NIGERIA:Newspaper editor arrested and charged with sedition for accusing state governor of corruption

octobre 20, 2007

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Reporters Without Borders
Press release

19 October 2007

NIGERIA

Newspaper editor arrested and charged with sedition for accusing state governor of corruption

Reporters Without Borders called today for the release of Jerome Imeime, the editor of Events, a privately-owned weekly based in Uyo, the capital of the southeastern state of Akwa Ibom. Imeime was arrested on 10 October by members of the State Security Service, the main domestic intelligence agency, for criticising the state’s governor and was charged six days later with “sedition” by an Uyo court.

“It is still impossible to publish information that upsets state governors in Nigeria,” the press freedom organisation said. “What’s more, Imeime has been charged under a retrograde law recalling the worst moments of military rule. He must be freed at once or Nigeria’s democracy will have to publicly accept that it has taken a big step backwards.”

An eye witness said Imeime was beaten at the time of his arrest while attending a religious ceremony in Ibom Hall, in Uyo. Thereafter his location was unknown until he was taken before a judge in Uyo on 16 October and charged with sedition. He was remanded in custody as soon as the charge had been read out. According to local journalists, his trial has been set for 16 November. Events has not appeared since his arrest.

Imeime was arrested because of a front-page story accusing Uyo governor Godswill Akpabio of using public funds to pay off his election campaign debts. Headlined “Akpabio Finger Treasury,” the story also alleged there had been corruption in the allocation of contracts for road building. According to the privately-owned daily Leadership, Ibom state commissioner of information Census Ekpu denied these claims and insisted that the governor played no part in Imeime’s arrest.

The is the second time this year that Events has been in trouble. In June, around 15 gunmen ransacked the newspaper’s printing plant and seized 5,000 copies of an issue referring to Akpabio’s indictment by a commission of enquiry. Witnesses said one of vehicles used in the raid belonged to the local government, but the authorities denied any involvement.

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NIGERIA

Un rédacteur en chef arrêté et inculpé de “sédition” pour un article accusant un gouverneur de province de corruption

Reporters sans frontières demande la libération de Jerome Imeime, rédacteur en chef de l’hebdomadaire privé Events, arrêté le 10 octobre 2007 et inculpé de sédition six jours plus tard par le tribunal de Uyo, capitale de l’État d’Akwa Ibom (Sud-Est).

“Il n’est toujours pas possible, au Nigeria, de publier des informations dérangeantes pour les gouverneurs locaux. De plus, Jerome Imeime a été inculpé en vertu d’une loi rétrograde, rappelant les heures noires des régimes militaires. Il doit être libéré immédiatement, faute de quoi la démocratie nigériane devra assumer publiquement d’avoir fait un grand pas en arrière”, a déclaré l’organisation.

Jerome Imeime a été arrêté le 10 octobre 2007 par des agents des services de renseignements intérieurs, le State Security Service (SSS), alors qu’il assistait à une cérémonie religieuse, au Ibom Hall, à Uyo. Un témoin oculaire a rapporté qu’il avait été brutalisé avant d’être emmené vers une destination inconnue. Le 16 octobre, il a comparu devant un magistrat, qui l’a inculpé de “sédition”. Le journaliste a été écroué à l’issue de la lecture de son acte d’accusation. Son procès a été fixé au 16 novembre, selon des journalistes locaux. Events n’est pas paru depuis l’arrestion de son rédacteur en chef.

Le journaliste est poursuivi pour un article publié en Une de Events et intitulé “Akpabio Finger Treasury”, affirmant que le gouverneur Godswill Akpadio utilisait les fonds publics pour régler certaines dettes personnelles contractées pendant la campagne électorale. L’article faisait également état de faits de corruption dans l’attribution de marchés publics. Le Commissaire à l’Information de l’État d’Akwa Ibom, Census Ekpu, a démenti ces allégations, ainsi que toute implication du gouverneur dans l’arrestation de Jerome Imeime, d’après le quotidien privé Leadership.


C’est la deuxième fois cette année que Events est la cible des autorités. En juin 2007, quinze hommes armés avaient vandalisé l’imprimerie du journal et confisqué environ 5000 exemplaires d’une édition mentionnant le réquisitoire dressé à l’encontre du gouverneur Apkadio par une commission d’enquête. Des témoins présents au moment de la descente avaient affirmé que l’un des véhicules utilisés appartenait au gouvernement, mais les autorités avaient nié toute implication dans ce raid.

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Audrey Brière

Reporters sans frontières

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Conférence de Presse : Basile BOLI Président d’ERA

octobre 20, 2007

Centre d’Accueil de la Presse Étrangère
Maison de Radio France – 116, avenue du Président Kennedy – 75220 Paris cedex 16
Tél +33 1 56 40 15 15 – Fax +33 1 56 40 50 19 – www.capefrance.com

A l’initiative de l’Union des Journalistes Ivoiriens de France (UJIF)

“IMMIGRATION ET CODEVELOPPEMENT:
Aide au retour, piège ou opportunité?”

Conférence de presse de

 

Basile BOLI
Président d’ERA

Secrétaire national de l’UMP, en charge du Codéveloppement


“Après une carrière de footballeur de haut niveau, Basile BOLI s’est engagé dans un nouveau challenge – accompagner les jeunes africains à être les acteurs de la croissance économique dans leur pays d’origine – à travers son agence de développement ERA (Entreprendre et Réussir en Afrique). Il a été constaté que les transferts des migrants sont plus importants que l’aide publique au développement. Pire, les candidats à l’exil paient souvent aux “passeurs” des droits de passage parfois supérieurs à la somme proposée pour leur retour. D’ autre part, des frais doivent être déboursés de leur poche ou encore des emprunts contractés auprès de proches,pour payer leur aventure, hélas, trop souvent périlleuse. C’est d’ailleurs pourquoi , le ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement, M. Brice Hortefeux, avait souhaité que l’aide au retour des immigrés dans leur pays d’origine, soit revue à la hausse pour encourager les futurs candidats. Le Codéveloppement peut-il être l’une des solutions pour juguler les flux migratoires en France ? La mission d’ERA est-elle ou non compatible avec la politique gouvernementale actuelle ? Que propose ERA aux immigrés désirant retourner chez eux ?”

AU CAPE, LE MERCREDI 24 OCTOBRE 2007 A 11H00

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Contact UJIF: Clément YAO, Président
Port. 06 74 63 35 40
clementyaofr@yahoo.fr

Contact ERA :
Pierre DJEDJE TRE
01 41 43 25 81 / 06 65 18 10 59
d.pierre@era-ed.com

Contact CAPE : Michel André, Attaché de presse
Tél. : 01 56 40 50 25

michel.andre@capefrance.com


NIGERIA: Les producteurs locaux d’ARV réclament le soutien du gouvernement

octobre 20, 2007

LAGOS, 19 octobre 2007

- Les producteurs locaux de médicaments antirétroviraux (ARV) ont appelé le gouvernement à augmenter les droits de douane sur les médicaments contre le sida importés et à décourager les organisations humanitaires et les gouvernements étrangers de distribuer gratuitement ces médicaments, afin de pouvoir eux-mêmes continuer à en produire pour les Nigérians qui vivent avec le VIH.

« Le gouvernement devrait cesser d’accepter l’aide pharmaceutique de tous ces pays étrangers, ou bien il devrait faire en sorte que cette aide ne pénalise pas les producteurs locaux car, non seulement nous produisons des médicaments de qualité, mais nous contribuons également au développement et offrons des emplois rémunérateurs », a argumenté Abiola Adebayo, responsable des ventes et du service marketing de Fidson Health Care, l’une des 11 entreprises productrices d’ARV au Nigeria.

Selon Sam Ohuabunwa, président de l’Association des compagnies pharmaceutiques ouest-africaines, « en conjuguant la capacité de production des sociétés nigérianes à celle de quelques autres dans certains pays d’Afrique de l’Ouest, nous sommes déterminés à faire notre possible pour satisfaire les besoins en ARV dans la région, comme nous le faisons pour les autres médicaments ».

La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a organisé une rencontre régionale en avril dernier pour débattre de la viabilité de la production de médicaments anti-sida de qualité et abordables.

« L’expérience a révélé que les frais de traitement augmenteraient considérablement au cours des prochaines années si rien n’était fait pour réduire le prix élevé des ARV », a expliqué Mohamed Ibn Chambas, secrétaire exécutif de la CEDEAO, aux délégués.

« A l’échelle régionale, nous ne pouvons dépendre uniquement des efforts des compagnies pharmaceutiques pour résoudre ce problème », a-t-il estimé. « Des changements radicaux doivent être apportés à la stratégie du secteur public, pour que nous réussissions à obtenir les médicaments abordables que nous visons ».

M. Chambas a recommandé une approche axée sur un partenariat public-privé, selon lui la meilleure méthode pour dispenser des services plus rentables aux personnes qui vivent avec le VIH et pour créer de nouvelles opportunités d’affaires.

Bien que le gouvernement nigérian ait acheté cette année davantage d’ARV produits localement, d’après les compagnies pharmaceutiques, ces quantités ne suffisent toujours pas à justifier leur investissement dans la production de ces médicaments vitaux.

M. Adebayo a déploré les directives strictes établies par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en matière de production d’ARV, et auxquelles les sociétés locales doivent se conformer, en plus de devoir déposer leurs nouveaux médicaments auprès de l’Agence nationale nigériane d’administration et de contrôle des produits alimentaires et pharmaceutiques.

Il a souligné qu’un soutien plus marqué de la part du gouvernement permettrait en outre de réduire le coût élevé de ces médicaments.

Des objectifs non atteints

De nombreux Nigérians séropositifs ne sont toujours pas en mesure de se procurer des ARV via le programme de traitement gouvernemental, a également fait remarquer M. Adebayo, et les compagnies pharmaceutiques locales sont disposées à soutenir les efforts déployés par les autorités en vue de fournir des traitements et de freiner la propagation du virus.

« S’il est vrai que nous sommes intéressés par le profit, ce n’est pas notre motivation première », a affirmé M. Ohuabunwa. « Nous sommes déterminés à augmenter notre niveau de production, étant donné que beaucoup de gens ayant besoin d’ARV ne parviennent pas à s’en procurer ».

Le professeur Babatunde Oshotimehin, président du Comité national de lutte contre le sida (NACA), a accueilli favorablement la production locale d’ARV. Selon lui, pourtant, le Nigeria n’a pas les moyens de refuser les médicaments qu’on lui donne.

« Ils nous aident à satisfaire la demande croissante en médicaments des personnes qui vivent avec le VIH », a-t-il justifié.

De plus, il arrive aussi que les bailleurs de fonds internationaux insistent sur l’utilisation de médicaments de marque importés dans le cadre des programmes qu’ils financent.

Les compagnies pharmaceutiques produisent 20 types d’ARV différents, mais il leur est difficile de les vendre et, dans certains cas, elles ont été contraintes de donner les médicaments invendus avant qu’ils n’atteignent leur date de péremption.

« Si vous regardez le commerce des ARV, il repose essentiellement sur le patronage du gouvernement. Sans patronage gouvernemental, on ne peut pas survivre dans ce secteur », a expliqué à IRIN/PlusNews Naomi Sanni, une autre responsable chez Fidson.

A l’heure actuelle, le Nigeria est à la traîne en matière de traitement ARV, puisque seule une personne à traiter sur cinq environ parvient à se procurer les médicaments dont elle a besoin, selon une étude récente du programme nigérian de distribution d’ARV.

En effet, si dans le cadre du plan quinquennal nigérian, un million de personnes devraient avoir accès au traitement du VIH/SIDA d’ici à l’an 2009, en mars 2007, seuls 124 572 adultes et 5 279 enfants étaient effectivement sous ARV, sur les 555 000 personnes en attente de traitement.


AFRIQUE: Des efforts considérables à fournir pour retenir les patients sous ARV

octobre 20, 2007

NAIROBI, 19 octobre 2007

- Environ un tiers des patients enrôlés dans les programmes de distribution d’antirétroviraux (ARV) en Afrique subsaharienne sont « perdus de vue » dans les deux années qui suivent leur entrée dans le programme, a révélé une nouvelle étude.

D’après cette étude, menée par l’Ecole de santé publique de l’Université de Boston aux Etats-Unis et publiée dans l’édition d’octobre de la Public library of Science journal, l’absence de suivi des patients, qui manquent leurs consultations, ne viennent pas chercher leurs médicaments et finissent par décéder, est l’une des principales causes de la sortie de ces patients du système de soins.

« De meilleures procédures de traçage, une meilleure compréhension de cette ‘perte de vue’ et une initiation plus précoce à la [thérapie antirétrovirale] pour réduire la mortalité, sont nécessaires si l’on veut améliorer la rétention des patients », ont recommandé les auteurs de l’étude, après avoir passé en revue 32 publications portant sur 74 000 patients dans 13 pays d’Afrique subsaharienne.

Dans un programme en Ouganda, le taux de rétention des patients est tombé à 46 pour cent au bout de deux ans, alors qu’un programme de thérapie antirétrovirale au Malawi a réussi à retenir 86 pour cent de ses patients au cours de la même période.

Les auteurs de l’étude ont noté qu’un taux de rétention de 60 pour cent après deux ans était « une réussite extraordinaire » dans des pays aux ressources limitées, dans la mesure où l’observance des traitements pour des maladies chroniques s’établissait à peine à 50 pour cent dans les pays développés.

D’après James Kamau, coordinateur du Mouvement pour l’accès aux traitements au Kenya, les problèmes auxquels sont confrontés les programmes nationaux de distribution d’ARV vont des obstacles financiers à sociaux.

« L’investissement dans les systèmes de santé dans la plus grande partie de l’Afrique est insuffisant », a-t-il dit à IRIN/PlusNews. « Il faut davantage de travailleurs sociaux pour atteindre les gens, même ceux qui vivent dans les zones rurales ».

Il a souligné que de nombreuses personnes arrêtaient de prendre leurs médicaments parce que la pauvreté endémique et les pénuries alimentaires avaient pour conséquence de les empêcher de se procurer la quantité de nourriture nécessaire à la prise de leurs médicaments.

« L’éloignement des centres de santé, les coûts de transport, le manque de personnels médicaux qualifiés, l’irrégularité dans l’approvisionnement en médicaments, la faiblesse des systèmes d’évaluation, tous ces [facteurs] constituent des problèmes », a estimé M. Kamau. « Le coût est aussi une barrière : même si les ARV sont gratuits, les gens n’ont pas l’argent nécessaire pour traiter leurs infections opportunistes [liées au VIH/SIDA] ».

Il a ajouté que la stigmatisation à l’encontre des personnes vivant avec le VIH, y compris de la part des professionnels de la santé, décourageait également les patients d’adhérer à leur traitement et de rechercher un suivi médical.

De précédentes études avaient montré qu’une bonne observance des traitements ARV était possible dans des zones rurales pauvres en Afrique, à condition que les systèmes de santé adaptent leurs interventions pour prendre en compte les barrières économiques et sociales des populations.

L’étude de l’Université de Boston a suggéré de s’inspirer des programmes de thérapie antirétrovirale les plus réussis pour voir comment améliorer ceux qui étaient les moins performants.