir raison de s’interroger sur la nature de l’audience que Nicolas Sarkozy accorde le vendredi 26 octobre au chef de l’Etat camerounais.

Sarkozy a-t-il racolé Biya sur la route qui mène à l’Unesco ? Dans ce cas, la question serait : que va-t-il imposer désormais aux Camerounais ? Paul Biya est-il allé à Sarko par Bongo, donc, sur sa propre demande ? On se souvient de sa récente visite inédite à Libreville à l’occasion de la fête nationale du Gabon. Notre cher président doit-il cette audience plutôt à Patricia Balme ?

Patricia Balme, c’est cette Française de 49 ans, propriétaire d’une agence de communication internationale, que M. Biya a reçu au Palais de l’Unité, le 30 août dernier, pour lui confier sur contrat, la mission “ d’améliorer l’image du Cameroun à l’extérieur ”, et de lui “ ouvrir les portes des médias occidentaux ”.

Paul Biya, de toute évidence, n’avait pas su anticiper l’élection de Nicolas Sarkozy, contrairement à Omar Bongo qui s’y est totalement impliqué à bon escient. Ce qui a fait écrire à un journal camerounais il y a deux mois, que le chef de l’Etat camerounais était en quête d’un contact avec la présidence française, et faisait “ flèche de tout bois pour ne pas être largué ”. Dans ce cas, la question est : “ Qu’est allé demander Paul Biya à Sarkozy, et que peut-il en ramener pour le Cameroun ? ”

En juillet 2006, lorsque Paul Biya a été invité à l’Elysée, c’était pour s’entendre expliquer que le “ contrat désendettement – développement “ (C2D) qui est la version française de l’initiative Ppte, ne s’appliquerait pas exclusivement à l’éducation et la santé, mais à d’autres projets de développement. Notamment les infrastructures routières dont le déficit criard dans la ville portuaire de Douala est très préjudiciable aux entreprises françaises.

L’audience accordée par Sarkozy à M. Biya arrive quelques semaines après le passage à Douala de Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat français à la coopération, qui était venu constater le blocage de la construction de ces infrastructures dans la ville ; blocage dû, selon les observateurs, au Règlement particulier des appels d’offres (Rpao) pour les projets liés au C2D, qui écarterait d’office tous les entrepreneurs non français, y compris les entreprises camerounaises. Il y aurait en cela matière à négocier pour la souveraineté de notre pays. D’autant plus que le secteur Btp au Cameroun aujourd’hui n’est pas dépourvu de capacités endogènes.

Otage de la “ Françafrique ”

Nicolas Sarkozy sait se rendre sympathique, même quand il insulte – par ignorance ou inculture – la jeunesse et les vieillards africains qu’il croit hors de l’Histoire, alors que ceux-ci ont même fait l’Histoire de la France. Il n’en reste pas moins qu’il ne peut être l’ami du Cameroun en particulier, à moins d’une rupture avec sa propre nature. D’autant plus que de surcroît, il est en réalité l’otage d’un réseau d’hommes d’affaires qui a bâti avec Jacques Foccart et ses successeurs cette “ Françafrique ” qui met les populations africaines sous le joug des intérêts français.

On peut citer Lagardère, Bouygues, Dassault, Bolloré, Bernheim, les groupes Total, Orange, Castel, Pmu, etc.

L’homme qui affiche – “ sans tabou ” – sa proximité avec ces mafiosi et leurs mafias ; l’homme qui se félicite publiquement du “ rôle des multinationales françaises en Afrique ” ; l’homme qui a pour directeur de cabinet, M. Claude Guéant, ancien collaborateur de Charles Pasqua ; cet homme-là, peut-il vraiment voir Paul Biya autrement que comme le protecteur des intérêts français qui sont énormes ici, et dont le comportement des gestionnaires est plutôt de nature à attirer l’hostilité des Camerounais ?

Pourquoi à cette occasion, Paul Biya ne suggérerait-il pas à son “ frère ” de rappeler à ses amis dont les entreprises défendent légitimement leurs profits au Cameroun, que les Camerounais qui travaillent, notamment au port de Douala, dans les entreprises de transit, d’acconage, de lamanage, et sur les plates-formes pétrolières, ne sont pas des bêtes de somme, mais des êtres humains, fussent-ils hors de l’Histoire. Et que, au lieu qu’ils “ travaillent plus pour que leurs patrons gagnent plus ”, il serait juste qu’ils travaillent aussi mieux pour vivre mieux. Car, on n’est plus dans les plantations américaines où les nègres n’avaient pas de salaires, mais seulement une ration alimentaire pour entretenir leur force de travail.

Co-développement, c’est quoi ?

Le président camerounais va se retrouver en face d’un président français qui parle beaucoup de co-développement, en termes de politique africaine. Paul Biya peut-il demander à Sarkozy ce que parler veut dire ?

Si notre président, fort de la souveraineté du peuple camerounais qu’il est censé porter es qualité, parlait à Sarkozy de chef d’Etat à chef d’Etat, et non d’élève à maître ou de pupille à tuteur, il lui poserait entre autres les questions suivantes : 1°/ Si le co-développement n’est pas un slogan ; comment le gouvernement français va-t-il arrimer le sous-développement chronique de l’Afrique à l’hyper-développement de la France, pour éradiquer le mal vivre qui pousse les hordes de chômeurs africains à déferler vers l’Europe ? Autrement dit, le co-développement va-t-il se limiter au saupoudrage consistant à donner 6.000 euros à chacun de tous les Africains qui ont émigré et vécu en France en contribuant à l’économie française pendant plusieurs décennies, afin qu’ils rentrent créer des micro-entreprises dans leurs pays d’origine ? Peut-on au contraire espérer que le nouveau gouvernement français songe enfin à un plan Marshall pour l’Afrique afin que les Africains se mettent à la pêche au lieu d’attendre qu’on leur apporte du poisson ?

A l’atteinte du point d’achèvement de l’Initiative Ppte, le stock de la dette camerounaise vis-à-vis de la France était de plus ou moins 750 milliards cfa (1,5 milliard de dollars). Des dettes contractées dans le cadre de l’aide au développement. Près de 90% de cette aide, d’après les experts de la finance internationale, a été retransférée, ou est restée en France pour cause d’aide liée, de pots-de-vin, ou de détournements par les fonctionnaires. La demande minimale que M. Biya pourrait exprimer à son homologue à l’occasion, serait qu’il aide le Cameroun à récupérer les fonds volés chez nous, et que recyclent les banques françaises. Dans le même “ package ”, Biya devrait dire à Sarkozy _ puisque c’est par la France que nous allons à l’Europe – que la signature de l’Ape prévue en fin d’année serait un suicide pour le Cameroun, et l’Afrique centrale.

En définitive, et quoi qu’il en soit, si M. Biya ne va pas à cette visite avec la parfaite conscience qu’il est temps pour la France de nous aider à être nous-mêmes, alors, rien de bon pour nous ne sortira du premier tête-à-tête entre les deux présidents.

Amitié franco-camerounaise: Comment Ahidjo a défié la France

Les relations entre le Cameroun et la France n’ont pas toujours été une lune de miel.

Depuis que le Cameroun a été placé sous mandat de la Société des Nations (Sdn), l’ancêtre de l’Organisation des Nations unies (Onu) en 1946, la France a développé dans la conscience de l’opinion que les relations avec le Cameroun étaient celles de la subordination et de la dépendance. Mais, la vérité est tout autre. Le ciel entre Paris et Yaoundé n’a pas toujours été bleu. Hormis le combat nationaliste pour la réunification et l’indépendance mené bec et ongle avant 1960, les relations entre le Cameroun et la France depuis “ l’indépendance ” (1er janvier 1960), n’ont pas souvent été un long fleuve tranquille. Ahmadou Babatoura Ahidjo s’est souvent permis de prendre certaines libertés vis-à-vis de “ nos ancêtres les Gaulois ”. Ce qui n’a pas souvent été vu d’un bon œil par Paris.

La fin des années 60 marque le début de cette tentative de rupture de cette espèce de “ cordon ombilical ” entre Ahmadou Babatoura Ahidjo et les dirigeants français de l’époque. L’une des secousses de grande amplitude apparaît en pleine guerre du Biafra entre 1966 et 1968. Le général De Gaule est au pouvoir et soutient la sécession biafraise au pouvoir central de Lagos. La France installe une base militaire aéroportée à Libreville au Gabon. Le but de cette unité militaire est d’apporter tout son appui logistique, matériel, financier, stratégique et humain à la rébellion biafraise. Mais le chemin le plus court pour les avions français en partance de leur base de Libreville pour “ arroser ” la région du Biafra passe par le territoire camerounais. Le chef de l’Etat camerounais est approché pour faciliter la mission à l’armée française. A la grande surprise des autorités françaises, Ahmadou Babatoura Ahidjo rejette la demande et interdit le survol de son territoire. Les avions militaires français sont obligés de faire des détours par la Guinée équatoriale et l’Océan Atlantique.

Tiédeur

Le refus du Cameroun de soutenir la France dans ses visées d’expansion vers le Nigeria, l’un des grands producteurs de pétrole en Afrique, va tiédir les relations entre les deux pays. Car Paris n’est pas content et considère ce refus comme de l’insubordination. Mais Ahmadou Babatoura Ahidjo est de marbre. Il ne s’arrête d’ailleurs pas là. A l’arrivée de Georges Pompidou, le Cameroun se met à la réserve. Le pays transfère ses comptes bancaires vers la Suisse. Mais le compte d’opération reste dans le trésor français du fait de l’appartenance du Cameroun à la communauté financière d’Afrique (Cfa) pilotée par la France. Les autorités françaises sont noires de colère et le manifestent. Mais le Cameroun s’accroche.

Les velléités de rupture sont politiques. Ahmadou Babatoura Ahidjo rompt aussi la vieille habitude qui voulait que l’ambassadeur de France au Cameroun soit toujours le doyen du corps diplomatique au Cameroun. Quels que soient son âge et son ancienneté au poste au Cameroun ! Le chef de l’Etat camerounais redresse le tort en faisant du plus ancien au poste d’ambassadeur au Cameroun le doyen du corps diplomatique. La gifle fait mal à l’ancienne tutelle.

Dix ans après l’indépendance du Cameroun, tout se passe alors comme si Ahmadou Babatoura Ahidjo voulait absolument se libérer de la tutelle française. Entre 1970 et 1975, il engage la camerounisation des cadres dans l’administration et les sociétés publiques et parapubliques. C’est la rupture économique vis-à-vis de la France. Le chef de l’Etat camerounais entreprend une tournée européenne qu’il achève en Afrique par le Nigeria, en évitant la France.

A la même période, le Cameroun prône “ le développement autocentré ”. Une vaste campagne de communication et de sensibilisation est entreprise à travers des affiches et d’autres supports. Le slogan paraît fort révolutionnaire : “ Consommons camerounais ”.

Pour joindre l’acte à la parole, le gouvernement camerounais confie la construction de deux immeubles de Yaoundé (aujourd’hui un abrite le ministère de la Santé et l’autre le ministère de l’Economie et de la planification…) aux entreprises de travaux publics camerounaises. Ces immeubles ont également été entièrement équipés en meubles par une entreprise camerounaise, notamment la Menuiserie Noussi.

La valeur intrinsèque des Camerounais est aussi reconnue par le gouvernement de la République. Le chef de l’Etat se déplace personnellement pour accueillir au bas de la passerelle Joseph Bessala médaillé d’argent de retour des Jeux Olympiques de Mexico 1968. Il multiplie le geste en recevant au salon d’honneur de l’aéroport de Douala, le pilote Angounou après le premier vol de la Cameroon Airlines (Camair).

Pour sceller définitivement ces velléités d’émancipation économique et politique du Cameroun vis-à-vis de la France, Ahmadou Babatoura Ahidjo a déclaré que “ A compétences égales […] priorité aux Camerounais ”. De De Gaule à François Mitterrand en passant par Georges Pompidou et Valery Giscard D’Estaing, les relations entre le Cameroun et la France ont évolué en dents-de-scie.

Malheureusement, cette tentative de rupture n’ira pas jusqu’au bout. Ahmadou Ahidjo démissionne contre toute attente en novembre
1982


LE BULLETIN D’INFORMATION DE LA BANQUE MONDIALE

octobre 25, 2007

LE BULLETIN D’INFORMATION DE LA BANQUE MONDIALE

Numéro du 24 octobre 2007

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LES GRANDS TITRES
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*** ASSEMBLÉES ANNUELLES 2007 ***

+ Discours de Robert Zoellick
« Façonner l’avenir pour une mondialisation solidaire et viable »
http://go.worldbank.org/P12MJBRF40

+ Documents du Communiqué du Comité du développement:
http://go.worldbank.org/NSGK3HHBR0
Parmi ces documents vous trouverez:
>> Le rôle de l’IDA dans l’architecture mondiale de l’aide : Soutenir le modèle de développement basé sur les pays
>> Accroître l’aide en fonction des pays : Évaluation des progrès accomplis et programme d’action
>> Rapport des administrateurs de la Banque mondiale sur la gouvernance interne

+ Diaporama: Sortir de la pauvreté
http://digitalmedia.worldbank.org/slideshow/?slideshow_id=206

+ Vers un avenir sans CO2 : Qui va montrer l’exemple ?
http://go.worldbank.org/VP5YKZD6O0

+ + Pour accéder à l’ensemble des informations sur les Assemblées annuelles 2007, veuillez consulter cette page:
http://www.worldbank.org/fr/ambc-french.html

*** RAPPORT SUR LE DÉVELOPPEMENT DANS LE MONDE 2008 ***

“L’agriculture au service du développement” – Le nouveau Rapport sur le développement dans le monde 2008 préconise d’investir davantage dans l’agriculture dans les pays en développement. Le rapport recommande de placer ce secteur au centre des efforts de développement pour pouvoir atteindre l’objectif consistant à réduire de moitié d’ici 2015 la proportion de la population vivant dans une extrême pauvreté et souffrant de la faim.
+ Communiqué : http://go.worldbank.org/1I68YHZZZ0
+ Site web: http://www.banquemondiale.org/rdm2008
+ Diaporama : http://digitalmedia.worldbank.org/slideshow/?slideshow_id=209

++ Tous les grands titres en français
http://www.banquemondiale.org/actualites

++ Archives
http://www.banquemondiale.org/actualites-archives

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LE COIN DES JEUNES « Youthink ! »
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L’allégement de la dette extérieure: de quoi s’agit-il ?
Beaucoup de pays pauvres sont fortement handicapés par les dettes qu’ils ont contractées vis-à-vis des gouvernements des pays développés, des banques commerciales, des institutions financières internationales telles que la Banque mondiale ou le Fonds monétaire International. Depuis plusieurs années, un mouvement mondial réclame l’annulation de la dette des pays les plus pauvres.
http://youthink.worldbank.org/fr/issues/debt/

Votre point de vue et vos expériences nous intéressent, et vos commentaires pourraient être publiés. Alors, écrivez-nous à : youthink@worldbank.org

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RÉGIONS : ACTUALITÉS, PROJETS ET PROGRAMMES
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AFRIQUE

Une délégation Pygmée de la République démocratique du Congo se rend à la Banque mondiale
La délégation s’est entretenue de l’état d’avancement de la réforme en cours dans le secteur forestier en RDC et de la façon dont le Banque mondiale pourrait resserrer sa collaboration avec les populations locales, et protéger les droits et le mode de vie des habitants qui vivent de la forêt, dont les Pygmées.
http://go.worldbank.org/LYMPJZ5PJ0
+ Site de le République démocratique du Congo : http://www.banquemondiale.org/rdc
+ FAQs sur les forêts de la République démocratique du Congo : http://go.worldbank.org/U4QAEO1UN0

Mettre la finance au service de l’Afrique
Un nouveau partenariat pour appuyer des systèmes financiers plus robustes en Afrique a été lancé par l’Allemagne, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement.
http://go.worldbank.org/WG93RI12S0

La Banque mondiale appelle à un renouveau agricole fondé sur l’augmentation de la productivité en Afrique subsaharienne.
En Afrique subsaharienne, une région fortement tributaire de l’agriculture pour sa croissance, les dépenses publiques consacrées à l’agriculture ne représentent que 4 % des dépenses publiques totales et la charge fiscale reste relativement lourde dans ce secteur.
http://go.worldbank.org/1I68YHZZZ0

++ Prêts et crédits
http://go.worldbank.org/W2ZUPD9W60

++ Sites pays en français
Bénin : http://www.banquemondiale.org/benin
Burkina Faso: http://www.banquemondiale.org/burkinafaso
Burundi : http://www.banquemondiale.org/burundi
République Centrafricaine: http://www.banquemondiale.org/centrafrique
Cameroun: http://www.banquemondiale.org/cameroun
Congo : http://www.banquemondiale.org/congo
Côte d’ivoire : http://www.banquemondiale.org/cotedivoire
Gabon : http://www.banquemondiale.org/gabon
Guinée : http://www.banquemondiale.org/guinee
Mali : http://www.banquemondiale.org/mali
Maurice : http://www.banquemondiale.org/maurice
Mauritanie : http://www.banquemondiale.org/mauritanie
Niger : http://www.banquemondiale.org/niger
Rwanda :http://www.banquemondiale.org/rwanda
RDC : http://www.banquemondiale.org/rdc
Sénégal : http://www.banquemondiale.org/senegal
Tchad: http://www.banquemondiale.org/tchad
Togo : http://www.banquemondiale.org/togo
Projet d’Oléoduc Tchad-Cameroun : http://www.banquemondiale.org/tchadcameroun
Région Afrique: http://www.banquemondiale.org/afrique

MOYEN-ORIENT ET AFRIQUE DU NORD

La Banque mondiale appelle à un renouveau agricole pour réduire la pauvreté rurale dans les économies en mutation
Dans les économies en mutation, comme au Maroc, l’agriculture a contribué en moyenne pour 7 % à la croissance du PIB entre 1995 et 2003, alors que le secteur compte pour environ 13 % dans l’économie et emploie un peu plus de la moitié de la population active.
http://go.worldbank.org/15HW2Z10Y0

++ Prêts et crédits pour le Maghreb
http://go.worldbank.org/JB4EIH7MA0

++ Sites pays en français
Maroc : http://www.banquemondiale.org/maroc
Algérie : http://www.banquemondiale.org/algerie
Tunisie : http://www.banquemondiale.org/tunisie
Moyen-Orient et Afrique du Nord : http://www.banquemondiale.org/mena

AMÉRIQUE LATINE ET CARAÏBES

Le Programme agriculture pour le développement pour les pays d’Amérique latine et des Caraïbes
Après l’ajustement structurel des années 80, les pays d’Amérique latine se sont efforcés d’accélérer la croissance de sous-secteurs agricoles compétitifs, avec l’appui d’investissements publics pour encourager l’investissement privé dans l’agriculture.
http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/ACCUEILEXTN/EXTDECPGFRE/EXTDECRESINFRE/EXTRDMINFRE/EXTRDM2008INFRE/0,,contentMDK:21505231~isCURL:Y~noSURL:Y~pagePK:64168445~piPK:64168309~theSitePK:4160633,00.html

++ Prêts et crédits pour Haïti
http://go.worldbank.org/UY1U0KXTM0

++ Site en français
Haïti : http://www.banquemondiale.org/haiti

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DOCUMENTS, RAPPORTS & PUBLICATIONS
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Consultez les derniers documents et rapports disponibles sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord
http://go.worldbank.org/VR2IERD130

Consultez et téléchargez gratuitement plus de 27.000 documents
http://www.banquemondiale.org/documents&rapports

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EMPLOI
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Offres d’emploi: http://www.worldbank.org/jobs

Site du recrutement et des offres d’emploi : http://www.banquemondiale.org/emploi

Programmes de bourses : http://www.banquemondiale.org/bourses

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UN MOT SUR CE BULLETIN D’INFORMATION
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President Club Union Africaine Côte d’Ivoire

octobre 25, 2007

A vous tous Démocrates et militants des Droits
Humains,

Un journaliste ne sera jamais poursuivi pour ce qu’il
dit quelque soit la teneur.
Disait LE Président Gbagbo lui même en début de son
mandat.
Venance ne sera point inquiété encore moins lancer un
mandat d’arrêt contre lui.
Des frères ont pris les armes contre leur mère
patrie, aujourd’hui ils sont devenus hommes d’Etat et
certains circulent librement sans être inquiété.
Laissez Venance Konan en paix nous instruire dans le
silence
Si jamais il est inquiété pour ses idées, la
Commission Africaine des Droits de l’Homme et des
Peuples sera saisit.
Traoré Wodjo Fini
Club Union Africaine CI.

ban marius brou <bmbrou@yahoo.fr> a écrit :

Madame,Monsieur

celui qui vous ecrit ce mot est plus fpi que gbagbo;et
ce du fait de mon papa qui a fait assabou pendant 4
ans.De vive voix il nous temoignait du calavaire qu’il
a vécu.naturellement je suis devenu gbagbotiste
d’abord et fpi ensuite.Aujourd’hui encore je suis fpi
plus que gbagbo.tous mes collegues peuvent temoigner
des discussions que nous avons.
C’est mon opinion.Tout ce que Papa pensait de
Houphouet c’était son opinion.Tout ce que Venance
konan pense de Gbagbo c’est son opinion.Je veux dire
qu’on ne peut pas nous empecher de penser sinon nous
ne sommes plus.Surtout de penser sur celui qui guide
la vie de tous les habitants de ce pays.Mais quoiqu’il
en soit,ce n’est qu’une opinion.Et si c’est une
critique c’est tant mieux parce que la critique fait
évoluer;surtout quand elle est réitéré.
D’ou vient-il alors qu’on lance un mandat d’arrèt
contre venance konan,pour incitation à la revolte et
offense au chef de l’etat?
Arreter aujourd’hui celui qui incite à la révolte!!!!
et celui qui s’est révolté avec armes fusils et kalach
depuis septembre 2002?
Tout cela c’est du passé et on nous demande de tout
oublié à cause de ouaga.OK.Nous oublions.Parce que
nous tous aimons ce pays.Ceux qui l’ont attaqué l’ont
fait par amour.Venance aussi a écrit par amour pour
son pays.Donc qu’on laisse ceux qui critiquent avec
leur plume tranquille.Qu’on laisse les gens
penser.Qu’on laisse venance penser.
Bientot nous allons parcourir dans le calme et sans
violence abidjan,les villes de lintérieur pour
recueillir vos signatures pour soutenir V.K
SANS VIOLENCE,AVEC NOTRE BIC DEMANDONS QU’ON LAISSE
VENANCE KONAN TRANQUILLE;

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M. TRAORE WODJO FINI
President Club Union Africaine Côte d’Ivoire (Club UA/
CI)
Tresorier General de l’African Civil Society for
Information Society (ACSIS/SCASI)
Coordonnateur General de la Coalition de la Societe
Civile pour la Paix et la Democratie en Cote d’Ivoire
(COSOPCI)
14 BP 1928 ABIDJAN 14
TEL / FAX : + 22 22 41 17 22
Mobile + 225 07 40 58 81
contact@clubuaci.org
www.clubuaci.org

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A vous tous Démocrates et militants des Droits
Humains,

Un journaliste ne sera jamais poursuivi pour ce qu’il
dit quelque soit la teneur.
Disait LE Président Gbagbo lui même en début de son
mandat.
Venance ne sera point inquiété encore moins lancer un
mandat d’arrêt contre lui.
Des frères ont pris les armes contre leur mère
patrie, aujourd’hui ils sont devenus hommes d’Etat et
certains circulent librement sans être inquiété.
Laissez Venance Konan en paix nous instruire dans le
silence
Si jamais il est inquiété pour ses idées, la
Commission Africaine des Droits de l’Homme et des
Peuples sera saisit.
Traoré Wodjo Fini
Club Union Africaine CI.

ban marius brou <bmbrou@yahoo.fr> a écrit :

Madame,Monsieur

celui qui vous ecrit ce mot est plus fpi que gbagbo;et
ce du fait de mon papa qui a fait assabou pendant 4
ans.De vive voix il nous temoignait du calavaire qu’il
a vécu.naturellement je suis devenu gbagbotiste
d’abord et fpi ensuite.Aujourd’hui encore je suis fpi
plus que gbagbo.tous mes collegues peuvent temoigner
des discussions que nous avons.
C’est mon opinion.Tout ce que Papa pensait de
Houphouet c’était son opinion.Tout ce que Venance
konan pense de Gbagbo c’est son opinion.Je veux dire
qu’on ne peut pas nous empecher de penser sinon nous
ne sommes plus.Surtout de penser sur celui qui guide
la vie de tous les habitants de ce pays.Mais quoiqu’il
en soit,ce n’est qu’une opinion.Et si c’est une
critique c’est tant mieux parce que la critique fait
évoluer;surtout quand elle est réitéré.
D’ou vient-il alors qu’on lance un mandat d’arrèt
contre venance konan,pour incitation à la revolte et
offense au chef de l’etat?
Arreter aujourd’hui celui qui incite à la révolte!!!!
et celui qui s’est révolté avec armes fusils et kalach
depuis septembre 2002?
Tout cela c’est du passé et on nous demande de tout
oublié à cause de ouaga.OK.Nous oublions.Parce que
nous tous aimons ce pays.Ceux qui l’ont attaqué l’ont
fait par amour.Venance aussi a écrit par amour pour
son pays.Donc qu’on laisse ceux qui critiquent avec
leur plume tranquille.Qu’on laisse les gens
penser.Qu’on laisse venance penser.
Bientot nous allons parcourir dans le calme et sans
violence abidjan,les villes de lintérieur pour
recueillir vos signatures pour soutenir V.K
SANS VIOLENCE,AVEC NOTRE BIC DEMANDONS QU’ON LAISSE
VENANCE KONAN TRANQUILLE;

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M. TRAORE WODJO FINI
President Club Union Africaine Côte d’Ivoire (Club UA/
CI)
Tresorier General de l’African Civil Society for
Information Society (ACSIS/SCASI)
Coordonnateur General de la Coalition de la Societe
Civile pour la Paix et la Democratie en Cote d’Ivoire
(COSOPCI)
14 BP 1928 ABIDJAN 14
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Mobile + 225 07 40 58 81
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